EPISODE 107 - 6x02

Episode 107 - 6x02 : Storm

Auteur : Vane

 

Chapitre 1 : Le code

Banlieue L.A., dans la nuit

Ben et Eve Bradford dorment paisiblement. C'est alors qu'un homme entre dans leur chambre en les réveillant. Il pointe une arme équipée d'un silencieux sur eux :
? : Bonjour Ben. Je sais qu'il est encore tôt mais nous avons à parler.
B : Oh mon Dieu !
E : Tu le connais ?
B : Non. Monsieur, s'il vous plait, laissez ma femme en dehors de ça.
? : C'est impossible, elle est au centre de la discussion. Tu vas comprendre.
B : Que me voulez-vous ?
? : Ca tombe bien que tu en parles car j'ai besoin des codes d'accès au coffre.
B : Quel coffre ?
? : Ah, j'ai oublié de te prévenir : ta femme prendra une balle à chaque fois que tu te fous de moi. Et d'une ! - Il tire une balle dans la jambe d'Eve -
E : Ah !
? : Eve, ma grande, faites-moi le plaisir de ne pas crier ou je vous en mets une autre dans la peau. Bon, où en étions-nous ?
B : Je vous en prie, laissez ma femme tranquille !
? : Ah oui, c'est ça : les codes d'accès au coffre.
B : Si je vous les donne, vous nous laisserez tranquille ?
? : Mauvaise réponse - Il tire dans l'épaule d'Eve -
B : Non !
? : Ca, ça fait très mal. Expérience faite, je peux te l'assurer. Ben, est-ce si difficile que ça ce que je demande ?
B : … non.
? : Bien. Alors ?
B : 247#01947*. Vous allez nous laisser maintenant ?
? : Mais bien sûr.
L'homme les assomme. Il ouvre alors l'arrivée de gaz à fond dans la cuisine. Il met aussi le feu à la corbeille à papier. Il sort de la maison. Il passe un appel :
? : Le code est 247#01947*… Oui, ça aura l'air d'un accident. Bien Monsieur.
L'homme raccroche et quand il part, la maison explose derrière lui.
A l'autre bout du fil, la personne qui raccroche est Sark :
Sa : On a le code. On peut continuer comme prévu.
J : Bien. J'aurai pu m'en occuper.
Sa : Nous avons des subalternes pour ce genre de chose. Tu n'es pas mieux avec moi ?
J : Il est vrai que j'y gagne au change.
Ils s'embrassent alors fougueusement.


Chapitre 2 : Le terrain à tout prix

Cabinet du Kinésithérapeute CIA, le lendemain

C'est aujourd'hui que Vaughn voit le médecin qui va lui dire s'il est apte à retravailler sur le terrain ou non. Il lui fait faire quelques exercices. Vaughn semble plus qu'épuisé et la douleur, même s'il ne dit rien, se lit sur son visage :
Med : Agent Vaughn, ça fait un mois que vous remarchez et vous me demandez de vous renvoyer sur le terrain !
V : J'en ai besoin.
Med : Non, ce dont vous avez besoin c'est du repos.
V : Ne me mettez pas sur la touche ! Vous savez que je suis résistant.
Med : Là n'est pas le problème. Regardez-vous après trente minutes d'exercices : vous êtes épuisé !
V : C'est une impression. Je dois retourner travailler.
Med : Ce serait mieux si vous vous donniez un mois de plus.
V : Docteur, je suis prêt, c'est tout ce dont vous avez besoin de savoir.
Med : Je ne suis vraiment pas favorable…
V : Docteur !
Med : Si je vous déclare apte, vous ferez extrêmement attention ?
V : Evidemment.
Med : Une mauvaise guérison peut avoir de graves conséquences…
V : Nous sommes d'accord. A présent veuillez remplir cette satanée fiche afin de je puisse retourner travailler !
Med : Tenez, mais quelques séances supplémentaires ne vous feraient pas de mal.
V : Merci docteur. Bonne journée et au revoir.
Vaughn se dirige vers les vestiaires qui sont vides. Il s'assied alors péniblement laissant échapper toute la douleur qu'il retenait durant l'entretien avec le médecin. La souffrance est horrible mais il ne peut pas laisser partir Sydney seule en mission. Il se doit de la protéger et ce n'est pas en restant chez eux à ne rien faire qu'il pourrait veiller sur elle.
Après avoir repris son souffle, Vaughn prend une douche puis va voir Dixon :
V : Ca y est, je suis opérationnel.
D : Ce n'est pas un peu tôt ?
V : Marcus, ça fait maintenant trois mois en tout que je ne travaille plus, et chez moi je tourne en rond.
D : Si toi et le médecin le disent, je suis heureux de te réintégrer. Pour tout t'avouer, je manque cruellement d'agent de terrain en ce moment.
V : Je sais, Syd est très sollicitée ces jours-ci.
D : Et bien tu vas pouvoir l'aider !
V : Tu ne l'as pas vu ce matin ?
D : Non mais je sais qu'elle doit voir le Directeur Kendall.


Chapitre 3 : La décision de Kendall

Bureau de Kendall, CIA

Sydney est dans le bureau de Kendall :
K : Rectifiez-moi si je me trompe : vous voulez que j'intègre Will Tippin dans le service de Dixon sans même qu'il soit passé par nos services de recrutement ou même par un de nos centres de formation ! Mais si je fais ça, n'importe qui peut entrer à la CIA et devenir agent de terrain !
Syd : Directeur Kendall, si je vous demande de l'intégrer en tant qu'agent de terrain c'est parce que Vaughn et moi l'avons formé aussi bien sur la théorie que sur la pratique.
K : Et c'est censé me rassurer !
Syd : Vous n'avez qu'à le tester ! Je m'en porte garante et je sais qu'il les remportera haut la main.
K : C'est un civil !
Syd : Il a travaillé pour nous je vous le rappelle !
K : Mais pour qui me prenez-vous ? Une agence de recrutement ?
Syd : Je ne vous ai jamais rien demandé.
K : En effet.
Syd : Vous étiez la seule personne vers qui je pouvais me confier quand le Covenant me détenait. C'est pour ça que je suis là. Je veux que vous me fassiez confiance à votre tour.
K : Vous ne me laisserez pas tranquille, c'est ça ?
Syd : C'est exact monsieur le Directeur.
K : Bon. Qu'il soit disponible dans les jours à venir. Nous le contacterons.
Syd : Merci Monsieur.
Sydney sort du bureau et va rejoindre Will au Café :
Syd : Tu devras être prêt à toute éventualité.
W : Tu me mets la pression, là !
Syd : Je suis sérieuse Will. Tout ce qu'on t'a appris avec Vaughn te servira lors de ces tests.
W : Merci Syd.
Syd : Tu me remercieras quand tu auras été reçu.
W : Tu sais, si j'intègre ton équipe, c'est surtout pour retrouver Sark et Sloane.
Syd : Ne t'inquiète pas, je suis tout autant décidé que toi. Si j'ai remballé avec la CIA, c'est aussi pour les arrêter et vivre enfin tranquillement.


Chapitre 4 : Le nouveau membre

Salle de réunion, Centre des opérations CIA,

Tout le monde est en salle de réunion. Dixon prend la parole :
D : Vous aurez donc remarqué que Vaughn est revenu parmi nous. Il a émit le souhait de repartir sur le terrain.
M : Alors ça y est, vous courez comme un lapin ?
V : Euh, je n'aurai pas employé ce terme Marshall.
M : Oui… Bien sûr.
D : Un nouveau membre entre aussi dans notre équipe - John entre - John est dorénavant mon adjoint et à l'occasion agent de terrain. Bien. Assez d'émotion pour aujourd'hui ! Merci.
Tout le monde sort excepté John et Sydney :
Syd : Comment se fait-il que tu sois redevenu agent de terrain ?
Jo : La bureaucratie n'est pas mon fort. Je suis un homme de terrain, tout comme Jack l'était.
Syd : Et tu crois que je vais croire ça ! Tu étais le responsable du " projet trou noir ". Il est inutile de me mentir.
Jo : Bien. J'ai été rétrogradé.
Syd : Ils savent que tu as contribué au vol de l'artéfact 47 ?
Jo : Non mais un objet a été volé et j'étais le responsable du projet. C'est à moi d'en assumer les conséquences. Ils m'ont tout de même laissé choisir mon affectation.
Syd : Je suis désolée.
Jo : Ne le sois pas. Ca ne me dérange pas, loin de là. J'ai hâte de partir en mission avec toi.
Tout le monde se réinstalle alors dans la salle de réunion :
D : Je vous ai reconvoqué car nous venons d'apprendre qu'un nouveau courant terroriste est en pleine expansion. Ils se font appeler STORM. Alors remuez ciel et terre s'il le faut mais trouvez-moi des infos !


Chapitre 5 : L'affaire Bradford

Restaurant, L.A.

Dixon déjeune avec un ami à lui étant agent fédéral :
D : Chad, comment vas-tu ?
C : Ce n'est pas la forme. Un de mes gars est mort.
D : Oh, je suis navré.
C : C'est en partie pour ça que je voulais te voir. Tu es mon dernier espoir.
D : Mais voyons Chad, tu sais que je suis dans les bureaux maintenant. En quoi veux-tu que je t'aide ?
C : Marcus, je te connais depuis assez longtemps maintenant et de plus je me suis renseigné. On croyait que l'APO s'était dissous après l'explosion il y a cinq ans mais ce n'est pas le cas et tu en es même devenu le grand patron.
D : Je dois admettre que tu es un grand investigateur. Admettons que tu dis vrai, comment puis-je t'aider ?
C : L'agent qui travaillait pour moi s'appelait Ben Bradford. Il est décédé avec sa femme la nuit dernière. Leur maison a explosé. D'après les enquêteurs, c'est un accident.
D : Mais tu n'y crois pas ?
C : Non, ces derniers temps, Ben semblait nerveux. Je me demande si on ne le menaçait pas.
D : Tu as une idée de qui pourrait être derrière ça ?
C : Non, mais je suis certain que ce n'est pas un accident.
D : Je vais voir ce que je peux faire. Il me faudrait une copie du dossier.
C : Tu l'auras avant d'être revenu à ton bureau. Et sinon, tes enfants vont bien ?

Une heure plus tard, toute l'équipe est réunie au centre des opérations pour faire le point sur le dossier Bradford :
D : L'enquête a conclut à un accident. Il y a eu une fuite de gaz ce qui a provoqué une explosion.
V : Et bien l'enquête n'a pas traîné !
D : Je me suis fait la même remarque. Alors voyons : Ben Bradford est revenu vers 20h d'après son voisinage et la maison a explosé vers 3h du matin.
Syd : Il y a quelque chose qui cloche.
D : Je suis d'accord avec toi. Les témoignages n'ont rien donné.
M : Où était cette maison ?
D : Dans le quartier de Lincoln Park.
R : Il y a des commerces dans cette zone ?
M : Il y a même un immense centre commercial. Je vais me connecter à leur système de surveillance.
Jo : Pardon ?
D : Disons que c'est pour gagner du temps. Tout ce qu'on nous demande c'est d'obtenir des résultats, pas la manière dont on s'y prend.
M : J'y suis. Il y a une caméra où l'on voit la maison de Bradford.
Syd : On ne voit rien. Tu peux arranger ça ?
M : Ca tombe bien, je viens de créer un logiciel d'image et de vidéo. Ca va tout reconstituer comme si c'était en plein jour. Alors on zoome un peu. Je me cale à 3h du matin. Bon l'explosion a lieu.
D : Remontez 5 minutes plus tôt.
M : Une petite seconde… nous y voilà.
V : D'après le rapport, les corps ont été retrouvés dans leur chambre. Tu peux zoomer dessus Marshall ? - Il s'exécute -
Syd : Il y a des ombres à travers les fenêtres.
M : Il reste deux minutes avant l'explosion.
R : Regardez, on voit un homme sortir de la maison !
D : Marshall, capturez son portrait et comparez-le avec toutes les bases de données CIA, FBI, Interpol…
M : Alors une petite photo, voilà et je lance la recherche.
Jo : Pourquoi aurait-on voulu tuer cet agent ?
Syd : Où travaillait-il ?
D : C'est confidentiel.
Syd : Ca ne peut pas être une coïncidence…
M : Ca y est ! Il est fiché à Interpol. Son nom est Charles Connelly. Il est recherché en tant que terroriste. Il semblerait qu'il fasse parti d'un groupe terroriste émergent.
Syd : Storm ?
M : On ne sait pas. Il a un casino à Londres.
R : Pourquoi Interpol ne l'a pas appréhendé ?
M : Apparemment ils manquent de preuves.
D : Et bien on va leur en fournir. Mais avant, Sydney, Vaughn et John, vous allez sur place. Je veux des infos !

Camp d'entraînement

Will a été convoqué dans un camp pour prouver qu'il peut s'intégrer en tant qu'agent de terrain à la CIA. Kendall arrive alors :
W : Mr Kendall ?
K : Vous vous souvenez de moi ?
W : Oui, vous aviez ordonné qu'on me torture car vous croyiez que j'étais le deuxième sujet du projet Hélix.
K : Oh. Ceci étant dit, Madame Bristow Vaughn m'a dit que vous étiez fin prêt pour entrer à la CIA.
W : En effet.
K : Bien. J'ai personnellement préparé vos évaluations physiques et psychologiques. Ils vont durer quelques jours. Je vous souhaite bien du courage. A plus tard Mr Tippin.
W : Parfait Monsieur.
Le fait que ce soit Kendall qui s'occupe de son cas ne rassure pas du tout Will.


Chapitre 6 : Un moment de répit

Maison Vaughn, L.A.

Sydney est entrain de préparer les affaires pour la mission de Londres tandis que Vaughn joue par terre avec Isabelle, dans le salon. Elle a terminé et les rejoint. Elle voit alors Isabelle se frottant les yeux :
Syd : Tu es fatiguée ma puce ?
I : Oui.
Syd : Aller, tu vas faire une petite sieste puis on t'emmènera avec ton frère chez mamie Amélie.
I : D'accord. A tout à l'heure - Isabelle va dans sa chambre -
Sydney voit Vaughn qui a du mal à se lever :
Syd : C'est plus de ton âge !
V : Très drôle. Donne-moi ta main - Elle l'aide à se lever mais Vaughn ne lâche pas sa main -
Syd : Qu'est-ce que tu fais ? - Il l'attire jusqu'au canapé et ils s'allongent -
V : On a deux bonnes heures avant de partir. On a le temps de se reposer nous aussi. Tu n'es pas bien comme ça ?
Syd : Ca faisait longtemps. J'aime bien être dans tes bras. J'ai l'impression que rien ne peut m'arriver.
V : C'est normal, je suis ton ange gardien...
Syd : Oui, et j'ai bien faillit te perdre.
V : Syd...
Syd : Quand j'y repense...
V : N'y repense pas - Il l'embrasse - Je suis là.
Sydney se blottit alors tout contre lui. Elle pose sa tête dans le creux de l'épaule de Vaughn :
Syd : Je t'aime.
V : Moi aussi mon amour.


Chapitre 7 : Le couple Vaughn en action

Hôtel face au Casino Connelly, Londres, le lendemain

Sydney, Vaughn et John sont à l'hôtel :
Jo : Bien, je viens d'apprendre que Connelly est à une table de poker. Il sera dans la salle de jeu toute la soirée. Maintenant, voyons l'approche.
V : Nous avons eu des infos ?
Jo : Et bien j'ai appris que cet homme aime avoir plusieurs... " Partenaires ".
Syd : Charmant !
V : Le problème ce sont les gardes du corps. Il en a plus que le président des Etats-Unis.
Jo : Je vais les occuper. Pendant ce temps, vous devrez attirer l'attention de Connelly et par la suite vous retrouver seuls avec lui.
V : Ca ne devrait pas être un problème. Chérie, tu es prête ? - Vaughn la regarde malicieusement -
Syd : Comme toujours mon amour !
Ils se rendent donc tous les trois au casino. Conformément à ce qu'a dit John, Connelly est assis à une table de poker privée. Sydney et Vaughn se mettent à une table juste à côté. John fait alors son entrée et se dirige vers Connelly. Il est aussitôt arrêté par une barrière de gardes du corps :
Jo : Mr Connelly, je dois vous parler. Je suis investisseur et je voudrai m'entretenir avec vous.
Co : Je n'ai pas besoin d'investisseur.
Jo : Mais laissez-moi vous expliquer...
Pendant que John attire l'attention des vigiles avec son monologue, Sydney et Vaughn jouent le rôle d'un couple très extraverti. Ils s'embrassent sans retenue devant la croupière et Connelly ne manque pas de les observer.
Syd : Oh oui, mords-moi l'oreille ! - Sydney capte le regard de Connelly -
V : Et comme ça ?
Syd : Plus fort ! - La croupière semble très mal à l'aise -
V : (à la croupière) Est-ce que le casino fait aussi hôtel ?
Cr : Oui Monsieur. Je peux demander que l'on vous apporte la clé d'une suite ?
V : (tout en faisant des baisers dans le cou de Syd) C'est ça, très bonne idée...
Pendant que la croupière s'exécute, Vaughn continu ses baisers tandis que Sydney fixe Connelly qui ne la lâche pas du regard. La croupière donne les clés à Vaughn.
V : Merci. Tenez, c'est pour vous - Il lui donne un jeton -
Cr : Merci Monsieur.
Vaughn et Sydney se lèvent. Vaughn fait exprès de tourner le dos à Connelly alors que Sydney lui fait signe de les suivre.
Jo : ... donc vous comprenez pourquoi je veux investir dans votre casino.
Co : Virez-moi ça. Je monte, qu'on ne me dérange pas.
Les gardes prennent John et le mettent dehors.
Connelly, quant à lui, suit Vaughn et Sydney dans l'ascenseur, accompagné d'un vigil :
Syd : Chéri, j'ai invité... ? - Elle regarde Connelly -
Co : Connelly, Charles Connelly.
Syd : C'est ça... Charles, à se joindre à nous. Ca faisait longtemps qu'on avait plus eu de compagnie.
V : Bien, si c'est ce que tu veux - Il l'embrasse fougueusement -
Syd : Mon amour, on arrive bientôt.
M : (à Syd et Vaughn) Phœnix, Shotgun, ici Merlin. J'ai détecté grâce à vos lunettes qu'il a un PDA dans sa poche intérieure droite.
D : Vous devez le récupérer. Nous n'avons trouvé nulle part d'autres infos. Tout doit être dans son PDA. Isolez-le et récupérez-le. Ensuite on le laisse à Interpol.
Ils arrivent à l'étage de la suite. Le garde les suit :
Syd : Il ne va pas rentrer au moins. Je n'ai invité que vous Charles.
Co : Ne vous inquiétez pas ma chère, il est juste là pour notre protection. (Au garde) Restez devant la porte - Ils entrent mais avant que Sydney ne ferme la porte, le téléphone de Connelly sonne -
Co : Allô ? … Très bien, j'arrive. Oui, dans mon bureau - Il raccroche - Je suis désolé mais je dois vous laisser. Mais profitez bien de cette soirée, vous êtes mes invités.
Syd : Mais voyons Charles…
Co : Amusez-vous bien. Bonsoir - Il part -
V : Blackbird, on a un problème.
Syd : Nous n'avons pas le PDA. Connelly est parti.
Jo : On sait où il est parti ?
Syd : Dans son bureau.
Jo : Bon, l'avantage c'est qu'il ne laisse pas rentrer ses gardes du corps dans son bureau.
V : On peut l'avoir.
M : Une minute les enfants. C'est loin d'être aussi facile que ça ! Le bureau est au dernier étage et Connelly est le seul à avoir la clé de l'ascenseur.
Syd : Merlin, tu peux nous faire accéder à ce bureau.
M : Je sais faire beaucoup de choses mais là… bon, d'accord, peut-être que je peux y arriver.
Jo : Alors on va utiliser la manière forte. Shotgun, Phoenix, rejoignez-moi au-dessus de la cage de l'ascenseur principal.
Quelques minutes plus tard, John, Sydney et Vaughn se retrouvent à l'endroit prévu.
Jo : Très bien Merlin, bloquez les portes de l'ascenseur maintenant - Les trois agents descendent dans l'ascenseur vide et Sydney y connecte un PDA -
M : Ca y est, je suis dans le système… C'est très complexe mais quand on y réfléchit, on dirait un des labyrinthes de Mitchell…
Jo : Merlin !
M : Encore une petite seconde et voilà. C'est parti pour le seizième étage.
L'ascenseur monte. Tous les trois sont à l'affût. L'intervention se doit d'être brève. Ils arrivent. Les portes s'ouvrent, mais il n'y a rien.
V : Base, nous sommes arrivés dans un appartement.
Jo : Merlin ?
M : Je suis sûr de ne pas m'être trompé.
Syd : Ecoutez !
Tous les trois prêtent l'oreille. Connelly est bien là, dans une autre pièce. Il semble en pleine conversation téléphonique :
Co : Oui Madame. La mission s'est déroulée comme prévu … oui, nous avons eu l'information et je leur ai transmis … Bien Madame. Merci.
La conversation est quelque peu évasive pour notre équipe. Mais ils ne perdent pas de vue leur objectif :
Jo : Bon, on va entrer. Je lui enverrai un tranquillisant pendant que vous récupérez son PDA. Allons-y !
Ils entrent dans la pièce mais il y a un problème : deux gardes sont aussi présents :
V : Je croyais qu'il était seul ?
Jo : Apparemment ça a changé.
Sydney et Vaughn s'occupent des gardes tandis que John s'approche de Connelly :
Co : Vous ne m'aurez jamais !
Jo : Oh mais ce n'est pas vous que je veux…
Un combat s'engage entre John et Connelly. John ne se laisse pas faire et parvient à maîtriser son adversaire. Sydney et Vaughn font de même de leur côté. John récupère le PDA.
Jo : Il faut vite filer avant que…
Trop tard. Une armada de vigiles arrive dans l'appartement. John, Sydney et Vaughn échangent un regard. Plus le temps de réfléchir. Ils ouvrent la porte-fenêtre du balcon.
? : Plus un geste !
Mais les trois agents courent vers le balcon et sautent dans le vide. Leurs parachutes s'ouvrent quelques mètres plus bas. Ils atterrissent dans la Tamise. C'est alors qu'un bateau vient les récupérer :
Jo : Nous avons le paquet en notre possession. Mission terminée.
M : Ca, c'est de la synchro !
D : Bien joué. Rentrez bien.

Sydney, Vaughn et John sont de retour au centre des opérations à L.A.
Syd : Tiens Marshall - Elle lui donne le PDA -
M : Merci, je vais pouvoir y jeter un coup d'œil.
D : Bien joué vous trois.
Syd : Merci.
M : L'accès est crypté et ça a l'air complexe. Il me faudra plusieurs heures pour cracker le code.
D : Très bien. En attendant vous pouvez rentrer chez vous mais restez joignable.
Jo : Ok. A tout à l'heure - Tout le monde se sépare -

Sydney et Vaughn épuisés sont dans les bureaux du APO :
V : Tu as vu l'heure ?
Syd : Oui. Isabelle et Jack vont bientôt se coucher.
V : Et si nous y allions ?
Syd : Chez ta mère ?
V : Oui, car on ne sait pas combien de temps cette affaire va durer. Nous pouvons aller leur souhaiter une bonne nuit.
Syd : Très bien, allons-y.

Ils se rendent donc chez Amélie Vaughn :
V : Isabelle, mon ange !
I : Papa, maman ! - Elle leur saute dans les bras -
Syd : Ma chérie. Nous sommes venus pour te voir et te souhaiter bonne nuit. Je vais en profiter pour voir si Jack dort bien.
I : On ne rentre pas à la maison ?
V : Non mon ange. Mais tu sais qu'on t'aime.
I : Moi aussi papa. Tu me prends dans tes bras ?
V : Bien sûr ma chérie - En la soulevant, Vaughn fait une grimace -
Syd : Ca va ?
V : Oui, je vais la coucher - Vaughn part avec Isabelle -
A : Sydney, je peux vous parler une minute ?
Syd : Bien sûr. Je vous écoute.
A : Comment va Michael ?
Syd : Bien, pourquoi ?
A : Et bien j'ai l'impression qu'il souffre encore de ses blessures au dos.
Syd : Pourquoi dites-vous ça ? Il vous en a parlé ?
A : Non mais les grimaces comme celle qu'il vient de faire sont fréquentes. Je m'en suis aperçue car cela fait maintenant deux semaines qu'il vient régulièrement. Il dit que la marche de chez vous jusqu'ici lui fait du bien. Mais une mère voit quand son enfant a mal.
Syd : Vous lui en avez parlé ?
A : Oui mais il détourne toujours le sujet. Je vous demande de bien faire attention à lui, d'autant qu'il a recommencé à travailler. Je suis très inquiète.
Syd : Ne vous inquiétez pas Amélie, je veillerai sur lui, c'est promis.
Pendant ce temps, Vaughn amène Isabelle dans son lit. Isabelle étant trop lourde pour lui à cause de son dos, Vaughn tombe un genou à terre devant le lit :
I : Ca va papa ?
V : Oui mon ange. J'ai trébuché, c'est tout.
I : T'es sûr, on dirait que tu as mal ?
V : Ne t'inquiète pas. Il est l'heure de dormir.
I : Papa, tu restes avec moi le temps que je m'endorme ?
V : Bien sûr mon ange.
Vaughn s'assied sur le lit, adossé au mur, avec Isabelle à ses côtés. Elle se blottit contre lui, pose la tête sur son torse et ferme les yeux.
Un quart d'heure plus tard, le téléphone de Sydney sonne :
Syd : Très bien, on arrive - Elle raccroche - Mais au fait, Vaughn n'est pas revenu.
A : C'est vrai.
Sydney et Amélie se dirigent vers la chambre d'Isabelle. Elles voient qu'Isabelle s'est endormie recroquevillée contre son père. Elle se rend compte que par la même occasion, Vaughn s'est assoupi. Ca lui arrache le cœur de devoir le réveiller mais elle n'a pas le choix. Elle s'approche donc et le caresse d'un doigt le visage. Il ouvre les yeux :
V : Désolé, je crois que j'étais un peu parti.
Syd : Ce n'est pas grave. Mais on nous attend, il faut y aller.
Vaughn prend grand soin de sortir du lit sans réveiller Isabelle. Ils saluent Amélie et partent pour le centre des opérations.


Chapitre 8 : Le secret révélé

Centre des opérations CIA, L.A.

Tout le monde est en salle de réunion, Marshall leur explique ce qu'il a trouvé :
M : Le problème qui s'est posé, est que le disque dur a commencé à s'effacer quand j'ai voulu casser le code.
Jo : Nous avons tout perdu ?
M : Ah, vous ne me connaissez pas Mr Bristow ! - Silence - Enfin, j'ai réussit à récupérer des infos. Voilà ce que j'ai trouvé : la plupart est codé mais des bribes de mail ont pu être décryptés tels que le bâtiment fédéral de stock d'armes.
V : C'est ici, à Los Angeles.
Syd : Il n'y a rien d'autre Marshall ?
M : Si, cinq charges à poser.
V : C'est un attentat.
D : Nous allons faire évacuer le bâtiment immédiatement.
M : Monsieur, on est entrain de pirater notre système !
D : Bloquez tout !
M : Ca y est, c'est fini.
Soudain une bande audio se fait entendre dans tout l'APO.
Voix : Vous savez que nous avons prévu d'attaquer le bâtiment fédéral des stocks d'armes. Nous devons donc vous interdire toute sortie de ce bâtiment sous peine d'explosion. Nous voulons vingt millions de dollars. Vous avez deux heures. Nous vous recontacterons pour les détails.
Un nom s'affiche alors sur tous écrans : STORM.
M : Il devait y avoir un mouchard sur le PDA.
D : Le gouvernement ne négocie pas avec des terroristes.
Syd : Si j'ai bien compris, nous ne pouvons pas évacuer le bâtiment et nous savons qu'il y a cinq bombes - Sydney et Vaughn se regardent - Tu penses ce que je pense ?
V : C'est le seul moyen.
D : Que voulez-vous dire ?
Jo : Il faut désamorcer les bombes.
V : Mais comment savoir où elles sont ?
M : Ca je peux le savoir grâce à mon nouveau logiciel qui...
D : Une petite minute. On parle d'une mission suicide. Vous en êtes conscients ?
Syd : Vaughn et moi connaissons les risques.
Jo : Moi aussi.
R : Tout comme moi.
D : Très bien. Partons du principe qu'ils ont accès au système de vidéosurveillance. Nous devons donc être extrêmement prudents. Marshall, où peuvent être les bombes ?
M : Un instant... j'entre les paramètres de la structure...
R : J'ai travaillé dans ce bâtiment l'an dernier pour une mission. Il y a des galeries souterraines non surveillées. Elles sont à l'abandon mais condamnées.
D : Bien, vous entrerez par là.
R : Ce n'est pas aussi facile. Il faudra s'équiper car les entrées sont bouchées avec du béton armé.
M : Ca y est. Il y a bien cinq possibilités d'après le logiciel. L'explosion de ces bombes provoquerait l'écroulement du bâtiment.
Jo : Nous allons nous fier à un ordinateur ?
D : C'est Marshall qui a conçu ce programme. J'ai donc une totale confiance. De plus, nous n'avons pas d'autres informations. Allez vite vous équiper et surtout soyez prudent.

Quelques minutes plus tard, Vaughn et Sydney se retrouvent dans la salle d'armes :
Syd : Tu m'aides à ajuster mon holster dans le dos s'il te plait ?
V : Bien sûr - Il s'exécute, Sydney fait tomber un chargeur -
Syd : Tu me le récupères ? - Vaughn se baisse et en se relevant, laisse à nouveau échapper une grimace -
V : Tiens.
Syd : Merci... Quand comptes-tu me parler ?
V : Te parler de quoi ?
Syd : Ces derniers jours, tu sembles fatigué. Je dirai même que tu as encore mal au dos. Je pense que tu as repris le travail trop tôt.
V : C'est ma mère qui t'a mit ça en tête ?
Syd : Ca fait quelques heures que je t'observe. Pas besoin d'être médecin pour voir que tu souffres !
V : Je te dis que je vais bien. Allons-y. Les autres nous attendent.

Hoover Park, L.A.,

Sark et Jacquelyn sont dans le parc, en retrait. Jacquelyn observe des enfants qui jouent :
Sa : Qu'est-ce qui te fait sourire ?
J : J'adore les enfants.
Sa : (Etonné) Vraiment ?
J : Oui - Silence - Je ne perds pas l'espoir qu'un jour… Et toi ?
Sa : Et bien je ne m'étais jamais posé la question auparavant.
J : Ne penses-tu pas qu'il serait temps ?
? : Le temps pour quoi ?
Sa : Katya, c'est toujours un plaisir.
Ka : Julian, arrêtez de me lécher les bottes. Nous n'en avons pas le temps.
J : Que se passe-t-il ?
Ka : Afin d'atteindre notre objectif discrètement, nous devions occuper les fédéraux avec les bombes.
Sa : Qu'est-ce qui a changé ?
Ka : L'APO. Ils sont au courant. Nos plans sont légèrement modifiés.
Sa : Modifiés ?
Ka : Nous allons intégrer l'APO à notre plan.
J : C'est trop risqué.
Ka : Nous n'avons pas le choix.
Sa : Comment sont-ils au courant ?
Ka : Connelly.
J : Alors on annule.
Ka : C'est hors de question - Sark est sur le point de prendre la parole - Et c'est non négociable ! - Silence - Bien, nous sommes d'accord.
Katya s'en va laissant Sark et Jacquelyn derrière elle.


Chapitre 9 : Mission suicide

Galeries souterraines, Bâtiment fédéral des Stocks d'Armes

Sydney, Rachel, John et Vaughn sont dans les galeries souterraines. Ils sont devant le mur de béton qui bouche l'accès au bâtiment. Marshall et Dixon coordonnent la mission au centre des opérations.
Jo : Nous sommes devant le mur de béton.
M : Très bien, mettez en place le " casseur de mur ".
V : Il permet de casser le mur sans bruit, c'est ça ?
M : En effet. J'utilise des ultrasons et alors puisque vous êtes intéressé...
Syd : C'est en place. Mettez vos écouteurs - Le mur cède sans un bruit -
R : Prodigieux !
M : Merci.
V : Poursuivons.
L'équipe traverse un long couloir. Il débouche sur une porte. Sydney va pour l'ouvrir.
R : Non ! - Sydney a déjà baissé la poignée puis s'immobilise -
V : Qu'y a-t-il ?
R : Regardez, des fils dépassent de la porte. Elle est piégée. Si tu lâches la poignée, on saute tous.
Syd : J'ai compris, je ne bouge pas.
Jo : Vous savez les désamorcer ?
R : Je crois.
V : Tu crois ?
R : Très bien. Alors je dois trouver la source.
M : Où se trouve la bombe ?
R : Attendez, je suis le fil relié à la porte. Il me mène vers un boîtier. Je l'ouvre. La bombe est dedans.
D : A quoi ressemble-t-elle ?
R : Et bien on dirait une sorte de vieux réveil mécanique. Trois fils en sortent : un jaune, un vert et un rouge.
M : Ok, coupe le rouge - Rachel s'apprête à le couper - Non, Non !
Jo : Merlin !
R : Alors ?
M : Est-ce qu'il y a des protections aux extrémités des fils ?
R : Oui.
M : Alors tu as bien fait de ne pas les couper, c'était un leurre.
D : Tu dois isoler le fil jaune et le sectionner.
R : Très bien - Rachel s'exécute - C'est fait.
M : Bien, maintenant coupe le vert et ça devrait être bon.
V : Devrait ?
M : Ne vous inquiétez pas Shotgun, ça va aller.
R : Ca y est, le fil vert est coupé. Phœnix, tu peux lâcher la poignée.
V : Tu en es sûre ?
R : Disons que oui.
Syd : De toute façon, nous n'avons pas vraiment le choix - Elle retire sa main, rien ne se passe -
D : Tout le monde va bien ?
Jo : Affirmatif.
R : La bombe a été posée il y a peu de temps. Cette porte n'était pas piégée auparavant.
D : Ce doit être Storm. Ca ne change rien. Poursuivez la mission et redoublez d'attention. Des agents sont certainement présents dans le bâtiment.
Jo : Très bien. Chacun a repéré la localisation de la bombe qui lui a été attribuée ?
Syd : Et pour la cinquième ?
Jo : Le premier qui a fini s'y rend. Allons-y. Dispersons-nous.
Chacun part de son côté. Ils essaient tous d'échapper aux caméras de surveillance car Storm peut très bien y avoir accès et les pirater pourrait attirer leur attention.
R : Ca y est, je vois la bombe. Je m'approche.
Jo : Ici BlackBird, idem pour moi.
C'est alors que John et Rachel sont attaqués. Ils commencent un combat chacun de leur côté.
Syd : Vous avez besoin d'aide ?
Jo : Négatif. Ca va juste prendre un peu plus de temps.
R : Pareil pour moi. Chacun poursuit sa mission.
D : Faites ce qu'ils disent Phœnix. Il vous reste trente minutes.
Syd : Reçu. Je suis devant la bombe.
M : Décrivez-la.
Pendant que Sydney désamorce la bombe à l'aide de Marshall, Rachel et John poursuivent leur combat. Quant à Vaughn, il approche de la bombe dont il doit s'occuper.
V : Ca y est, je l'ai devant moi.
D : Je vais t'aider à la désamorcer.
V : Je crois que c'est à peu près ce qu'a décrit Oracle tout à l'heure. C'est une sorte de vieux réveil sauf qu'il y a une dizaine de fils qui en sortent.
D : Vas-y, donne-moi leur couleur et leur emplacement.
Alors que Vaughn allait donner les informations à Dixon, une arme est pointée sur sa nuque :
? : Alors c'est donc vrai. Tu t'es remis de ta paralysie.
V : Jacquelyn !
J : Tu m'as reconnu.
V : Comment pourrais-je oublier ma tortionnaire ?
J : Si Arvin n'était pas intervenu, tu serais mort !
V : Quelle chance j'ai alors !
J : Si nous reprenions où nous en étions ? - Vaughn se retourne lentement -
V : Pourquoi pas ! La différence c'est que je tiens sur mes jambes cette fois.
D'un coup de pied, Vaughn réussit à la désarmer. De leur côté, Rachel et John ont maîtrisé leur adversaire. Ils commencent à désamorcer les bombes. Sydney, quant à elle, a bientôt fini.
Vaughn continu son combat avec Jacquelyn. Malgré la dextérité de cette dernière, Vaughn commence à avoir le dessus. Mais Jacquelyn lui donne un coup dans le bas du dos. Il s'écroule alors, incapable de se relever à cause de la douleur. Jacquelyn en profite pour récupérer son arme. Elle met en joue Vaughn qui est toujours à terre. Mais elle entend Sydney qui s'approche en appelant Vaughn :
J : Tu as de la chance que j'aie une mission à accomplir. On continuera la prochaine fois - Elle s'enfuie tandis que Sydney arrive -
Syd : Vaughn ! - Il est à terre, en sueur - Vaughn ! Que se passe-t-il ? Tu es blessé ?
V : C'est rien. Aide-moi à me relever.
Sydney aide Vaughn. Alors que Sydney commence à le relever, Vaughn hurle de douleur. Sydney le repose illico par terre.
Syd : Michael, qu'y a-t-il ? Tu as mal ?
V : (avec difficulté) Non, ne t'inquiète pas.
Syd : Vaughn, dis-moi la vérité !
V : Je dois juste souffler un peu. Ca va passer - Sydney le regarde avec insistance - Bon, disons que je ne suis pas encore totalement guérit.
Syd : Mais je ne comprends pas ; Le médecin nous a assuré que tu avais toutes tes facultés physiques.
V : Disons que je sais être très convainquant.
Syd : Vaughn, ce que tu fais peut interférer avec ta guérison. Continue comme ça et tu ne seras jamais entièrement apte à aller sur le terrain. Ta santé est le plus important.
V : C'est le prix à payer.
Syd : Pour quoi ? - Silence -
V : Te protéger.
D : Shotgun, Phœnix, vous me recevez ?
Syd : Ici Phœnix, je suis avec Shotgun.
D : On avait perdu le contact avec vous.
Syd : Où en sont Oracle et Blackbird ?
D : C'est en cours. Et vous ?
Syd : Pour moi c'est ok. Celle de Shotgun est identique. Je m'en occupe puis je file à la dernière.
D : Dépêchez-vous, d'après les afficheurs des autres bombes, il reste dix minutes.
Syd : Reçu. Bon, je dois m'occuper de cette bombe.
Vaughn tente de se relever. Sydney l'aide. Vaughn parvient difficilement à se maintenir debout seul.
V : Je vais m'en occuper. Comment je dois m'y prendre ?
Syd : Tu es sûr que tu pourras t'en charger ?
V : Oui.
Syd : Marshall va t'expliquer. On l'a désamorcé ensemble.
V : D'accord. Bon, file, la dernière est à l'autre extrémité du bâtiment.
Syd : Ca va aller ?
V : Oui. Tu dois y aller.
Syd : Vaughn, nous n'avons pas fini notre conversation.
V : On la finira si tu y vas et que tu désamorces cette bombe.
Syd : Je t'aime.
V : Moi aussi.
Sydney part donc alors que Vaughn désamorce l'engin avec Marshall. Elle court en direction de la dernière bombe. Il reste trois minutes. Entre temps, Dixon lui apprend que les autres bombes sont hors d'usage. Sydney arrive devant le dernier dispositif :
M : Phoenix, les quatre autres bombes étaient identiques.
Syd : Il y a autre chose en plus.
M : C'est-à-dire ?
Syd : On dirait que c'est un capteur. Je pencherais pour des faisceaux infrarouges.
M : Elles bloquent certainement la source.
Syd : En effet, c'est le même dispositif que les bombes qui étaient dans les sous-sols du SD6.
M : Bon, vous avez un spray qui permet de voir les faisceaux ?
Syd : Non.
D : Il reste une minute.
M : Voyons, réfléchissons... réfléchissons... les lunettes !
Syd : De quoi tu parles ?
M : Est-ce que tu as les dernières lunettes que je t'ai données ?
Syd : Celles de la mission au Sahara ?
M : Oui !
Syd : Euh... oui, je les ai. Pourquoi ?
M : Elles font caméra mais on peut passer en mode infrarouge en appuyant deux fois sur le bouton qui se trouve sur la branche gauche. Mets-les.
D : Trente secondes - Sydney s'exécute -
Syd : Ca y est, je les vois. J'y vais, je coupe le premier fil... puis le deuxième...
D : Quinze secondes !
Syd : Je les dénude...
D : Cinq secondes !
Syd : Et je les relie.
D : Trois... Deux...
Syd : Ca y est ! C'est bon !
M : Ouf !
D : Opération réussit et terminée. Nous allons évacuer le bâtiment par sécurité. Vous revenez et on fait un débriefing dans la foulée. Bon travail à tous !
Sydney, John, Rachel et Vaughn se retrouvent dans le hall du bâtiment fédéral. Sydney remarque que Vaughn marche normalement. Il a l'air d'aller mieux. Peut-être s'est-elle inquiétée un peu vite.
Ils se dirigent tous vers la sortie quand une explosion dans les étages retentit. Ils ne comprennent pas, il ne devait y avoir que cinq bombes ! La panique s'empare des employés de bureau qui courent dans tous les sens.
Pendant la cohue, Jacquelyn en profite pour accéder au quinzième étage. Elle se retrouve devant une chambre forte :
J : Tu me donnes le code ?
Sa : 247#01947* - Jacquelyn compose le code -
J : Ca s'ouvre. Elle est là.
Sa : Bien. Récupère la bobine et va-t'en !
J : Tu es gentil mon amour mais c'est tout de même radioactif, alors je m'équipe. Le fourgon est en bas ?
Sa : Oui.
J : Très bien... Je serai en bas dans trois minutes.
Jacquelyn vole donc la bobine nucléaire sous les yeux de Sydney et son équipe qui tentent tant bien que mal d'aider les secours.
Une heure plus tard, ils décident de retourner au centre des opérations.


Chapitre 10 : Un débriefing animé

Centre des opérations CIA, L.A.

John, Sydney, Vaughn, Rachel, Dixon et Marshall sont en salle de réunion :
D : En attendant votre retour, nous avons reçu un autre message de Storm - Marshall l'affiche sur tous les écrans - " Maintenant, on ne joue plus ".
M : C'est la dernière fois qu'on reçoit ces messages. J'ai passé la journée à refaire totalement le code source de notre firewall. Je peux vous assurer qu'on est à présent blindé ! Parole de Marshall !
Jo : Même s'ils avaient eu l'argent, ils auraient fait exploser cette bombe.
D : C'est aussi ma conclusion. Il y a eu trois morts et quinze blessés. Le but de Storm était d'attirer notre attention et ils ont réussit. Dès aujourd'hui, Storm est notre priorité. Mis à part cette tragédie, je tiens à vous féliciter pour votre travail à tous. Je pense que nous avons tout de même sauvé beaucoup de vies aujourd'hui. Gardez ça en tête. Excepté les agents qu'ont rencontrés Rachel et John, il n'y a rien eu d'autres ?
V : Si. J'ai été attaqué par Jacquelyn.
Syd : Elle fait donc partie de cette organisation. Peut-être que Sloane y est aussi mêlé...
V : Et donc Sark est aussi impliqué.
D : Rien n'est encore confirmé. Vaughn, te rappelles-tu d'un détail important ?
V : Et bien elle avait réussit à me mettre à terre. Elle allait m'abattre quand Syd est arrivée. Avant de s'enfuir, Jacquelyn a dit qu'elle avait une mission à accomplir.
Jo : Peut-être était-ce la dernière bombe à poser.
D : C'est probable mais nous ferons quand même une enquête.
Syd : Il reste un point d'ombre.
D : Lequel ?
Syd : L'agent Bradford. Il devait avoir un rôle dans cette affaire.
M : J'ai enfin pu accéder à son dossier. En fait il travaillait dans ce bâtiment fédéral.
Jo : Qu'y faisait-il ?
M : Sa mission était de protéger certaines armes pour le gouvernement.
Syd : Dans le bâtiment même ?
M : En effet.
V : Cela devait être la mission de Jacquelyn.
D : Nous allons étudier les armes qu'il protégeait.
M : Euh… Ca risque de ne pas être facile Monsieur. Tout est classé confidentiel et cela n'a pas été une mince affaire de récupérer son dossier.
D : Mais nous avons confiance en vous Marshall. A présent, je laisse la parole à Rachel.
R : Merci, Directeur Dixon. Je tiens à vous informer que je serai absente quelques temps.
M : Et pourquoi... enfin... (gêné) si ce n'est pas trop indiscret ?
R : On m'a confié une opération. Je vais faire une mission d'infiltration à l'étranger. Ca peut être un tremplin pour ma carrière.
Syd : Félicitations ! Mais promets-nous d'être prudente ?
R : C'est promis.
D : Suite à l'absence de Rachel, il nous manque donc un élément. J'ai réussit, non sans mal d'ailleurs, à obtenir un nouvel agent de terrain fraîchement promu... - Tout le monde se regarde craignant ce nouveau venu - Entre, je t'en prie ! - Will entre - Je présente pour ceux que ne le connaisse pas, Will Tippin.
Syd : Will ! - Elle le prend dans ses bras -
V : (à Dixon) Comment as-tu fait ?
D : Et bien malgré ses excellents résultats aux tests, Kendall ne voulait pas l'agréer. J'ai donc insisté et il a lâché prise.
Syd : Pour fêter ces deux nouvelles, je vous propose un repas à la maison.
V : Disons demain soir, ça vous va ?
Jo : Désolé, ce sera impossible pour moi.
Syd : S'il te plait, ça me ferait plaisir si tu venais...
Jo : C'est si gentiment demandé que je vais faire le nécessaire pour venir ! C'est entendu.


Chapitre 11 : L'aveu de Vaughn

Maison Vaughn, L.A., le lendemain soir

Tout le monde est arrivé pour le repas : Dixon et ses enfants, Will et son fils, Marshall ainsi que sa femme et ses trois fils, Rachel et enfin John.
Tout se passe bien. Vaughn, Sydney et Rachel sont dans la cuisine :
Syd : Et tu sais où ta mission commence ?
R : En Italie. Ensuite on verra.
V : Tu vas infiltrer leur mafia ?
R : Oui. Une chance que je parle italien couramment.
Syd : C'est parce que tu n'as pas d'attache qu'ils t'ont choisi ?
R : En effet.
V : Fait bien attention, on a toujours quelque chose à perdre.
R : Je tâcherai de m'en souvenir.
Syd : Si à un moment où un autre tu as besoin d'aide, n'hésite pas à nous contacter. Que ce soit officiel ou officieux.
V : (en fixant Syd) Nous connaissons les sacrifices et les risques qu'encourent ce genre de mission mieux que quiconque alors ... (en regardant Rachel) surtout reviens-nous vite et en bonne santé.
R : Je vous préviendrai dès que ce sera fini. Au fait Sydney, je te laisse les clés de mon appartement au cas où. Si tu pouvais aller faire un tour de temps en temps, ce serait sympa.
Syd : Bien sûr - Marshall entre dans la cuisine -
M : Désolé de vous interrompre mais j'aurai besoin d'un autre plat.
Syd : Je ne suis pas sûr que l'on en ait d'autre.
V : Si chérie, il y en a un au fond du placard. Attends Marshall, je te le donne.
Vaughn s'accroupi et cherche le plat. Alors qu'il le trouve, les fils de Marshall ainsi qu'Isabelle arrivent en courant dans la cuisine. Isabelle saute alors dans le dos de son père. Vaughn laisse échapper un gémissement :
I : Je suis désolée Papa. Je t'ai fait mal ?
V : (en se relevant très lentement) C'est rien mon ange. Tu m'as juste fait peur. Aller, file jouer.
I : D'accord Papa - Isabelle s'en va -
Syd : Tu es sûr que ça va ?
V : Oui... J'ai un peu froid. Je vais me chercher un pull.
Vaughn se dirige vers sa chambre. Il entre et referme derrière lui. Il s'appuie contre la porte et ferme les yeux. Sydney, n'étant pas rassurée, décide d'accéder à la chambre par la baie vitrée. Elle aperçoit Vaughn qui a l'air de souffrir. Elle entre :
Syd : Mon dieu, Michael !
V : C'est rien Syd. Ca va aller.
Syd : Regarde-toi, tu es en nage ! Bon, je vais t'aider à te mettre sur le lit. Tu es prêt ?
V : Oui.
Sydney aide Vaughn jusqu'au lit et l'allonge.
Syd : Ta mère avait raison de s'inquiéter de ta santé.
V : Syd, c'est une mère. Elle s'inquiète pour un rien. Tu fais pareil avec Isabelle.
Syd : Ne change pas de sujet ! ... Qu'est-ce que je peux faire pour soulager ta douleur ?
V : Rien. Je t'ai dit que ça va passer. Ne t'inquiète pas...
Syd : Comment veux-tu que je ne m'inquiète pas après ce que je viens de voir ? - Silence - Hier, tu as dit que tu voulais me protéger. Mais de quoi ?
V : Je ne veux pas que tu partes seule sur le terrain. Dieu seul sait ce qui pourrait t'arriver. Isabelle a trop besoin de toi. J'ai... vraiment besoin de toi. Alors étant donné que je ne peux pas t'interdire de partir en mission, c'est moi qui part avec toi.
Syd : Je n'ai pas besoin que tu me protèges !
V : Mais je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit.
Syd : Vaughn, durant toute son existence, mon père a voulu me protéger. Tu as vu où ça l'a mené ! C'est à cause de moi s'il est mort.
V : Je ne peux pas te laisser dire ça. C'est de la faute de Sloane et personne d'autre - Vaughn s'assied sur le lit et prend le visage de Syd dans ses mains - C'est compris ? - Elle acquiesce -
Syd : Mais ça ne change pas le fait que je ne veux pas que tu risques ta vie pour moi.
V : Je m'en voudrai toute ma vie s'il t'arrivait malheur et que je n'aie rien fait pour l'empêcher.
Syd : Mais tu n'es pas en état !
V : Je vais bien.
Syd : Michael, regarde-toi ! Tu ne peux même plus soulever Isabelle sans souffrir le martyr... Est-ce que tu fais toujours tes séances de rééducation ?
V : Avec les missions je n'ai pas le temps.
Syd : Tu ne peux pas continuer ainsi.
V : Tu ne dois rien dire à Dixon sinon je n'irai plus en mission.
Syd : A condition que tu retournes faire tes séances.
V : Marché conclu.
Syd : Tu me promets de ne pas te surpasser ?
V : C'est promis.
Syd : Tu ne sais pas encore que je ne peux pas vivre sans toi ?
V : (en souriant) Vraiment ? Ca tombe bien, moi non plus.
Syd : Je suis sérieuse Vaughn. Je ne veux plus de mensonge.
V : Entendu.
Syd : Bon, je vais retourner voir les autres. Je te laisse te reposer un peu. Tu nous rejoindras plus tard.
V : D'accord. Tu sais que je t'aime ? - Syd sourit -
Syd : Moi aussi...
Sydney repart donc vers ses invités. Vaughn les rejoint quelques minutes plus tard prétextant s'être assoupi.


Chapitre 12 : La découverte

Maison Vaughn, L.A.

La fin de la soirée se passe bien. Après le dessert, Vaughn rejoint Will qui est entrain d'endormir son fils :
V : Comment résister à ces petits anges ?
W : Tu as raison. Aaron est tout pour moi. J'imagine que c'est pareil avec Isabelle et Jack.
V : En effet.
W : Vous comptez avoir d'autres enfants avec Syd ?
V : Euh... je ne sais pas.
W : Et toi, tu en veux d'autres ?
V : Tu sais, je ne suis arrivé dans la vie d'Isabelle que quelques mois après sa naissance. Syd a du se débrouiller toute seule pendant sa grossesse. Je m'en veux… Heureusement j'ai pu pleinement profiter de la venue au monde de mon fils et ce fut un vrai cadeau.
W : Pour Isabelle, tu n'étais pas responsable de ton absence.
V : Ouais - Une ange passe - Dis, on peut parler ailleurs ? Je ne voudrai pas réveiller Aaron.
W : Bien sûr - Ils se dirigent vers la chambre d'ami alors que Vaughn vérifie qu'on ne les observe pas - Tu es devenu parano ou quoi ?
A ce moment, John sort de la salle de bain et passe devant la chambre d'ami. Il entend que Vaughn est entrain de chuchoter. Il prête alors l'oreille à la conversation :
V : Will, je sais que tu t'es engagé à la CIA pour retrouver Sark et Sloane.
W En effet.
V : On a du t'informer du fait que Sloane est devenu immortel à cause d'un liquide rouge de Rambaldi appelé l'Horizon.
W : Oui, Syd m'a expliqué.
V : Bien... Alors voilà : j'ai découvert par hasard qu'on pouvait annuler cette immortalité.
W : Comment ?
V : C'est là que j'ai besoin de toi. Il me manque des éléments pour en obtenir la réponse et j'ai besoin d'aide.
W : Tu en as parlé à Syd ?
V : Non. Je ne veux pas la mêler à ça.
W : Michael ! Si Syd venait à l'apprendre...
V : Si je ne lui dit rien c'est pour la protéger. Alors, tu vas m'aider ?
W : Bien sûr mais tu sais, je ne suis encore qu'un novice dans ce domaine...
V : Will, si je m'adresse à toi c'est parce que j'ai confiance.
W : Merci.
Vaughn montre quelques documents à Will. John, quant à lui est stupéfait à propos des révélations de Vaughn.
V : Dans deux jours, je dois revoir quelqu'un que l'on m'a présenté.
W : Présenté ?
V : Enfin en quelque sorte. Je l'ai rencontré il y a deux mois, pendant mes séances de rééducation. Il a appris que c'était Sloane qui m'avait rendu paraplégique. Il semblait en connaître long sur moi, Syd, et...
W : Rambaldi ?
V : C'est exact. Ainsi, nous nous retrouvions tous les jours. Il se nomme Daniel Miles. Il m'a appris que Sloane était le responsable de la mort de sa femme et son fils.
W : Es-tu encore en contact avec lui ?
V : C'est à ce moment que tu entres en scène. Je veux que d'ici notre rencontre dans quarante huit heures, tu puisses me trouver des infos sur lui. Nous le verrons ensemble.
W : Où a lieu le rendez-vous ?
V : A Prague.
W : Que vas-tu dire à Sydney ?
V : Que je vais te présenter des contacts. Ainsi tu seras aussi couvert.
W : Ca ne me plait pas de lui mentir mais tu as raison. Moins nous sommes au courant, mieux c'est.
John part alors que Vaughn et Will sortent de la chambre.
La soirée est terminée. Marshall propose à Sydney et Vaughn de prendre Isabelle pour la nuit vu qu'elle s'entend bien avec ses fils. Ils acceptent.
Alors que tout le monde est parti, Vaughn commence à débarrasser :
Syd : Vaughn ?
V : Hum.
Syd : Approche.
V: Donne-moi deux minutes, je finis de débarrasser - Sydney se lève et commence à retirer ce que Vaughn a dans les mains -
Syd : Tu es fatigué. Viens je vais te faire un massage.
V : Comment résister ?
Vaughn s'allonge sur le canapé. Sydney commence à lui masser le dos :
V : Hum ! Ne t'ai-je jamais dit que tu as des mains de fée ?
Syd : Pas encore.
V : Et bien je te le dis... Et j'ajoute que tu es exceptionnelle.
Syd : Je te remercie - Vaughn se retourne -
V : Tu entends ?
Syd : Seulement Jack qui remue dans son berceau.
V : Effectivement. J'espère qu'il ne va pas pleurer cette nuit. Nous pourrons ainsi avoir la nuit pour nous deux... Tu es tellement belle.
Vaughn commence à embrasser Sydney. Puis il est de plus en plus entreprenant ce qui n'est pas pour déplaire à Sydney. Elle commence à lui enlever sa chemise tandis qu'il parcourt son cou de baisers. C'est alors que commence une longue nuit d'amour.


Chapitre 13 : L'arrangement modifié

Parking sous-terrain, L.A., dans la nuit

John se gare dans le parking. Il sort de sa voiture puis fait quelques mètres pour entrer dans une autre. Katya est au volant. John s'installe à l'arrière :
Jo : La mission ne devait pas se passer ainsi !
Ka : Je ne vais pas tout vous dévoiler mes plans non plus. Les bombes ont permis de faire diversion pendant que nous récupérions la bobines. De plus la CIA croit avoir à faire un groupe terroriste, alors que mon but ultime est totalement différent.
Jo : Vous êtes au courant que des innocents sont morts ?
Ka : Dommages collatéraux.
Jo : Mon dieu, vous vous entendez parler ! Les meurtres ne faisaient pas partie de notre accord.
Ka : Disons qu'il a été légèrement modifié. De plus, si vous voulez obtenir ce dont vous avez besoin, je vous conseille de continuer le plan comme prévu. Personnellement, je n'ai rien à perdre et vous avez tout à gagner. Me suis-je bien fait comprendre ?
Jo : Oui.
Ka : Le principal étant tout de même que nous ayons récupéré la bobine. Y a-t-il autre chose que vous vouliez me dire ?
A ce moment là, John repense aux informations de Vaughn à propos de l'immortalité obtenue grâce à Rambaldi.
Jo : Non.
Ka : Bien, restez à notre disposition.
John retourne dans sa voiture et se dirige vers une clinique médicale privée. Il entre et va vers la chambre numéro 47. John semble connaître le chemin par cœur. Il entre. On peut y voir homme d'une trentaine d'années branché à différentes machines médicales. John s'assied à côté du lit. Une infirmière arrive :
Inf : Bonsoir Mr Bristow.
Jo: Comment va-t-il ?
Inf : L'état de Matthew est stable mais toujours inchangé.
Jo : Merci Kate.
Inf : Bonne nuit Mr Bristow - L'infirmière sort -
Jo : Je fais tout mon possible pour te sortir de là... mon fils.
? : S'il y a quelqu'un qui peut te comprendre John, c'est moi.
John reconnaît cette voix dans son dos. Cependant, il ne bouge pas d'un centimètre :
Jo : Je me demandais quand tu allais réapparaître... Arvin.


Chapitre 14 : Le manuscrit de Giuseppe

Café, Prague, République Tchèque
2 jours plus tard

Vaughn est assis à une table avec Will :
W : Je n'ai malheureusement pas grand chose. Daniel Miles est né en 1966 à New York. Il faisait parti de la Navy. Il s'est marié en 1988 et il a eu un fils en 1995. Suite à une opération menée par Prophet Five en 2006, il a perdu sa femme et son fils. Ils étaient au mauvais endroit, au mauvais moment.
V : Cela a du être terrible pour lui.
W : Et depuis plus rien. Comme s'il avait disparu.
V : Ca ne m'étonnes pas vraiment. Ca y est, il arrive - Daniel approche et s'assied face à eux -
Da : Je croyais que vous deviez venir seul ?
V : Voici mon associé, Mr Tippin.
W : Enchanté.
Da : J'ai fait une grande découverte.
V : Nous vous écoutons.
Da : Jusqu'ici, nous n'avions trouvé que des écrits certifiant que l'immortalité prodiguée par l'Horizon pouvait être annulée. Depuis, j'ai appris qu'en assemblant un certain nombre d'artéfacts, on peut obtenir un élixir.
V : Une autre machine de Rambaldi ?
Da : Rambaldi oui... mais pas celle de Milo - Will et Vaughn se regardent -
W : Que voulez-vous dire ?
Da : La machine à assembler est celle de Giuseppe Marco Rambaldi. Ils étaient frères.
V : Un autre prophète ?
Da : Non, justement. Giuseppe, jaloux de la notoriété de son frère, a passé sa vie à contrer les prophéties de Milo. Il n'avait jamais réussit jusqu'à cette machine. Ils étaient les pires ennemis.
V : Mais l'avait-il essayé cette machine ?
Da : Il n'en a pas eu le temps. La condamnation de Milo a contraint Giuseppe à se cacher le restant de ses jours. Mais ses écrits sont accablants. Je les ai fait analyser par un connaisseur et il m'a dit que ça peut fonctionner.
W : Ce ne sont donc que des spéculations vieilles de six cents ans.
Da : Je crois en ces écrits. Faites ce que vous voulez. Tenez ! Voici le manuscrit donnant le détail des pièces à assembler afin d'obtenir l'élixir.
V : De toute façon c'est notre seule piste. Mais vous n'en avez pas besoin pour la continuité de vos investigations ?
Da : Je préfère que vous l'ayez. Je ne suis en sécurité nulle part. L'Ordre Magnifique de Rambaldi veut ma mort. J'essaierai tout de même de continuer mes recherches.
V : Qui dirige cet Ordre ?
Da : Je ne sais pas mais l'Ordre ne veut plus que je fouille du côté de Giuseppe Rambaldi. A présent je dois y aller. Soyez prudent vous aussi. Maintenant que vous êtes au courant, votre vie est en danger. Je vous recontacterai.
Daniel s'en va. Vaughn et Will sont ébahit face à ces révélations. Un homme est trois tables plus loin. Le serveur veut lui remplir à nouveau son verre.
? : Non, merci.
Vaughn entend ces paroles mais surtout la voix. Il est sûr de la connaître. Il se retourne mais l'homme n'est plus là :
W : Michael ? Il y a un problème ?
V : Non, rien. Je te laisse le manuscrit de Giuseppe. Mets-le dans un endroit sûr. Si Sydney le découvrait, ce serait très... problématique.
W : Daniel avait l'air un peu parano, n'est-ce pas ?
V : Il est vrai que je ne l'ai jamais vu comme ça mais afin d'obtenir ce manuscrit, il a certainement du faire appel à des personnes peu recommandables. Alors soit prudent, on ne sait jamais.
Vaughn et Will s'en vont. Deux rues plus loin, on peut voir l'homme qui était au Café. Il porte un chapeau et un imper noir. Il entre dans un taxi pour le mener à l'aéroport. Il ôte alors son chapeau : c'est John Bristow.

A suivre...