EPISODE 109 - 6x04

Episode 109 - 6x04 : Le gardien

Auteur : Vane

Note sur l'épisode : Retour sur la trame de Rambaldi et de son frère développée par Vane. Cet épisode vous rappellera surement l'épisode 1x17 mais je n'en dis pas plus. Bonne Lecture. Fil2001.

 

Chapitre 1 : Opération récupération

Bangkok, Thaïlande, Ambassade allemande

C'est la nuit et pas un bruit ne se fait entendre dans l'ambassade. Les gardes sont à leur place, comme à leur habitude. Mais une équipe de quatre hommes parvient à entrer dans le bâtiment :
T : Base, ici l'équipe Thaï. Nous approchons de l'objectif. Nous venons d'ouvrir le coffre.
B : Bien équipe Thaï. Dépêchez-vous de récupérer les documents compromettants.
T : Reçu.
L'équipe poursuit donc jusqu'au bureau du secrétaire de l'Ambassadeur. Le bureau est plutôt mal rangé et dans les tiroirs, cela n'est pas mieux.
T : Base, les documents sont dispersés.
B : Ne prenez que ce dont on a besoin.
T : Un garde approche ! Pas le temps de faire le tri, on prend tout !
L'équipe part donc rapidement afin de ne pas se faire repérer.
B : Equipe Thaï, au rapport ! - Après quelques secondes d'attente -
T : Mission accomplie.
B : Beau travail. Rentrez bien.
Quelques jours plus tard, l'agent responsable de la mission se dirige vers un bureau. Il frappe à la porte. On l'autorise à entrer :
B : Monsieur, la mission est réussie. Voici les documents.
? : Bien, merci. Que cela reste entre nous. Me suis-je bien fait comprendre ?
B : Oui Directeur Kendall.
Kendall commence à inspecter les documents. Alors qu'il détruit des photos et des documents à priori compromettants, son regard se porte sur un étrange manuscrit. Il le parcourt et tombe sur le portrait d'un homme. Il décide immédiatement de passer un coup de fil :
K : Jeffrey ?
Je : M. Robert Kendall ! Quelle surprise !
K : Comment vas-tu ?
Je : Très bien, cela fait bien longtemps que je ne t'ai pas vu !
K : Je te félicite pour ta promotion en tant que directeur du DSR. L'élève a rattrapé le maître ! Dis moi, je suis tombé par hasard sur un manuscrit très intéressant lors d'une mission à Bangkok. Son propriétaire ne devait même pas connaître son importance. En effet, c'est un écrit de Rambaldi !
Je : Sans blague ! Un nouveau manuscrit ?
K : Oui, un nouveau. Je te le transmets demain car c'est au DSR d'étudier ces documents. Pourras-tu me tenir au courant de toutes les découvertes que tu feras ?
Je : Aucun problème, je dois bien ça à mon mentor !
K : S'il te plait, essaie d'y aller doucement avec la personne que tu vas devoir interroger.
Je : De qui parles-tu ?
K : Tu le découvriras bien assez tôt. Je t'apporte le manuscrit demain. Au revoir.
Kendall raccroche le téléphone.

Chapitre 2 : Le fantôme

Maison Vaughn, L.A., dans la nuit, 24 heures plus tard

Un enfant se retrouve seul au parc. C'est un garçon d'environ huit ans qui attend assis sur une balançoire. Mais un homme pose sa main sur l'épaule de l'enfant. Entre le pouce et l'index, un symbole est tatoué : <O>. Cependant, l'enfant ne perçoit pas son visage. C'est alors que l'homme lui dit : " Je t'aime ".
Vaughn se réveille en sursaut, la respiration rapide et son cœur bat à toute vitesse. Il regarde à côté de lui dans le lit. Sydney dort paisiblement. N'arrivant pas à se rendormir, Vaughn se lève et va dans la salle de bain. Il se met de l'eau sur son visage, il tombe de fatigue. Il déambule le long du corridor. Au passage, il s'arrête devant la chambre d'Isabelle puis celle de Jack. Eux aussi dorment tels des anges. Puis Il se dirige vers le salon.
Quelques instants plus tard, Sydney se réveille dans un lit vide. Elle regarde l'heure : il est trois heures. Elle se lève dans l'espoir de trouver Vaughn dans la maison. Mais il n'est pas là. Elle regarde alors à travers la baie vitrée de la véranda et l'aperçoit sur la plage, en train de courir. Elle sait qu'il vaut mieux le laisser seul dans ce genre de moment. Elle lui parlera demain. Elle repart donc se coucher en passant devant la chambre d'Isabelle et de Jack.
Le lendemain matin, Vaughn boit son café en lisant le journal. Sydney arrive avec Isabelle :
I : Bonjour Papa.
V : Bonjour mon ange - Il pose le journal et embrasse sa fille -
I : C'est toi qui m'emmène à l'école ?
V : Si tu veux. En attendant, va t'habiller. Tu es une grande fille maintenant, n'est-ce pas ?
I : En effet ! - Vaughn sourit et Isabelle s'en va -
V : Jack dort ?
Syd : Oui. Tu vas bien ? - Ils s'embrassent -
V : Oui.
Malgré la réponse de Vaughn, Sydney remarque tout de suite les traits de fatigue sur le visage de son mari :
Syd : (En le regardant avec insistance) Tu en es sûr ?
Vaughn se tient l'arête du nez, signe de sa préoccupation.
Syd : C'est ton père ? C'est aujourd'hui.
V : Le jour de sa mort me hantera jusqu'à la fin de ma vie.
Syd : Vaughn, tu ne penses pas que tu devrais le laisser partir ? Tu devrais songer à faire définitivement ton deuil.
V : J'ai essayé mais rien n'y fait.
Syd : Je pense qu'inconsciemment, tu refuses de le perdre.
V : Je ne peux pas le laisser partir.
Syd : Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ?
V : Et bien peut-être que je ne veux pas.
Syd : Vaughn, comment veux-tu…
V : (En s'emportant) Et si ta mère était vraiment morte quand tu étais enfant ? Et si elle n'avait été qu'une femme et une mère aimante au lieu d'une meurtrière ? Crois-tu que tu l'aurais laissé partir aussi facilement de ton cœur ?
Syd : On ne parle pas de moi mais de toi…
Sydney s'arrête de parler car Vaughn ne l'écoute plus. Il a le visage figé et le regard fixé sur la véranda.
Syd : Qu'y a-t-il ?
V : Va chercher Isabelle et Jack.
Sydney se retourne et voit sur quoi Vaughn a focalisé son regard : des hommes armés tentent discrètement d'approcher la maison. Vaughn se cache à côté de l'entrée de la véranda tandis que Syd revient avec Isabelle et Jack. Un des hommes entre. Vaughn parvient à la désarmer quand un autre arrive par derrière et lui donne un coup sur la tête. Vaughn, sonné, tombe à terre. Sydney va pour protester quand les hommes la mettent en joue :
H : Madame, nous sommes ici pour appréhender Michael Vaughn.
Syd : Mais pour quel motif ?
L'homme ne lui répond pas et menotte Vaughn.
Syd : De quelle autorité dépendez-vous ?
H : La DSR madame.
Les hommes remettent Vaughn debout. Ils l'emmènent.
Syd : Je te sortirai de là Vaughn !

Chapitre 3 : Mise au point

Centre des opérations CIA, L.A.

Sydney se dirige vers le bureau de Dixon afin de mettre au clair la situation. John est présent :
Syd : Dixon, je suis désolée d'entrer comme ça dans ton bureau mais j'ai besoin de toi et c'est très urgent.
Jo : Je vais vous laisser.
Syd : Non, reste, tu auras peut-être des solutions.
D : Mais que se passe-t-il ? Où est Vaughn ?
Syd : Justement, il a été arrêté par la DSR.
D : Pour quel motif ?
Syd : Je ne sais pas, ils n'ont pas voulu me le dire. Les agents qui sont venus le chercher ont fait preuve d'une telle violence envers lui !
Jo : Cela ne peut être lié qu'à Rambaldi.
Syd : Qui a repris la DSR après Kendall ?
D : Un de ses proches : Jeffrey Blank. J'ai travaillé avec lui et je reconnais bien ses méthodes d'après ce que tu nous racontes.
Syd : Tu crois que tu vas pouvoir faire quelque chose ?
D : Il est réputé pour être inflexible.
Jo : J'ai encore des contacts dans le milieu. Je vais essayer d'obtenir des infos.
Syd : Merci.

Chapitre 4 : Rencontre

Salle d'interrogatoire, DSR

Vaughn est assis dans une salle d'interrogatoire. Il ne sait toujours pas pourquoi il est là. Il sait juste que c'est la DSR qui l'a arrêté. Un agent entre :
V : Pourquoi suis-je ici ?
Ag : C'est moi qui pose les questions.
V : Mais enfin c'est ridicule !
Ag : Depuis quand servez-vous Milo Rambaldi ?
V : Non mais attendez. Rambaldi a pourri ma vie et celle de ma famille. Nous tentons désespérément de reprendre une vie normale. Alors laissez-nous tranquille ! - Un homme entre -
? : Bien tenté M. Vaughn.
V : Vous êtes ?
Je : Jeffrey Blank, responsable de la DSR.
V : Enfin ! Est-ce qu'on va pouvoir me dire ce que je fais là ?
Je : M. Vaughn, il y a au moins une chose que vous devez savoir sur moi.
V : Quoi donc ?
Je : J'obtiens toujours ce que je veux.
V : Vous en avez de la chance ! Moi c'est d'une vie normale dont j'ai envie.
Je : Qui est " le gardien " ?
V : Le gardien de quoi ?
Je : Je suis prêt à tout pour obtenir ce dont j'ai besoin.
V : Mais qu'est-ce que vous voulez ?
Je : Qui est " le gardien " ?

Chapitre 5 : La source inattendue

Locaux projet Trou noir

Il est dix heures et Margaret se dirige vers la salle de détente pour prendre une boisson. L'ascenseur s'ouvre. John est à l'intérieur, un gobelet à la main :
Jo : Thé avec un nuage de lait, sans sucre ?
Ma : En effet M. Bristow. Vous avez une bonne mémoire - John lui donne le gobelet - Merci.
Jo : Je vous en prie Margaret. Comment se porte ma secrétaire préférée ?
Ma : Bien Monsieur. Vous nous manquez beaucoup.
Jo : Vous aussi. Margaret, j'ai un service à vous demander.
Ma : Je vous écoute.
Jo : Je sais que vous êtes amie avec la secrétaire de M. Blank.
Ma : En effet - John enclenche l'arrêt d'urgence de l'ascenseur -
Jo : La DSR détient actuellement le mari de ma nièce.
Ma : M. Vaughn.
Jo : Exact. Vous êtes déjà au courant ?
Ma : Vous douteriez de ma capacité à obtenir des informations ?
Jo : Oh que non ! Qu'avez-vous appris ?
Ma : Ce que je sais, c'est que M. Blank n'est pas un tendre et que ses méthodes sont peu orthodoxes. Il a donné des directives à ses agents.
Jo : Que voulez-vous dire ?
Ma : Les agents doivent mettre tout en œuvre afin d'obtenir des informations.
Jo : Je vois. Des informations à propos de quoi ?
Ma : Un manuscrit de Rambaldi. Il paraît qu'un portrait y est dessiné et qu'il ressemble étrangement à M. Vaughn.
Jo : Autre chose ?
Ma : Oui. Il y aurait un ADN associé au dessin.
Jo : Bien - Il débloque l'ascenseur - Nos petites conversations me manquent…
Ma : Je sais M. Bristow.
Jo : A présent, je vous suis redevable. Merci encore ma chère Margaret.

Chapitre 6 : Comment innocenter Vaughn ?

Centre des opérations CIA, L.A.

Sydney, Dixon, Marshall, Will et John sont en salle de réunion. John leur a fait un résumé des informations qu'il a recueillies :
W : Tout ça à cause d'un manuscrit de Rambaldi ?
Syd : Il est arrivé une situation similaire lorsque j'étais agent double au SD6.
D : Que s'est-il passé ?
Syd : La prophétie de la page 47 de Rambaldi. Mon portrait, mon ADN et même la taille de mon cœur y était retranscrit. La DSR me faisait passer un interminable interrogatoire que Kendall menait. J'allais être transférée dans un pénitentiaire lorsque Vaughn, mon père et Weiss m'ont libéré afin que je ne grille pas ma couverture au SD6 et que je prouve mon innocence.
W : Libérée ?
Syd : En fait, ils m'ont enlevé.
W : Et comment t'es-tu innocentée ?
Syd : Vaughn avait trouvé une faille dans le texte.
Jo : Nous devons trouver le point faible de ce manuscrit.
Syd : Ou bien nous le faisons disparaître.
Jo : Non, ça ne ferait que compliquer les choses. Tu serais immédiatement suspectée.
D : Il nous suffit d'avoir une copie du manuscrit.
W : Mais comment y accéder ?
Jo : Il est malheureusement sous bonne garde. Blank a des tendances paranoïaques.
D : En qualité de Directeur et avec mon niveau de sécurité, je pense pouvoir consulter le manuscrit.

Chapitre 7 : Le portrait

Salle d'interrogatoire DSR,

Un médecin sort de la salle. Il vient de faire une prise de sang à Vaughn. De son côté, ce dernier est toujours aussi perdu. Blank entre :
Je : Alors M. Vaughn, vous ne voulez toujours rien me dire ?
V : Si. Apparemment, il est question de Rambaldi. Cela veut dire que vous avez un écrit qui me concerne peut-être. Je veux le voir - Blank ne dit rien - Maintenant !
Je : Très bien. Tenez.
Blank met donc sur la table les documents. Vaughn est de plus en plus troublé. Le portrait est ressemblant mais… Il ne sait pas, il a comme un pressentiment.
V : Je commence à connaître la perversité de Rambaldi. Si vous m'avez fait une prise de sang, c'est qu'un ADN va de paire avec ce portrait.
B : Vous êtes plus malin que je le pensais.
V : Je sais. Me sous-estimer est votre deuxième erreur.
Je : Et quelle est la première ?
V : Vous croire plus malin que tout le monde.
Je : Vous me plaisez ! Votre franc parler me diverti. Mais cela ne changera pas votre situation.
V : Mais de quoi parlez-vous ?
Je : Si vous n'êtes pas " le gardien ", vous devez le connaître.
V : Mais c'est un cauchemar !
Je : Et il ne fait que commencer M. Vaughn.
Jeffrey sort de la salle et va dans le bureau voisin. Quelqu'un l'y attend :
K : Jeffrey !
Je : Robert.
K : Alors, que t'a dit Michael Vaughn à propos du " gardien " ?
Je : Rien. Mais ne t'inquiète pas. Je m'en occupe personnellement.
K : Ce n'est pas ça qui m'inquiète.
Je : Quoi alors ?
K : Sydney Bristow, sa femme. Elle ne va pas tarder à intervenir. Je lui avais fait passer le même interrogatoire il y a quelques années. Tu sais, la fameuse page 47.
Je : Je vois.

Chapitre 8 : Consultation du manuscrit

Locaux DSR, L.A.

Dixon approche de la pièce où est entreposé le manuscrit. Un garde est devant la porte :
G : Votre identité Monsieur ?
D : Marcus Dixon, Directeur du centre des opérations de la CIA à Los Angeles - Le garde vérifie la liste des visiteurs pour le manuscrit -
G : Bien Monsieur. Je dois vous fouiller.
D : C'est le protocole. Faites donc.
Le garde le fouille. Il trouve un téléphone portable et un étui à lunettes.
G : Je dois garder ces objets.
D : Pour le téléphone je comprends mais à mon âge, les lunettes sont indispensables.
G : Bon, d'accord. Mais je garde aussi votre mallette.
D : C'est entendu.
Dixon entre donc. Il s'assied. On lui apporte le manuscrit. Il met ses lunettes et ouvre le livre. Il est particulièrement intrigué par le portrait. Il est vrai qu'il ressemble à Vaughn. Il passe consciencieusement quelques minutes à regarder chaque page du manuscrit. Une fois la consultation du document terminée, il range ses lunettes et sort. Il se rend ensuite immédiatement au centre des opérations où toute l'équipe l'attend. Il donne ses lunettes à Marshall :
M : Ces lunettes sont ma dernière petite merveille ! Elles scannent tout ce qu'elles voient car si j'y avais intégré une caméra, ils auraient pu la détecter - Il les connecte à son PC - Ca va prendre un petit peu de temps pour télécharger les données.
Syd : Ainsi nous aurons une copie du manuscrit. Maintenant, il va falloir trouver la faille - Le téléphone de Will sonne -
W : Excusez-moi - Il s'éloigne et décroche - Allô ?
Da : M. Tippin, c'est Daniel Miles (cf. épisode 6x02 - chapitre 14). Je n'ai pas réussit à joindre Michael.
W : Il est actuellement… Indisponible. Mais que se passe-t-il ?
Da : Ils sont après moi !
W : Mais qui ?
Da : L'Ordre Magnifique de Rambaldi. Ils vont finir par me tuer.
W : Calmez-vous Daniel. Je ne comprends rien à ce que vous me dites.
Da : Vous devez absolument prévenir Michael, c'est primordial ! Mais surtout cachez bien le manuscrit de Giuseppe. C'est ce qu'ils veulent.
W : Il est en sécurité. Mais où êtes-vous ?
Da : Je me suis réfugié au Vatican mais rien ne les arrête.
W : Bon, vous allez essayer de rejoindre… - Le portable de Daniel tombe - Daniel ? Vous êtes là ?
Da : Non ! Pitié ! Non !
W : Daniel ! - La ligne est coupée -

Chapitre 9 : L'innocence de Vaughn

Salle d'interrogatoire DSR,

Après plusieurs heures d'interrogatoire, Vaughn est exténué. La fatigue est plus que visible sur son visage. Mais les agents de la DSR ne relâchent pas la pression, bien au contraire :
Ag : Reprenons M. Vaughn. Qui est " le gardien " ?
V : Je vous dis que je n'en sais rien. Je ne sais rien de cette affaire.
Ag : Personne n'est innocent M. Vaughn. Qui est " le nouveau prophète " ?
V : Tiens, cela a changé ! Je croyais que c'était " le gardien " que vous cherchiez ?
Ag : Passons à la vitesse supérieure.
Un deuxième agent entre avec un plateau entre les mains sur lequel se trouve une seringue et une fiole. Il passe derrière Vaughn et l'agrippe d'une telle façon que ce dernier ne puisse pas bouger. Le premier agent prend le bras gauche de Vaughn et lui injecte la substance contenue dans la fiole. Le deuxième agent le libère puis s'en va.
Ag : Cela ne devrait pas mettre longtemps avant d'avoir les informations que nous voulons.
Vaughn est impuissant face à cette situation. C'est alors qu'un autre agent entre. Les deux agents se concertent. L'un s'en va tandis que l'autre revient vers Vaughn :
Ag : Nous savons que vous n'êtes pas " le gardien ". Mais vous devez forcément le connaître puisqu'il a des similarités avec votre ADN.
Vaughn ne sait que penser de cette révélation.

Chapitre 10 : Pourquoi Vaughn n'est pas libre ?

Centre des opérations CIA, L.A.

Marshall arrive en salle de réunion où tous l'y attendait :
D : Alors Marshall ?
M : Et bien le langage utilisé m'est inconnu.
Syd : Vous n'avez rien ?
M : Je n'ai pas dit ça ! Le dessin est associé à un ADN.
Syd : Oui, comme la page 47…
Jo : A mon avis, ils ont déjà du faire la comparaison avec celui de Vaughn.
M : C'est ce qu'on va voir. J'ai trouvé un moyen d'entrer dans le serveur de la DSR. Il suffit de chercher un petit peu… et voilà ! - Tout le monde regarde attentivement les écrans -
W : Ce n'est pas l'ADN de Vaughn !
M : C'est exact mais il y a des similarités. Ce qui veut dire que cela correspond à quelqu'un de sa famille.
Jo : Etrange.
Syd : Mais si ce n'est pas lui, pourquoi ne l'ont-ils pas relâché ?
D : Tu sais, Blank est prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut.
Syd : Je dois absolument le sortir de là.
D : Ecoute, je vais aller voir Kendall pour qu'il fasse pression sur la DSR.
Jo : Sydney, tu as dit que c'était Kendall qui avait mené ton interrogatoire à propos de la page 47 ?
Syd : Oui, pourquoi ?
D : Vous pensez que Kendall est mêlé à ça ?
Syd : On va vite le savoir.
Sydney sort de la salle de réunion précipitamment.

Chapitre 11 : Révélations du manuscrit

Salle d'interrogatoire DSR

Blank entre dans la salle :
Je : Vous avez l'air épuisé M. Vaughn…
V : Je n'avais pas remarqué !
Je : J'admire votre sens de l'humour, surtout dans votre situation. Mais je dois l'admettre, vous êtes bien entraîné puisque vous n'avez rien révélé. Enfin… Pour l'instant.
V : Je suis fatigué de ces petits jeux. Je veux voir ce que vous avez traduit du manuscrit.
Je : Tiens dont ! C'est tout ? Et pourquoi je ferai ça ?
V : Parce que vous me gardez ici alors que vous n'avez aucune preuve !
Je : Un point pour vous - Il fait signe à un agent qui est dans la pièce - Vous savez, si je fais ça, ce n'est pas par plaisir mais par patriotisme.
V : C'est tellement facile de dire ça ! Vous me dégoutez de savoir que nous servons tous les deux notre pays. Quand je vois ce que vous faites…
Je : Même si vous ne voulez pas y prêter attention, j'ai appris à croire les écrits de Rambaldi.
V : Mon Dieu, j'ai trouvé un autre clone de Sloane ! - L'agent revient avec des documents qu'il remet à Blank -
Je : Voilà, ce que vous avez demandé - Ils les donnent à Vaughn -
V : " Le gardien abandonnera femme et enfant pour protéger le nouveau prophète ".
Vaughn est bouleversé. Si ce n'est pas lui le gardien, qui est-ce ? Se pourrait-il que … ? Non, Vaughn ne peut pas y croire. Serait-ce son père le gardien ? Mais alors il serait peut-être vivant !
Je : M. Vaughn, vous êtes avec nous ?
V : (Un peu perdu) Oui…
Je : Bien. Alors qui est " le gardien " ? Et " le nouveau prophète " ?
V : Désolé mais la réponse ne m'est pas apparue par l'opération du Saint Esprit !
L'agent qui était à côté, lui donne un coup de coude au visage. Du sang suinte de son arcade sourcilière.
Je : Dans ce cas…
Un autre agent entre dans la pièce avec de nouveau un plateau entre les mains.

Chapitre 12 : Les excuses de Kendall

Bureau de Kendall, L.A.

Sydney entre en trombe dans le bureau :
K : Bonjour agent Bristow.
Syd : Vous devez faire libérer Vaughn !
K : Sydney calmez-vous. Je vous dois des explications et des excuses car je suis un peu fautif dans l'histoire. Il y a quelques jours, une de mes équipes est tombée par hasard sur un nouveau manuscrit de Rambaldi. J'ai donc tout naturellement donné ce document à la DSR puisque ce sont eux qui analysent les documents du prophète. A aucun moment je ne pensais que Jeffrey enlèverait Vaughn de cette façon.
Syd : Cela aurait pu vous effleurer l'esprit avec les évènements liés à mon portrait de la page 47 !
K : Si, cela m'a effleuré l'esprit, mais je pensais qu'après votre aventure, ils auraient été plus délicats. Veuillez m'excuser.
Syd : Excuses acceptées. Mais maintenant que l'on sait que l'ADN sur le manuscrit n'est pas celui de Vaughn, la DSR n'a pas le droit de le garder ! Vous devez m'aider à faire relâcher mon mari.
Kendall attrape son téléphone :
K : Passez-moi Blank de la DSR… Ici Kendall. Relâche l'agent Vaughn… Immédiatement, c'est clair ? - Il raccroche - L'agent Vaughn sera chez lui dans deux heures.
Syd : Merci.
Sydney s'en va, un peu déçue du comportement de Kendall mais tellement heureuse d'avoir fait libérer Vaughn. Sans perdre une minute, elle se dirige chez elle afin d'accueillir Vaughn.

Chapitre 13 : Nouveau partenariat à l'horizon

Clinique Privée Ste Catherine

John est au chevet de son fils Matthew quand Sloane arrive :
Jo : Qu'est-ce que tu veux ?
S : Je sais que tu ne m'as jamais apprécié.
Jo : Le fait que tu aies tiré sur Jack n'arrange pas les choses.
S : Cependant, nous voulons par-dessus tout, la même chose : avoir des enfants en bonne santé.
Jo : Ouais… En bonne santé.
S : Je sais que ton fils souffre d'un mal incurable. Je sais ce que tu ressens. C'est ce qui était arrivé à Nadia.
Jo : Cela ne t'a pas empêché de la tuer elle aussi !
S : C'était un accident ! J'aimais ma fille plus que tout !
Jo : Plus que Rambaldi ? - Silence -
S : Je te propose un partenariat : tu m'aides à retrouver Jacquelyn et je te donnerai " l'antidote ".
Jo : On m'a fait une meilleure offre.
S : Quelle offre peut être meilleure que la mienne ?
Jo : L'Horizon.
S : Qui ? - Réfléchissant à voix haute - Afin de sauver mon enfant, je serai prêt à tout. Pactiser avec le diable s'il le fallait… - Il réfléchit quelques secondes puis réalise - Derevko ! Mais il ne reste plus que…
Jo : Katya.
S : Si tu savais comment nous nous ressemblons. Sauf que moi, je veux juste retrouver ma fille. Je ne pense pas que les allégeances de Katya soient aussi simples que ça. L'immortalité est un cadeau empoisonné quand on aime quelqu'un. Fais-moi confiance, je parle en connaissance de cause. Réfléchit bien John. Regarde bien ton fils et demande-toi si l'immortalité lui ferait tant plaisir. Réfléchit bien.
Sloane s'en va laissant John dans ses pensées.

Chapitre 14 : Le retour de Vaughn

Maison Vaughn, L.A., dans la nuit

Sydney est chez elle, attendant avec impatience le retour de Vaughn. Elle est assise sur le canapé entrain de lire un magazine quand elle entend une voiture s'arrêter devant la maison. Elle se précipite à la fenêtre et aperçoit Vaughn descendant du véhicule. Il a réellement l'air fatigué. Elle scrute sa démarche pour voir s'il n'y a pas un problème et remarque tout de suite qu'il a un pansement sur l'arcade sourcilière gauche. Il ne manquerait plus que ça : qu'ils aient maltraité Vaughn ! A peine passe-t-il la porte que Sydney se jette dans ses bras. Elle l'embrasse :
Syd : Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
V : (Avec un léger sourire) Je vais bien.
Syd : Ne me mens pas.
V : Syd, je t'en prie.
Syd : Tu as l'air épuisé.
V : Mais je le suis. Je vais aller prendre une douche puis me coucher directement.
Syd : D'accord.
V : Où sont Isabelle et Jack ?
Syd : J'ai préféré laisser Isabelle chez une de ses copines. Ne sachant pas dans quel état tu allais revenir, je n'ai pas voulu ajouter au traumatisme de ce matin. Quant à Jack, ta mère s'en occupe.
V : Tu as bien fait - Silence -
Syd : Il faudra qu'on en parle.
V : Oui, mais pas maintenant.
Syd : Tu as raison, prends ton temps. Tu veux de la compagnie sous la douche ?
V : Non, ça va être rapide. Ne t'inquiète pas, ça va.
Syd : Très bien.
Pendant que Vaughn prend sa douche, Sydney en profite pour se changer. Elle s'allonge dans le lit alors que Vaughn sort de la salle de bain. Il se met à côté d'elle. Comme à son habitude, elle se blottit contre lui. Mais Sydney sent que quelque chose ne va pas :
Syd : Est-ce qu'ils t'ont maltraité ?
V : Pour reprendre des forces il faut qu'on dorme. Demain est un autre jour.
Cette diversion ne convient pas à Sydney. Elle veut en avoir le cœur net :
Syd : Tu m'as tellement manqué. Prends-moi dans tes bras.
V : D'accord.
Vaughn passe son bras autour de Sydney ce qui fait qu'elle remarque immédiatement les traces de piqures.
Syd : Oh mon Dieu, Vaughn !
V : Ce n'est rien.
Syd : Excuse-moi ! Mais regarde-toi. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Je veux la vérité.
V : Ne t'inquiète pas, c'est fini. Je vais bien.
Syd : Mais Vaughn !
V : Syd, calme-toi.
Syd : Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
V : Parce que je ne voulais pas réveiller la tigresse qui est en toi - Ils sourient - Ce n'est pas grand chose. Je ne voulais pas t'inquiéter pour si peu.
Syd : J'ai horreur quand tu me caches des choses.
V : On verra ça demain, d'accord ?
Syd : Ok, mais je ne te garantie pas de garder mon calme quand je rencontrerai ce Blank.
V : Ce n'est pas moi qui te retiendrai.
Ils sourient puis finissent par s'endormir dans les bras l'un de l'autre.

Chapitre 15 : Aveux

Monastère dans les hauteurs de Sienne, Italie

Daniel a été enlevé. La scène est digne d'un inquisitoire. Ses pieds et ses mains sont placés dans des étaux. Cela fait maintenant plusieurs heures que cela dure. C'est le Maître de l'Ordre Magnifique de Rambaldi en personne qui mène l'interrogatoire. D'apparence, il semble avoir une soixantaine d'années :
Ma : Alors Daniel… Combien de temps allez-vous encore résister ? … Cela ne me plait pas de vous torturer.
Da : Sans rire ?
Ma : Dites-moi où se trouve le manuscrit de Giuseppe ? Où l'avez-vous caché ? - Un moine resserre l'étau -
Da : Ah ! Arrêtez, je vous en prie !
Ma : Cela ne dépend que de vous Daniel - Il serre un autre étau -
Da : Non ! Pitié !... - Le maître fait cesser la torture - Merci.
Ma : Alors ? - Silence - Vous savez, nous avons tous un point de rupture - Silence - Bien, reprenons.
Da : Non ! Je vais vous dire tout ce que vous voulez savoir.
Ma : Très bien. Qui détient le manuscrit de Giuseppe Rambaldi ?
Da : Vaughn… Michael Vaughn - Le maître semble bouleversé -
Ma : Oh non - Le maître se dirige vers la sortie, un peu perdu - (à un garde) Eliminez-le.
Le maître sort. Un coup de feu se fait entendre. Il se dirige vers son bureau. Quelqu'un l'y attend :
? : Tu as obtenu l'information ?
Ma : Oui.
? : Et alors ?
Ma : C'était inévitable… j'aurai du m'en douter Katya.
Ka : Qui a le manuscrit ?
Ma : Mon fils.

Chapitre 16 : La conscience de Vaughn

Maison Vaughn, L.A., le lendemain matin

Sydney se réveille. Vaughn dort encore. Elle l'a sentit dans la nuit qui tournait dans le lit. Il ne semblait pas trouver le sommeil malgré la fatigue accumulée la veille. Elle le regarde à présent dormir. Il a l'air tellement serein quand il dort. Etant donné qu'il est encore tôt, Sydney le laisse encore dormir. Il en a tellement besoin. Elle se lève et se dirige vers la cuisine afin de préparer le petit déjeuné. Elle se remet à penser la veille au soir. Quand Vaughn est revenu, il semblait comme anesthésié. En temps normal, il ne se serait pas laissé faire par les hommes de la DSR. Certes, il y avait une bonne dose d'épuisement et de douleur physique mais il y avait autre chose. Elle sait que Vaughn lui cache quelque chose. Pourquoi est-ce si difficile de connaître ses sentiments ! C'est alors qu'elle entend Vaughn. Elle retourne dans la chambre mais il dort toujours. Il fait simplement un cauchemar. Vaughn est très agité et en nage :
V : Papa, non ! Je t'en prie… Pourquoi ? … Non, ne pars pas !
Syd : (Doucement, à l'oreille de Vaughn) Michael, mon amour, ce n'est qu'un mauvais rêve.
Sydney lui caresse lentement et répétitivement le visage dans le but de l'apaiser :
V : Papa, non !
Syd : Michael, réveille-toi. C'est fini.
Vaughn se réveille en sursaut, essoufflé et perdu. Sydney prend alors le visage de son mari dans ses mains pour l'obliger à la regarder :
Syd : Ce n'était qu'un cauchemar Michael. C'est fini.
Sa respiration redevient normale et son visage se relâche. A force de le fixer, Sydney arrive à capter son regard. Il reprend ses esprits et lui sourit gentiment :
V : Je suis désolé.
Syd : Vaughn, je t'ai rarement, pour ne pas dire jamais, vu dans un tel état. Qu'est-ce qui te perturbe ?
V : Je…
Syd : Je sais que c'est dur pour toi de parler mais si tu veux qu'on avance, tu dois te laisser aller.
V : D'accord… Hier, Blank m'a montré la traduction partielle d'un manuscrit qui parle " du gardien ". Il y avait un portrait…
Syd : La DSR pensait que c'était toi ? - Vaughn la regarde ne comprenant pas comment elle est au courant - On a réussit à obtenir une copie du manuscrit à l'insu de la DSR. C'est grâce au code ADN qui ne correspondait pas au tien que je t'ai fait libérer. Mais le langage est apparemment très ancien et Marshall n'a rien pu décoder d'autre.
V : Il y est dit que " le gardien abandonnera femme et enfant afin de protéger le nouveau prophète ".
Syd : Qu'est-ce que cela veut dire ?
V : Deux scénarios possibles : soit mon père est en vie… soit il y a eu une erreur dans les analyses et c'est bien mon ADN qui est sur le manuscrit. Ce qui veut dire que " le gardien "… Ce serait moi.
Syd : Il y a encore quelques années, on t'avait fait croire qu'il était vivant. Tu en avais conclu que ce n'était pas possible.
V : Je sais bien…
Syd : Quant à ta deuxième idée, tu es incapable de nous abandonner.
V : Evidemment. Qu'est-ce que je serai sans les enfants et toi ? Jamais je ne vous laisserai… Volontairement. Syd, je ne sais plus où j'en suis.
Syd : Tu sais, nous avons contrecarré un bon nombre de prophéties de Rambaldi. Et puis elles ne se sont pas toujours réalisées. Tu angoisses pour rien.
V : Tu as raison.
Syd : Je sais - Ils se sourient -
V : Alors c'est toi qui m'as fait libérer ? Comment tu t'y es prise ?
Syd : J'ai fait pression sur Kendall.
V : Qui peut te résister ?
Syd : Personne. Même pas toi !
V : Ah oui ?
Syd : Tout à fait - Ils s'embrassent mais Vaughn se détache prématurément - Qu'y a-t-il ?
V : Je ne veux pas te faire de peine mais ça sent le brûlé.
Syd : Oh, non ! Les œufs ! - Sydney part en courant -
Le portable de Vaughn sonne. Il répond :
V : Vaughn !
W : Salut Michael. Tu es bien rentré ?
V : Oui Will. Ca va. Quoi de neuf ?
W : Durant ton absence, Daniel m'a contacté. Il était angoissé. Il était certain que l'Ordre Magnifique de Rambaldi allait le tuer. Depuis, plus de nouvelles. J'ai peur qu'il ne lui soit arrivé quelque chose.
V : Ecoute, tu vas être très prudent, on ne sait jamais. On se verra plus tard à ce sujet.
W : Ok. Toi aussi fait attention - Vaughn raccroche, Sydney revient -
Syd : Bon, et bien ça tombe bien que le petit déjeuné soit brûlé car on nous attend au centre des opérations. On a une nouvelle mission.

Chapitre 17 : Nouvelle mission

Centre des opérations CIA, L.A.

Tout le monde est en salle de réunion :
D : Une mission prioritaire vient d'arriver : un ordinateur portable permettant de commander à distance les satellites du gouvernement américain a été volé. Durant son transfert à Washington, l'avion qui le transportait a été détourné. L'officier responsable de l'ordinateur, plutôt que de le laisser aux terroristes, a préféré se jeter dans le vide avec, se sacrifiant donc par la même occasion. L'avion s'est crashé tout de suite après.
Jo : Nous avons une localisation pour l'ordinateur ?
D : Les Rocheuses canadiennes. Le PC est équipé d'un signal GPS.
Syd : On peut en savoir plus sur cet ordinateur ?
D : Marshall ?
M : Oui Monsieur. Grâce à ce PC portable, on peut armer les satellites et les programmer en mode autodéfense.
D : Si un satellite venait à attaquer une ville telle que Seattle, cette dernière pourrait être entièrement rayée de la carte.
V : En quoi cette mission nous concerne ?
D : Les terroristes ayant participés au détournement font partie de Storm. Le satellite nous a confirmé qu'il n'y avait pas de survivant du crash. Storm va donc renvoyer une équipe sur place afin de récupérer l'ordinateur.
W : Et à quelle altitude se trouve-t-il ?
D : Proche du sommet, à environ deux mille mètres. Le téléphérique étant cloué au sol pour cause de mauvaises conditions météo, vous allez devoir monter jusqu'au sommet.
W : Monter ?
D : Vous partez tous les quatre sur place. Vaughn et Sydney, vous êtes nos meilleurs alpinistes donc vous irez au sommet. John et Will, vous établirez le camp de base là où l'hélico vous déposera. Ce dernier essaiera de vous monter le plus haut possible en fonction des conditions météo. Des questions ? Départ d'ici deux heures.
Tout le monde sort de la salle de réunion quand le portable de Vaughn sonne :
V : Vaughn !
? : Bonjour M. Vaughn. Je suis le docteur Harris de l'hôpital Saint Joseph. Je vous appelle à propos d'Amélie Vaughn.
V : Il est arrivé quelque chose à ma mère ?
Dr : En effet. Elle a eu un malaise.
V : J'arrive tout de suite - Il raccroche -
Syd : Que se passe-t-il ?
V : Ma mère est à l'hôpital. Elle a eu un malaise. J'y vais avant qu'on parte. Je dois savoir comment elle va.
Syd : Je viens avec toi.

Hôpital St Joseph

Sydney et Vaughn entrent dans l'hôpital quand le portable de Sydney sonne :
Syd : Allô ?... Oui, bonjour Claire. Ca ne vous dérange pas de garder Isabelle et Jack ?
V : Je monte. Rejoins-moi quand tu as fini.
Syd : D'accord.
Vaughn monte au deuxième étage. Il aperçoit un docteur :
V : Docteur ?
Dr : Oui.
V : Je suis Michael Vaughn.
Dr : Ah oui. C'est moi qui vous ai appelé. Votre mère a été admise ce matin. Elle a fait un malaise en ville.
V : C'est grave ?
Dr : Non, c'est juste un peu de fatigue. Elle est peut-être un peu trop " active ". Un peu de repos et elle sera vite sur pied. Ne vous inquiétez pas.
V : Je peux la voir ?
Dr : Elle dort actuellement mais vous pouvez lui rendre visite. Sa chambre est la troisième porte à gauche.
V : Merci.
Vaughn se dirige vers la chambre de sa mère. Il entre. Amélie dort paisiblement. Il s'approche et s'assied sur une chaise à côté du lit. Il prend sa main dans la sienne. C'est alors qu'un homme est derrière Vaughn :
? : Désolé… Michael.
Vaughn reconnaît immédiatement cette voix qu'il espérait entendre depuis plus de trente ans. Il se retourne mais Bill assomme son fils.
B : Malgré ce que je dois te faire, je t'aime mon fils.
Vaughn, sonné mais encore conscient, entend son père puis c'est le trou noir.
Dr : (Très lointain) M. Vaughn ? M. Vaughn ? - Vaughn ouvre les yeux -
Syd : Vaughn, ça va ?
Vaughn se réveille d'un coup. Les dernières images lui reviennent en mémoire : sa mère, l'hôpital, son père puis plus rien. Il se redresse mais une douleur vive dans le cou calme ses ardeurs :
Dr : M. Vaughn, comment vous sentez-vous ?
V : J'ai un horrible mal de crâne.
Syd : Que s'est-il passé ?
V : Mon père, il est vivant. C'est lui qui m'a assommé.
Syd : Vaughn, on en a déjà parlé…
V : Je sais ce que je dis bon dieu !
Syd : C'est ce que tu as vu ou ce que tu aurais voulu voir ? Chéri, ça fait deux nuits que tu n'as quasiment pas dormies.
Dr : M. Vaughn, votre femme a raison. Ces hallucinations peuvent être la conséquence d'une grosse fatigue.
V : Vous pouvez dire ce que vous voulez, je sais ce que j'ai vu - Il se lève et commence à se diriger vers la sortie, Sydney et le médecin le suivent -
Dr : M. Vaughn, vous ne pouvez pas partir comme ça ! Vous avez subit un traumatisme crânien…
V : (En continuant d'avancer) J'ai la tête dure !
Syd : (Se mettant devant lui en l'obligeant à s'arrêter) Michael, il a raison.
V : Syd, on nous attend alors allons-y.
Sydney se résigne et suit Vaughn.

Chapitre 18 : Où est Daniel ?

Dans l'avion

Vaughn va s'asseoir près de Will pendant que Sydney est au téléphone avec Dixon :
V : Alors, as-tu eu des nouvelles de Daniel ?
W : J'ai eu la confirmation de son enlèvement. Et ses ravisseurs sont bien ceux que l'on pensait. Mais rien ne dit qu'il soit déjà mort.
V : Nous ne pouvons pas l'abandonner. Dès notre retour de cette mission, nous partirons à sa recherche.
W : Très bien. Tu m'excuses mais l'avion et moi ça fait deux !
V : T'inquiète, ça viendra ! - Vaughn retourne sur son siège, Sydney s'assied à ses côtés -
Syd : Tu es devenu très copain avec Will.
V : Tu sais, on a plus de choses en commun qu'on le pensait. Forcément, ça rapproche.
Syd : Je suis contente que vous vous entendiez bien… Tu devrais essayer de dormir.
V : Ouais.
Syd : Je suis là. Ferme les yeux.
Vaughn s'exécute pendant que Sydney lui passe la main dans les cheveux, ce qui a pour effet de l'apaiser immédiatement. Un quart d'heure plus tard, Vaughn s'est endormi. Sydney va s'asseoir à côté de John. Vaughn est dans leur champ de vision et il semble avoir le sommeil agité :
Jo : Comment va Vaughn ?
Syd : Pas très bien. Hier était le jour de la mort de son père et cela l'affecte beaucoup. Ce qui m'inquiète, c'est qu'il est sûr d'avoir vu son père à l'hôpital tout à l'heure.
Jo : Se pourrait-il qu'il soit encore en vie ?
Syd : C'est bien possible mais je ne veux pas lui donner de faux espoir. Néanmoins, j'en ai tellement vu, que plus rien ne m'étonne.
Jo : Son père, s'agit-il de Bill Vaughn ?
Syd : En effet. Tu le connaissais ?
Jo : Oui. Très bien même. Je faisais équipe avec lui à la fin de sa vie. D'ailleurs, quand j'y repense, c'est à cette période qu'il était fasciné par les travaux de Rambaldi.
Syd : Il devait bien s'entendre avec Sloane !
Jo : Je ne sais pas s'ils se connaissaient.
Afin que Vaughn ne se réveille pas en sursaut, Sydney va s'asseoir à ses côtés. Elle pose délicatement sa main sur la joue de son mari et lui murmure des mots doux à l'oreille qui calment instantanément son sommeil et dont elle seule détient le secret.

Chapitre 19 : Mission au sommet

Les Rocheuses Canadiennes

Sydney et Vaughn ont commencé leur ascension tandis que John et Will établissent le camp de base :
M : Grâce aux coordonnées GPS, il ne devrait pas être trop compliqué de retrouver la mallette.
Jo : Merlin, tout se complique quand on est à deux mille mètres d'altitude.
M : Oui… vous avez raison Blackbird.
D : Soyez tout de même prudents. Des agents du Storm ne sont peut-être pas loin.
W : On espère surtout qu'ils n'aient pas trouvé l'ordinateur avant nous.
M : Il est équipé de capteurs. S'ils venaient à être activés, nous serions immédiatement prévenus.
D : Où en sont Phoenix et Shotgun ?
Jo : Malgré le temps peu clément, ils avancent bien.

Quelques heures plus tard, Sydney et Vaughn arrivent à la localisation donnée par le GPS :
V : Ici Shotgun. Nous sommes arrivés. On se met à sa recherche.
M : D'après les météorologues, il est tombé dix centimètres de neige depuis le crash.
Ils cherchent donc la balise. Au bout de quelques minutes, Sydney repère quelque chose :
Syd : Vaughn ! Regarde - Il s'approche -
V : Tu l'as trouvé ?
Jo : Phoenix, Shotgun, au rapport.
Syd : Nous l'avons repéré mais l'accès est difficile.
W : Que veux-tu dire ?
Syd : La mallette est à vingt mètres de nous. Il y a le vide entre les deux. Elle est sur le sommet voisin.
Jo : Comment allez-vous vous y prendre ?
Syd : Je vais y aller.
V : C'est hors de question.
Syd : On n'a pas le choix. On va fixer une corde de l'autre côté…
V : Et tu vas te retrouver suspendue sous le vide !
Syd : C'est le seul moyen.
V : Alors j'y vais.
Syd : La corde ne tiendra pas. Je suis plus légère.
Jo : Shotgun, elle a raison. Ne perdons pas de temps.
V : (Résigné) D'accord.
Ils envoient donc une corde avec un harpon qui s'accroche à la paroi voisine. Sydney finit de s'harnacher alors que Vaughn a terminé de préparer le matériel en fixant solidement la corde a un rocher :
V : Promets-moi d'être prudente.
Syd : C'est promis. Et puis j'ai confiance. Je sais que tu ne me lâcheras pas.
V : Jamais.
Vaughn et Sydney s'embrassent. Puis elle se met en place et avance. Elle est assurée par un harnais relié à la corde et à Vaughn. Elle continue en se hissant avec les bras, les jambes croisées autour de la corde. Quelques minutes plus tard, elle pose les pieds sur l'autre sommet. Vaughn recommence enfin à respirer :
Jo : Phoenix, voyez-vous la mallette ?
Syd : Oui. Je l'ai récupéré. Je m'apprête à repartir.
Quand Sydney se retourne, elle voit de l'autre côté Vaughn avec une arme pointée sur la tempe. C'est Sark qui le tient en joue. Jacquelyn l'accompagne :
Sa : Si tu veux qu'il vive, ramène-nous la mallette.
V : Non, Syd ! Ne l'écoute pas, repart par l'autre versant !
Jo : Fait ce qu'il dit !
Syd : Non, c'est hors de question.
Jo : Il se sacrifie pour la mission, vas-y !
Syd : Non !
Jo : (A Will) Allez prévenir Dixon de la présence de Sark et Jacquelyn.
Alors que Will s'exécute, John sort de la tente. Il prend son téléphone :
Jo : C'est John.
? : Tu as du nouveau ?
Jo : En effet. Ta fille est sur le sommet des Rocheuses canadiennes. Je t'envoie leurs coordonnées.
S : Merci John. Je te tiens au courant.
Au sommet, la situation est la même. Vaughn, Sark et Jacquelyn d'un côté et Sydney sur le sommet voisin :
Sa : Nous perdons un temps précieux Sydney. Apportez-nous la mallette.
V : Non Syd ! Ne les écoute pas !
Jacquelyn lui donne alors un coup derrière la jambe ce qui l'oblige à s'agenouiller. Il se retourne vers elle :
J : Ne me tente pas ! - Sark pointe son arme sur la nuque de Vaughn -
Syd : C'est bon, j'arrive.
Sydney attache la mallette à sa ceinture et se remet donc en position pour revenir. Elle avance et alors qu'il ne lui reste que trois mètres, elle s'arrête :
Sa : Dépêchons-nous ! Ma patience a ses limites.
Mais elle regarde dans leur direction. Vaughn capte son regard et ne le lâche pas. C'est de cette façon qu'il a compris. Il hurle :
V : Syd, non !
Il est déjà trop tard. Sydney a déjà sorti un couteau, s'est libérée de la corde qui la liait à Vaughn et celle qui la reliait au sommet voisin. Bien qu'elle s'y accroche, elle chute trois mètres plus bas, suspendue dans le vide. Vaughn profite de cette occasion pour désarmer Sark et Jacquelyn. Mais il reçoit un coup dans le ventre et tombe à la renverse. Par la même occasion, il récupère son arme et touche Sark dans le flan gauche. Ce dernier tombe à terre. Jacquelyn se jette sur lui pour voir l'importance de la blessure. Vaughn la tient en joue :
V : Ne me tente pas !
Syd : Vaughn ! Je ne vais plus tenir bien longtemps !
Vaughn doit faire face à un dilemme : soit il appréhende Sark et Jacquelyn, soit il porte secours à Sydney. Pas besoin de réfléchir. Il doit sauver Syd. Cette dernière essaie de se hisser afin de revenir sur la terre ferme. Mais avant de se précipiter pour la sauver, Jacquelyn interrompt Vaughn :
J : Je me demande vraiment pourquoi Bill t'aime tant ! - Vaughn l'écoute, complètement pétrifié -
V : Qu'est-ce que tu as dit ?
J : Tu as très bien entendu.
V : Est-ce que mon père est vivant ?
J : Bien sûr ! Il a été le père que je n'ai pas eu. Enfin, que tu n'as pas eu ! Il m'a élevé comme sa propre fille. Mais il t'aimait tellement ! Et malgré le fait que je ne te connaissais pas, cet amour a créé en moi une telle haine et en plus tu viens de blesser Julian. Ca me réconforte dans mon idée : je finirai par te tuer. C'est une promesse !
Vaughn n'a toujours pas bougé, sous le choc des révélations de Jacquelyn :
Syd : Vaughn !
Le cri de Sydney ramène Vaughn à la réalité. Il se précipite vers la corde et remonte Sydney non sans mal. Non pas à cause du poids de Sydney mais parce qu'à cette altitude, le moindre effort vous épuise. Ils se relèvent après avoir repris leur souffle :
V : Sark et Jacquelyn se sont enfuis.
Syd : On a qu'à suivre les traces de sang.
V : Tu as raison - Ils suivent les traces -
Syd : Ca s'arrête là.
V : Ils ont du sauter en parachute - Il regarde Sydney - Tu vas bien ?
Syd : Oui, ça va.
V : Tu vas finir par m'achever à faire des trucs comme ça !
Syd : Très bien, c'est noté - Ils rigolent - Vaughn… j'ai entendu ce qu'a dit Jacquelyn.
V : Oui… - Silence - Nous devrions y aller. John et Will doivent nous attendre.
Syd : D'accord.

Chapitre 20 : Debriefing

Centre des opérations CIA, L.A.

Tout le monde est en salle de débriefing :
D : Je tiens à tous vous féliciter pour le travail accompli. Nous avons récupéré l'ordinateur et il est en lieu sûr actuellement. Maintenant, je voudrais parler de la révélation qu'a fait Jacquelyn à propos de Bill Vaughn - Vaughn regarde Sydney ne comprenant pas la situation -
Jo : Vos oreillettes fonctionnaient. Tout le monde a entendu votre discussion.
D : Suite à ça, je tiens à te dire Vaughn, que ton père est passé du statut " disparu en mission " à celui de " déserteur ". Je n'ai pas voulu aggraver la situation ne connaissant pas la raison de sa fuite.
V : Merci - Il semble bouleversé -
D : A compter d'aujourd'hui, j'ai affecté une équipe à la recherche de Bill Vaughn.
V : Je veux…
D : (L'interrompant) Non. J'ai besoin de toi ici. Je ne veux pas que tu gaspilles ton énergie ainsi. Je te tiendrai au courant s'il y a une quelconque évolution.
V : Mais…
D : La réunion est terminée. Vous pouvez disposer.
Tous sortent sauf Sydney et Vaughn :
V : Comment vais-je l'annoncer à ma mère ? Mais est-ce seulement vrai ? Mon père serait-il vraiment en vie ?
Syd : Vaughn…
V : En même temps, nous parlons de Jacquelyn, la fille de Sloane. Peut-être essaie-t-elle de me manipuler. Et si ce n'est pas le cas, est-ce que je peux la croire ? Ce n'est pas vraiment une source fiable…
Syd : Vaughn, arrête de te torturer ainsi.
Vaughn la regarde, complètement perdu.
Syd : Allez viens, on rentre.

Chapitre 21 : Le choix de Bill

Maison Vaughn, L.A.

Pendant le trajet du retour, Vaughn est resté silencieux. Il est tard et Sydney se gare devant la maison. Ils sortent de la voiture et se dirigent vers le seuil de la porte :
Syd : Ca fait maintenant deux jours que tu évites la conversation. Mais tu devrais me parler de ton père, surtout après ce qu'on vient d'apprendre.
V : Je n'ai pas envie d'en parler.
Syd : Vaughn, nous sommes mariés et il va falloir que tu apprennes à me faire confiance parce que ce silence va creuser petit à petit un fossé entre nous - Ils entrent dans la maison -
V : Mais ce n'est pas une question de confiance…
Syd : C'est quoi alors ?
V : Je n'ai pas les idées claires à propos des dernières informations. J'ai besoin de temps.
Vaughn s'assied sur le canapé tandis que Sydney se rend dans leur chambre. C'est alors que Vaughn entend un bruit sourd provenant de la chambre.
V : Syd ?
Vaughn se lève et se dirige vers la chambre. Mais il est atteint par une fléchette tranquillisante. Il s'écroule à terre. Sydney se réveille. Elle a un horrible mal de tête. Elle s'aperçoit qu'elle est assise sur une chaise, ligotée. Vaughn est dos à elle, dans la même situation, mais il est encore inconscient :
Syd : Vaughn ! Réveille-toi. Vaughn ! - Il reprend conscience -
V : Hum… Syd ? Oh… ma tête !
Syd : Je sais.
V : On est encore à la maison ?
Syd : Oui. Comment sont serrés tes liens ?
? : N'essayez pas de vous débattre, vous n'arriverez pas à défaire vos liens.
V : Papa ? Mais…
B : Je sais, tu dois te poser des tas de questions. Je suis sorti de l'ombre pour toi et à cause du manuscrit de Giuseppe Rambaldi. L'affaire est trop importante pour un subalterne. Je m'en suis d'autant plus intéressé quand j'ai appris que tu étais mêlé à cette histoire.
Syd : Mais de quoi parlez-vous ?
B : Michael, tu ne lui as rien dit ! Ce n'est pas à moi de le faire. Le problème, ma chère Sydney, c'est que Michael détient un manuscrit très compromettant pour notre Ordre.
Syd : Votre Ordre ?
B : L'ordre Magnifique de Rambaldi. (A Vaughn) Tu sais, malgré les apparences, je vous ai toujours aimé ta mère et toi mais j'ai été choisi.
V : Il y a quelque chose que je dois savoir papa. Est-ce que tu nous as abandonné pour Rambaldi ?
B : Bien plus que ça ! Mais je ne m'attends pas à ce que tu comprennes…
Syd : Et que Rambaldi a bien pu faire d'exceptionnel cette fois ?
B : Nous parlons d'un miracle Sydney. Un miracle dont vous êtes la source.
Syd : (Inquiète) De quoi parlez-vous ?
B : Vous le saurez en temps voulu. Je ne suis pas là pour ça. Revenons à nos problèmes Michael. Où est le manuscrit de Giuseppe ?
V : Je ne sais pas de quoi tu parles.
B : Tu sais, ton ami Daniel Miles est devenu très coopératif après quelques heures de… Conversation.
V : Qu'as-tu fait de lui ?
B : Je suis désolé, mais il n'a pas survécu.
V : Oh mon dieu !
B : Où est le manuscrit Michael ?
V : Je t'ai déjà dit que je ne sais pas où il est !
B : Bon, je ne voulais pas en arriver là mais tu ne me laisses pas le choix. Je vais devoir être plus… convaincant. Tu sais, tu as tout de même de la chance.
V : Ah oui ?
B : Oui. Je ne peux pas toucher à Sydney étant donné qu'elle est " l'élue " et que j'ai fait serment de protéger les prophéties de Rambaldi. C'est bien dommage car en la torturant, j'aurai obtenu rapidement l'information de ta part. Malgré l'amour que je te porte, je dois récupérer ce livre. D'après les règles de l'Ordre, je suis censé éliminer tous ceux qui détiennent des documents de Giuseppe Rambaldi. Mais je ne peux pas te faire ça. Tu es mon fils !
V : Vraiment ?
B : Oui et si tu me donnes la localisation du manuscrit, je te laisserai en vie.
V : Je rêve ! Si tu savais toutes les larmes que j'ai versées pour un homme que j'idolâtrai et qui en fait, nous a abandonné pour une stupide croisade.
B : Peut-être comprendras-tu mon geste un jour. Mais je peux comprendre la haine que tu me portes…
V : Tu peux comprendre ? Alors ça me rassure. Mais es-tu seulement conscient du mal que tu as fait à maman et à moi ? Non, bien sûr. Rambaldi est plus important.
B : Je te reconnais bien : la famille avant tout.
V : Ce qui n'est pas ton cas.
B : Michael…
V : Pour moi, tu n'es rien. Tu ne vaux pas mieux que Sloane.
B : Je vois - Silence - Bon, j'ai adoré parler avec toi mais je dois récupérer le manuscrit.
Bill sort alors un petit étui. Il l'ouvre et on peut voir les " aiguilles de l'enfer " ; les mêmes qu'avait utilisé Cole sur Sloane lorsque Sydney était encore au SD6. Elle avait vu les effets que cela avait provoqués sur Sloane. Elle savait les souffrances qu'elles avaient engendrées. Elle voit Bill entrain de tout préparer dans le but de torturer Vaughn. Elle avait d'ailleurs sentit la respiration de ce dernier s'accélérer. Il voyait et savait ce qui allait lui arriver. Afin de gagner du temps, Sydney tente de distraire Bill :
Syd : Si vous l'aimez comme vous dites, alors comment pouvez-vous ne serait-ce qu'un instant, penser à torturer votre unique fils ?
B : Mais vous n'avez toujours pas compris ! C'est parce que j'aime Michael que je fais ça. Si je suivais les règles, il serait déjà mort !
Bill se met alors face à Sydney et Vaughn :
B : Je te préviens, tant que je n'aurai pas de réponse, je continuerai. Mais cela ne vaut pas la peine de mourir pour ça. Pense à ta famille !
V : C'est l'hôpital qui se moque de la charité !
B : Où est le manuscrit ? - Vaughn ne dit rien -
B : (A Syd) Où est-il ?
Syd : Si je le savais, je vous le dirai. Vous croyez que je suis indifférente au calvaire que vit mon mari ! Vaughn je t'en prie, dis-lui ce qu'il veut savoir !
B : Tu devrais écouter ta femme. Je vais te mettre une première aiguille. Dis-toi que c'est un mal pour un bien. Dis-moi où est le manuscrit Michael - Silence - Bien.
Bill est sur le point d'enfoncer une aiguille dans le cou de son fils quand on frappe à la porte :
? : Syd, Mike, c'est Will !
Syd : (En hurlant) Will, au secours !
Bill est pris par surprise. Will essaie de défoncer la porte :
B : (En s'approchant de Vaughn) Je t'aime et je suis fier de toi. Mais nous serons amenés à nous combattre. Je suis désolé mais tu ne dois pas me suivre.
Bill embrasse son fils sur le front puis lui donne un coup de coude sur le visage avant de s'enfuir. Will finit par entrer dans la maison. Il détache tout de suite Sydney et Vaughn. Sérieusement sonné, ce dernier se laisse tomber à terre. Puis il reprend doucement conscience. Sydney le tient dans ses bras :
Syd : Will, apporte-moi un verre d'eau s'il te plait.
W : Oui.
Syd : Ca va allez mieux mon cœur - Will revient et donne le verre à Sydney - Tiens boit un peu. Ca va aller. Je suis là - Sydney colle Vaughn contre elle comme pour le protéger - C'est fini. Ne t'inquiète pas.
Sydney balance lentement son corps et celui de Vaughn comme on berce un enfant dans le but de l'apaiser. Quelques minutes plus tard, Vaughn a repris des couleurs :
Syd : Vaughn…
V : Oui.
Syd : Qu'est-ce que le manuscrit de Giuseppe Rambaldi ?
V : De toute façon, tu l'aurais appris tôt ou tard : le manuscrit de Giuseppe permet de mettre fin à l'immortalité prodiguée par l'Horizon.
Syd : Tu veux dire que tu as trouvé le moyen d'annuler l'immortalité de Sloane ?
V : C'est ça.
Syd : Cela fait longtemps que tu le sais ?
V : Deux mois.
Syd : Après tout ce qu'on a vécu, tu me mens sur cette information primordiale !
V : Syd, laisse-moi t'expliquer…
Syd : Non Vaughn. On avait dit plus de mensonges ! On ne peut pas continuer ainsi. Je ne peux plus te faire confiance. Puisque tu aimes tant les secrets, je te laisse seul avec eux.
Sydney se lève et part. Vaughn veut en faire de même dans l'idée de la rattraper mais il se lève trop vite et vacille. Will le rattrape de justesse :
W : Vaughn ! Ca va ? Assieds-toi… Tu sais elle reviendra.
V : Non. Se sentir trahie est le pire pour elle. Je veux que tu veilles sur elle.
W : Quand elle va savoir que je suis mêlé à ça…
V : Elle n'est pas censée le savoir.
W : Tu veux encore lui mentir ?
V : Will, si tu ne le sais pas encore, tout ce que je fais, c'est pour protéger Syd. Maintenant, elle va avoir besoin d'un ami et ce sera toi. C'est parce que je l'aime que je fais tout ça. N'en doute jamais.
W : Très bien. Je te tiens au courant. Et toi, que vas-tu faire ?
V : Je dois retrouver mon père avant qu'il ne fasse du mal aux gens que j'aime.
W : C'est risqué.
V : C'est le seul moyen. C'est aussi pour ça que Syd, Isabelle et Jack vont avoir besoin de toi. Je vais partir.
W : Je ne pourrai pas te retenir ?
V : Non.
W : Vous vous êtes bien trouvé tous les deux ! Aussi borné l'un que l'autre. Surtout soit prudent.
Will s'en va en laissant Vaughn seul dans cette grande maison.

Chapitre 22 : L'erreur

Centre des opérations CIA, L.A.

John sort de son bureau et se dirige vers le parking. C'est alors que deux agents l'accostent :
Jo : De quoi s'agit-il ?
Ag : Veuillez nous suivre sans résistance.
Jo : Mais de quel droit m'arrêtez-vous ? De qui vient cet ordre ?
D : De moi.
Jo : Marcus ?
D : Une ligne sécurisée a été détourné et ça vient de votre portable.
Jo : Mais de quoi parles-tu ?
D : John Bristow, vous êtes arrêté pour trahison et pour avoir collaboré avec Arvin Sloane.