EPISODE 106 - 6x01

Episode 106 - 6x01 : La rose

Auteur : Vane

 

Chapitre 1 : La libération

Chambre Sépulcrale Milo Rambaldi, Mongolie

Cinq ans après avoir été enterré vivant par Jack Bristow, Arvin Sloane est toujours bloqué sous la roche dans la chambre sépulcrale de Rambaldi. Puis il entend un bruit. On dirait qu'on essaie de déblayer l'entrée de la chambre qui est quelques mètres plus hauts. Il voit alors un filet de lumière. " Enfin " laisse-t-il échapper. Quelques minutes plus tard, l'entrée est dégagée. Deux silhouettes se dirigent vers lui :
? : Sloane ! C'est donc vrai, vous êtes vivant.
S : Julian ?
Sa : Oui, c'est bien moi. Mais avant, laissez mon équipe vous sortir de là.
Des hommes entrent et parviennent à libérer Sloane. Ce dernier est intrigué par la femme qui accompagne Sark. Il a comme la sensation de la connaître, bien qu'il ne l'ai jamais rencontré.
Sa : Arvin… permettez que je vous appelle Arvin ! Donc je disais, Arvin, que nous avons besoin de vous afin de réaliser une autre prophétie de Rambaldi. Nous devons fabriquer " l'antidote " et vous allez nous y aider.
S : Et en quel honneur je vous aiderai ?
? : Et bien mis à part qu'on vous a libéré, je me permets de me présenter : mon prénom est Jacquelyn.
Sloane est abasourdi. Il reste immobile, sous le choc.
Sa : Arvin ?
S : Mais … comment… ma fille…
Sa : " l'antidote " en question est pour Jacquelyn.
S : Un antidote, mais pourquoi ? Tu es malade ?
J : Oui, et tu en es le seul responsable.


Chapitre 2 : Le bilan

Maison Vaughn, Los Angeles, le soir

Sydney est chez elle avec sa fille Isabelle et son fils Jack. Depuis qu'elle a quitté la CIA, elle est professeur de littérature à l'université. Il est l'heure pour les enfants d'aller se coucher :
Syd : Allez Isabelle. On ne peut plus attendre, tu dois te coucher.
I : Mais maman…
Syd : Il n'y a pas de mais. Nous avons plus que dépassé l'heure habituelle.
Isabelle s'exécute. Sydney la suit dans sa chambre :
I : J'aurai tant voulu voir papa !
Syd : Je sais. Mais le travail de papa est très important. Et puis tu sais, même si tu dors, il viendra te faire un bisou.
I : Je t'aime maman.
Syd : Moi aussi ma puce. Dors bien.
Sydney va ensuite s'occuper de Jack.

1 heure plus tard

Sydney est assise sur le canapé. Elle est entrain de lire quand Vaughn entre. Elle voit tout de suite qu'il est épuisé :
V : Bonsoir ma chérie.
Syd : Bonsoir mon cœur - Ils s'embrassent - Je t'ai préparé à dîner dans le four.
V : Merci.
Syd : Qu'est-ce qui t'a retenu ?
V : Un dossier urgent de dernière minute.
Syd : Approche ! Mets-toi là, tu as besoin d'un bon massage. - Sydney commence à lui masser les épaules - Tu es très tendu.
V : Je sais.
Syd : J'ai eu ta mère au téléphone aujourd'hui. Elle voudrait qu'on passe la voir ce week-end.
V : Si tu veux.
Syd : Je lui ai répondu qu'on ne pouvait pas car nous devons aller au zoo avec Isabelle.
V : Oh, c'est vrai ! J'avais complètement oublié. J'ai hâte d'y être.
Syd : Oui, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas retrouvé tous les 4 - un ange passe -
V : Tu sais, Isabelle a maintenant 5 ans et je ne l'ai pas vu grandir. Je ne veux pas que cela se reproduise avec Jack. J'ai aussi l'impression de te délaisser.
Syd : Vaughn…
V : Syd, je n'ai pas envie qu'Isabelle se souvienne de son père comme d'un étranger. J'ai trop vu la souffrance dans tes yeux face à ton père.
Syd : Oui mais j'ai grandit et je me suis aperçue qu'aussi bien pour mon père que pour toi, votre travail tient une place importante dans votre vie.
V : Oui mais c'est Isabelle, Jack et toi ma vie… J'envisage de démissionner.
Syd : Tu es sûr que c'est ce que tu veux ?
V : C'est vous trois je veux ! Je t'aime Syd.
Sydney l'embrasse alors. Vaughn en fait de même. Ils glissent sur le canapé. Les baisers se font de plus en plus tendres et intimes. Vaughn prend alors Sydney dans ses bras et l'emmène dans leur chambre.


Chapitre 3 : Jacquelyn

Maison Sloane, Andalousie, Espagne

Sloane est avec Jacquelyn dans le salon :
S : Mais comment ?
J : Et bien quelques instants après ton départ, mon cœur est reparti. Mais les disciples de Rambaldi avaient une mission : me recueillir et m'élever.
S : Mon dieu…
J : Cela fait maintenant un an que j'ai des vertiges, des malaises. Les disciples ont retrouvé un texte. Le portrait d'un homme y était dessiné. Cet homme est appelé " l'immortel " - Elle lui montre le portrait - Il te ressemble trait pour trait. Je n'ai réussit à trouver ta trace que ces jours derniers.
S : Il n'y a qu'une partie du texte. Où est le reste ?
Sark entre dans la pièce avec le reste du texte original.
J : Les disciples, après plusieurs années, ont réussit à traduire quelques paragraphes.
S : " La progéniture de l'immortel est condamnée. Seul l'immortel pourra la guérir " - Sloane feuillète les autres pages - Non !
Sa : Qu'y a-t-il ?
S : " L'unique obstacle reste l'Elue ".
Sa : Sydney Bristow.
S : Je dois fabriquer cet " antidote " et aussi m'occuper de Sydney.


Chapitre 4 : La formule

Maison Sloane, Andalousie, quelques jours plus tard

Après quelques recherches, Sloane, Jacquelyn et Sark découvrent où se trouve la formule de l'antidote :
S : La formule est gravée sur une plaque d'un alliage encore inconnu à ce jour.
Sa : Nous avons réussit à la localiser dans un musée d'arts anciens à Milwaukee, dans le Wisconsin.
J : Je veux participer au vol.
S : Ce n'est pas prudent ma chérie.
J : Arvin…
S : J'ai déjà perdu une fille et en perdre une autre me serait trop difficile ! Et malheureusement mon immortalité ne peut pas t'aider, je ne peux pas la partager.
J : Je sais mais je ne suis pas si faible que ça et…
Jacquelyn s'arrête de parler et devient pâle. Elle perd l'équilibre et Sloane la rattrape de peu. Il ne sait pas quoi faire.
Sa : Laissez-moi faire. Je vais m'occuper d'elle.
Sark la prend dans ses bras avec une tendresse que Sloane ne lui connaissait pas. Il conclut donc que Sark et sa fille sont amants, ce qui ne le ravi pas vraiment.


Chapitre 5 : Une journée qui commençait si bien…

Maison Vaughn, L.A., dimanche matin

Il est 8h et Isabelle est déjà réveillée. Il n'y a pas un bruit dans la maison. Ses parents et Jack dorment encore. Elle entrouvre silencieusement la porte de leur chambre. Ils ne bougent pas. Elle se jette alors sur le lit de ses parents:
I : Papa ! Réveille-toi, c'est dimanche !
V : Hum…
I : Maman aide-moi !
Syd : Ma puce, tu dois savoir que ton papa a horreur des chatouilles.
A ces paroles, Vaughn ouvre immédiatement les yeux anticipant ainsi les gestes de sa fille.
V : C'est bon, mon ange. Je suis réveillé. Quant à vous Sydney Bristow Vaughn, je peux vous assurer que je vous ferai payer cette trahison !
Syd : J'ai hâte de voir ça ! Pour me faire pardonner, je prépare le petit déjeuné.
Ils sortent de la chambre. Vaughn a Isabelle dans ses bras. Pendant que Sydney prépare le petit déjeuné, Vaughn s'est assis sur le canapé avec sa fille sur ses genoux. Il allume la télévision sur les dessins-animés :
V : Qui c'est celui-là ?
I : Ben, c'est Bob l'éponge !
V : Oh, excuse-moi ! - Syd et Vaughn échangent un regard moqueur - Et qu'est-ce qu'il fait Bob l'éponge ?
I : Il va à l'école, comme moi.
V : Et il apprend pleins de choses…
Le portable de Vaughn sonne, Sydney répond :
Syd : Allô ?
D : Syd, c'est Dixon. Comment vas-tu ?
Syd : Bien, merci. Et toi, et les enfants ?
D : Oh, ça grandit trop vite mais tu sais de quoi je parle !
Syd : Oh que oui.
D : Est-ce que je peux parler à Vaughn ?
Syd : Oui, une seconde, je te le passe - Syd se dirige vers Vaughn -
V : Et il a des copains Bob l'éponge ?
Syd : Tiens, c'est Dixon.
V : Je reviens mon ange - Vaughn va sur la terrasse -
Syd observe la scène depuis la cuisine. Elle voit Vaughn qui commence à s'énerver. Il raccroche et se dirige vers elle :
V : Je dois y aller. Apparemment une affaire importante mais il n'a pas voulu m'en dire plus.
Syd : Je vois. Tu veux que j'en parle à Isabelle ?
V : Non, c'est à moi de lui expliquer pourquoi son père doit travailler plutôt que d'aller au zoo avec sa famille.
Syd : Vaughn…
V : C'est bon - Il rejoint Isabelle - Mon ange, je dois te parler. J'ai un travail très urgent à régler. On va devoir repousser la sortie au zoo.
I : Mais ça fait déjà deux fois !
V : Je sais mon ange et j'en suis désolé. La prochaine fois sera la bonne, je te le promets.
I : Ne dis pas ça ! A chaque fois tu promets et on n'y va jamais. Je te crois plus !
Isabelle part dans sa chambre laissant Vaughn sans voix :
Syd : C'est rien, ça va lui passer. Vaughn ?
V : Je dois y aller.
Résigné et blessé, Vaughn s'habille et file au travail.


Chapitre 6 : L'opération de Vaughn

Centre des opérations CIA, L.A.

Vaughn arrive d'un pas décidé et va directement dans le bureau du directeur Dixon :
V : Tu sais, quand je me suis réveillé ce matin, j'étais heureux car je devais passer la journée avec ma femme et ma fille. Est-ce que tu te souviens ce que c'est d'avoir une famille ?
Dixon le regarde droit dans les yeux face à sa dernière phrase.
V : Dixon, je ne voulais pas…
D : Disons que je n'ai pas entendu ta remarque. Je sais que ta famille compte beaucoup mais sur ce coup, j'ai besoin de toi. Il s'agit de Sark.
V : Oh, non !
D : Il a été vu à l'aéroport de Milwaukee. Certains de nos contacts sur place ont révélé qu'il va voler un musée. Mais on ne sait pas quoi et quel musée.
V : Qu'attends-tu de moi ?
D : Je sais que tu ne vas plus sur le terrain depuis la naissance d'Isabelle mais dans ce cas, ce sont tes connaissances sur Sark qui sont indispensables.
V : Très bien.
D : Vaughn, c'est ton opération. C'est toi qui va la commander d'ici. Tu vas devoir briefer tes agents de terrain avant le départ. D'après nos infos, le vol aura lieu demain. Vaughn, si tu drives bien cette opération, tu pourras obtenir une promotion et ça veut dire des heures de travail fixes.
V : Je sais. Merci Marcus.
D : Je t'épaulerai sur cette opération. Compte sur moi.

Le lendemain, 2 heures avant le vol

Vaughn n'a pas bougé du centre des opérations :
D : Vaughn, où en sommes-nous ?
V : Nous devons avoir la localisation du musée dans les minutes à venir. Je pense que Sark va attendre la fermeture des portes pour intervenir.
D : Bien, où en sont tes équipes ?
V : Elles sont sur place en stand-by - le portable de Vaughn sonne - C'est Syd.
D : Vas-y. Elles attendent des nouvelles de toi - Vaughn décroche -
V : Syd, ça va ? - Vaughn va dans son bureau - Je suis désolé de ne pas t'avoir appelé avant mais…
Syd : Vaughn, aujourd'hui avait lieu la représentation de danse d'Isabelle.
V : Oh non…
Syd : Vaughn, tu sais que je te soutiens mais là, je ne sais plus comment faire.
V : Syd…
Syd : Tu avais raison. Tu vas devoir faire un choix entre ton travail et ta famille.
V : Je sais.
Un homme entre dans le bureau de Vaughn alors qu'il est encore au téléphone. Il a la soixantaine, cheveux gris et une présence imposante. Il a l'air familier et pourtant Vaughn ne l'avait jamais vu auparavant.
V : Ecoute, je dois te laisser. Je te rappelle tout à l'heure.
Syd : Laisse-moi deviner, tu promets !
V : Syd, je t'aime - Il raccroche - Mais pour qui vous prenez-vous pour entrer dans mon bureau sans en demander la permission ?
Jo : Je me présente, John Bristow.
Vaughn ne comprend pas. Un Bristow ! Mais comment est-ce possible ? Sydney est-elle au courant de son existence ? Si tel est le cas, pourquoi n'en a-t-elle jamais parlé ? Sinon, pourquoi ne le connaît-elle pas ?
V : Bristow vous avez dit ?
Jo : A vrai dire je suis le frère aîné de Jack Bristow - Dixon entre -
D : Les présentations sont faites ? Vaughn, John Bristow est le nouveau responsable du " projet trou noir ".
V : Et pourquoi le " projet trou noir " s'intéresse à mon opération ?
Jo : Sark convoite un artéfact de Rambaldi.
V : Le contraire m'aurait étonné - Marshall entre -
M : Mr Vaughn, Mr Dixon, Mr Bristow…. le musée qui va être volé est celui des arts anciens.
V : Marshall, trouvez-moi la liste des objets appartenant au musée - Vaughn prend le téléphone - Catcher, ici Base. La cible est le musée des Arts Anciens. Nous vous envoyons les coordonnées. Que toutes les équipes se rendent sur place immédiatement. Terminé.


Chapitre 7 : La rencontre

Maison Vaughn, L.A., le soir

Sydney emmène sa fille se coucher :
I : Papa n'est pas venu me voir danser…
Syd : Je sais ma chérie. Mais tu sais que ton papa t'aime.
I : Si c'est vrai pourquoi il est jamais là ?
Syd : Ecoute, ton papa a un travail très difficile qui l'oblige à s'absenter beaucoup. Mais il m'a dit qu'il va essayer d'être plus disponible pour toi. Allez, maintenant c'est l'heure de dormir.
I : Tu crois que je le verrai demain ?
Syd : J'espère. Dors bien ma puce.
Sydney revient dans le salon. Elle s'installe sur le canapé pour lire quand elle sent une présence derrière elle. Elle a beau ne plus être une espionne, elle n'en a pas pour autant perdu les réflexes. Elle se retourne alors :
S : Bonsoir Sydney.
Syd : Sloane ! Mais comment ? … Je vous ai tué d'une balle en pleine tête il y a 5 ans !
Oui : Oui, cependant le liquide rouge dans lequel je suis tombé m'a donné l'immortalité. Mais ton père a fait exploser la chambre sépulcrale. J'ai été bloqué pendant tout ce temps sous la roche.
Syd : Et comment se fait-il que vous soyez libre ?
S : Sydney, je vais être franc et direct. J'ai une nouvelle quête à laquelle je ne peux échouer.
Syd : Laissez-moi deviner : Rambaldi !
S : Si je suis ici c'est pour te mettre en garde. Tu ne dois pas interférer dans mes recherches.
Syd : Je ne fais plus partie de la CIA.
S : Sydney, voyons ! Ne joue pas à ça avec moi. Tu te souviens que si ton père est mort, c'est à cause de toi ! C'est toi qui m'as forcé à agir comme ça. Alors aujourd'hui je renouvelle mon offre : fonde une famille et oublie-moi ! Dans le cas contraire…
Sydney s'empare d'une arme et la pointe sur Sloane :
S : Tu sais que ça ne servira à rien.
Syd : Je vous ferai enfermer jusqu'à la fin de vos jours !
S : Mais j'ai tout le temps du monde Sydney. A présent, tu vas me laisser partir.
Syd : Ou quoi ?
S : Tu as une très jolie petite fille et un petit bébé.
Syd : N'y pensez même pas.
S : Ca ne dépend que de toi !
Sloane sort donc de la maison. Sydney se précipite dans la chambre d'Isabelle qui dort paisiblement.


Chapitre 8 : L'échec

Centre des opérations CIA, L.A.

Jo : Il n'y a rien dans ce musée qui ressemble à un artéfact de Rambaldi.
V : Nous sommes forcément passés à côté de quelque chose.
M : Pourtant nous avons regardé toutes les acquisitions du musée.
V : Y compris celles de la journée ?
M : Vous êtes un génie Mr Vaughn ! Alors voyons… nous avons deux statues amérindiennes et une plaque en alliage inconnu qui sont arrivées aujourd'hui.
V : Est-ce qu'on peut les voir ?
M : Attendez… un petit tour de magie et … Voilà !
Jo : La plaque, c'est du vieil italien. Ca ne peut être que ça !
V : Ok, préparez-vous. Catcher, ici Base. L'artéfact se trouve dans la pièce d'analyse au 1er étage.
C : Reçu Base, on se met en position.

5 minutes plus tard

M : Mr Vaughn, je suis sur leur réseau. On a un visuel.
V : Bien. Catcher vos équipes sont en place ?
C : Affirmatif.
V : Très bien. Nous n'avons pas encore de signe de la cible. Nous allons les devancer. Vous entrez et vous vous planquez pour les prendre par surprise.
C : Reçu Base. On entre. Go, go, go ! - les équipes entrent -
Jo : Voyez-vous l'artéfact ?
C : Négatif.
V : Mais où est-elle ?
Jo : Flinkman ? Avez-vous un manifeste du musée ?
M : Je peux le chercher Mr Bristow… le voilà.
Jo : Regardez, l'artéfact a été emprunté par Julie Harrison pour une datation au carbone 14.
V : Catcher, rendez-vous immédiatement au laboratoire, un étage au-dessus.
C : Reçu.
V : Marshall, vous n'avez pas de visuel sur le labo ?
M : Non, la caméra semble ne pas fonctionner.
V : Catcher, soyez prudent, nous n'avons pas de visuel et donc Sark est susceptible de se trouver dans cette pièce.
C : Ok, on entre.
L'équipe entre. Sark est là et prend la femme en otage :
C : Ne bougez plus, CIA !
Sa : Ca, je m'en serai douté. N'approchez pas où je la tue.
Ju : Par pitié, ne me faites pas de mal !
Sa : Ca ira ma petite dame si nos amis ici présents ne jouent pas au cow-boys !
C : Base, il a un otage. Que faisons-nous ?
V : Laissez-le partir, éloignez-vous.
C : Reçu. Repliez-vous, laissez-le partir.
Sa : C'est gentil mais je passe par la fenêtre. A bientôt !
Sark lâche Julie qui tombe à terre. L'équipe tactique se rapproche d'elle le temps que Sark sorte. C'est alors qu'il envoie une grenade dans la pièce. Julie et l'équipe n'ont pas le temps de réagir. Une explosion retentit.
V : Catcher ? Répondez ! Que se passe-t-il ? Catcher, au rapport !
M : Mr, il y a eu une explosion.
D : Que savez-vous de cette explosion ?
M : Si on passe en mode infrarouge sur le satellite, il n'y a plus âme qui vive dans le bâtiment.
? : Base ?
V : Oui !
? : Ici la 2ème équipe tactique. Nous étions à l'extérieur du bâtiment. Sark nous a échappé. Et pour la 1ère équipe…
V : Quoi la 1ère équipe ?
? : Personne n'a survécu, Mr.
V : Oh, mon dieu !
D : Mission terminée. Merci Messieurs. Vaughn, je te propose de rentrer chez toi, tu es épuisé.
V : Dixon, non ! Nous devons absolument le retrouver. Il faut vérifier aéroports, gares…
D : Vaughn, on va s'en occuper.
V : Je veux être là.
D : Vaughn, rentre chez toi, c'est un ordre.
V : Bon… mais n'hésite pas à m'appeler si…
D : Tu n'as qu'à prendre un jour ou deux. Tu en a besoin. A plus tard Vaughn.
Résigné, Vaughn part donc du centre des opérations.


Chapitre 9 : Confessions

Maison Vaughn, L.A., dans la nuit

Vaughn arrive chez lui. Il est épuisé. Il n'a ni dormi, ni même mangé depuis hier. Il entre et laisse tomber ses affaires dans l'entrée. Il allume la lumière, s'avance dans le salon et aperçoit Sydney, recroquevillée sur le canapé.
V : Syd ? Il est 3 heures du matin. J'espère que tu ne m'attendais pas !
Sydney ne répond pas. Vaughn l'entend alors sangloter. Il s'approche :
V : Mon dieu, Syd. Que se passe-t-il ? C'est de ma faute ? Je suis désolé. Tu sais, je vais…
Syd : Sloane est venu ici.
V : Comment ?
Syd : Il est venu et il m'a demandé de ne pas me mêler de ses investigations.
V : Et tu vas bien ? Isabelle ? Jack? Il ne les a pas touché au moins ? Je te jure que si…
Syd : Ils vont bien, ils dorment. Vaughn, il est vivant. Sloane est vivant ! Il m'a dit qu'il est devenu immortel.
V : Mais comment…
Syd : Rambaldi.
V : Evidemment - Il la prend dans ses bras puis quelques instants plus tard, relâche leur étreinte - Syd, je dois te parler d'une rencontre que j'ai fait aujourd'hui.
Syd : Je t'écoute.
V : On m'a présenté le nouveau responsable du " projet trou noir ".
Syd : Ce n'est plus Kendall ?
V : Il est monté en grade. Syd, c'est John Bristow.
Syd : Quoi ?
V : Le frère aîné de Jack. Tu connaissais son existence ?
Syd : (perdue) Non… Que faisait-il là ?
V : Hum ?
Syd : Pourquoi on te l'a présenté ?
V : Syd, tu sais que je ne peux pas. Tu es une civile et…
Syd : Vaughn, pas de ça avec moi ! - Vaughn est songeur - Michael !
V : Bon, nous devions arrêter Sark avant qu'il ne dérobe un artéfact de Rambaldi à Milwaukee. Mais il nous a berné et une civile a été tué ainsi que toute mon équipe.
Syd : Oh, non.
V : Tout est de ma faute. S'ils sont morts c'est à cause de moi.
Syd : Vaughn, comment peux-tu dire ça ? Tu n'y es pour rien.
V : C'est moi qui ai laissé Sark partir il y a 5 ans.
Syd : Vaughn… Ne crois-tu pas que Sloane et Sark recherchent la même chose ?
V : Je ne sais pas mais j'aurai bientôt la réponse car je peux t'assurer que je retrouverai Sark coûte que coûte.
Syd : Vaughn, tu me fais peur.
V : Je dois le retrouver.
Syd : Dois-je te rappeler que je ne suis plus seule à t'attendre ? La dernière fois que je t'ai vu dans cet état c'était quand tu voulais attraper…
V : … Lauren. Syd, je ne pourrai jamais être le père qu'Isabelle mérite tant que Sark se baladera dans la nature.
Syd : Ta fille t'aime comme tu es…
V : Tu ne me feras pas changer d'avis.
Syd : Et après on dit que l'entêtement d'Isabelle vient de moi !
V : Mais c'est vrai ! - Ils sourient ensemble ; Vaughn se frotte les yeux - Je vais essayer de me reposer.
Syd : Vaughn ?
V : Oui ?
Syd : Tu m'as dit que ta mission s'est déroulée à Milwaukee, dans le Wisconsin ?
V : En effet, pourquoi ?
Syd : Quel était le nom de la civile ?
V : Julie Harrison.
Syd : Oh mon dieu !
V : Qu'y a-t-il ?
Syd : C'était la femme de Will !
V : Je ne le savais pas.
Syd : Harrison, c'était son nouveau nom. Il s'est marié il y a maintenant deux ans. Il ne sait pas que je suis au courant mais j'ai toujours gardé un œil sur lui.
V : Nous devrions aller le voir, il doit avoir besoin d'aide.
Syd : Tu as raison.
V : On va confier Isabelle à ma mère et ensuite on prend le premier avion.
Syd : Allons-y.


Chapitre 10 : Tout pour Jacquelyn

Maison Sloane, Andalousie

Sark revient à la planque de Sloane. Il entre et trouve Sloane au chevet de Jacquelyn :
S : Elle est dans cet état depuis 2 heures. Elle s'est évanouie et ne réagit pas.
Sa : Ce n'est pas grave, cela arrive. Attendez-moi ici - Sark revient quelques minutes après avec un fluide vert fluorescent -
S : Est-ce que c'est l'élixir de Rambaldi ?
Sa : En effet, ça semble la soulager.
S : Jusqu'ici vous semblez savoir comment l'aider mais je peux vous assurer Julian, que si vous faites souffrir ma fille physiquement ou moralement, je vous ferai payer le prix fort.
Sa : Arvin, pour la première fois depuis qu'on se connaît, je peux vous dire que nous avons la même motivation et le même but.
J : Papa ? Julian ?
S : Nous sommes là ma chérie.
Sa : Jacquelyn, j'ai la formule mais je dois encore retrouver le mode d'emploi. On l'appelle le " guide ". Il se trouve en Suisse.
S : Quant à moi, j'ai découvert que ce qui est gravé sur la plaque n'est qu'un leurre. Il faut une " clé " pour lire la formule et le " guide " pour l'interpréter.


Chapitre 11 : Remords

Dans l'avion L.A. - Milwaukee

Sydney semble dormir. Vaughn est éveillé et regarde à travers le hublot. Même s'il n'y voit rien, Vaughn fixe le néant :
Syd : Tu devrais dormir. Ca fait presque deux jours que tu n'as pas fermé l'œil.
V : Je sais. Mais à chaque fois que je ferme les yeux, je ne peux m'empêcher de repenser aux victimes de mon opération.
Syd : Vaughn, tu dois dormir afin d'avoir les idées claires. Tu n'as qu'à penser à Isabelle pour t'endormir et je te garantie que ça marchera.
V : Tu as raison.
Ils s'embrassent. Vaughn ferme donc les yeux. Il s'endort quasi-instantanément. Sydney met une couverture sur lui et lui passe sa main sur sa joue.
Syd : Je t'aime Vaughn…


Chapitre 12 : Les doutes de Sloane

Maison Sloane, Andalousie

Sark et Jacquelyn sont ensemble :
Sa : Tu as l'air préoccupé ?
J : Je ne sais pas comment m'y prendre avec mon père.
Sa : Tu sais, ça fait maintenant quelques années que je le connais. Quand il est question de sa famille, Sloane est toujours plein d'attention.
J : C'est vrai ?
Sa : Oui. Tu devrais aller le voir et lui parler franchement.
J : Merci.
Elle l'embrasse et se rend dans le bureau de son père. Il est assis dans un fauteuil, face à la cheminée. En s'approchant, Jacquelyn l'entend sangloter :
J : Pourquoi es-tu dans cet état ?
S : Je me rends compte qu'au fur et à mesure, je perds tous les êtres que j'aime : Emilie, Nadia et bientôt toi.
J : Je suis encore là.
S : Je n'ai pas réussit à mettre la main sur la " clé ". Je ne sais plus comment faire.
J : Ce n'est pas grave. Ai-je l'air inquiète ?
S : (en souriant) Non ma chérie.
J : Tu sais pourquoi ?
S : Non…
J : Parce que je te fais confiance.
S : Je t'aime tellement - Sloane la serre fort dans ses bras - Je te promets que je te sauverai. Je te donne ma parole.


Chapitre 13 : Retrouvailles

Maison de Will, Milwaukee

Sydney et Vaughn arrivent chez Will. Ils sont sur le perron. Sydney sonne mais personne ne répond :
V : On ferait mieux de faire le tour de la maison. Je prends la gauche, tu prends la droite. On se retrouve de l'autre côté.
Syd : D'accord.
Chacun part de son côté. Rien. Ils se rejoignent sur la terrasse :
V : Apparemment il n'y a personne.
Syd : Vaughn, regarde à l'intérieur.
C'est alors qu'ils aperçoivent Will à travers la baie vitrée, seul, assis sur le canapé. Sydney ouvre la porte fenêtre. Elle s'approche et finit par se trouver nez à nez avec Will. Quand il la voit, il croit halluciner. La personne dont il a le plus besoin est là, devant lui :
Syd : Will…
W : Oh mon dieu, Syd !
Elle le prend alors dans ses bras. Will pleure toutes les larmes de son corps.
Syd : Ca va aller, Will. Je suis là.
W : Merci - Vaughn entre - Michael, tu es aussi venu.
V : Je suis désolé Will…
W : Merci à tous les deux d'être là.
V : Will, si je suis venu c'est aussi pour t'expliquer ce qu'il s'est passé. Tu as le droit et tu as aussi besoin de savoir. Alors voilà : Sark a pris Julie en otage. Et pour faire diversion lors de sa fuite, il a lancé une grenade. Julie et cinq de mes hommes y ont perdu la vie. Je suis vraiment désolé.
W : Tu n'y es pour rien. Merci de m'avoir dit la vérité. Je sais que tu risques gros en faisant ça.
V : C'est la moindre des choses.
Un ange passe.
V : Bien, je vais vous laisser.
W : Tu peux rester…
V : Je sais qu'il te faut en parler à quelqu'un. Nous le savons que trop bien Syd et moi.
Syd baisse les yeux se remémorant la peine que Vaughn avait eu quand il l'avait cru morte et inversement.
V : Syd, occupe-toi bien de lui. A tout à l'heure.
Vaughn part en laissant Syd et Will ensemble.


Chapitre 14 : La clé

Maison Sloane, Andalousie

Sark et Jacquelyn sont dans le salon. Sloane arrive :
S : Un de mes contacts m'a informé que la " clé " est en possession du " projet trou noir " de la CIA qui est dorénavant sous le commandement de John Bristow.
Sa : Mais je ne comprends pas. Encore un Bristow !
S : Et pas des moindres. Il est aussi robuste que Jack l'était.
J : Que sais-tu de lui ?
S : Et bien je l'ai connu en même temps que Jack. Je sais qu'ils se sont disputés il y a très longtemps, bien avant que Sydney voit le jour. Et depuis je n'ai plus eu de nouvelles. J'ai aussi appris que notre ami l'agent Vaughn est à votre recherche.
Sa : Oui, mon escapade à Milwaukee a due quelque peu l'irriter.
S : Ca m'a l'air d'être plus que ça.
Sa : A vrai dire je me suis renseigné et il dirige lui-même ses opérations. Il doit être monté en grade.
J : Et alors ?
S : Il doit connaître la localisation de la " clé ". Mettons-nous au travail.


Chapitre 15 : La résolution de Will

Maison de Will, Milwaukee

Syd est avec Will :
W : Nous nous sommes mariés il y a deux ans. Oh, tu aurais vu notre mariage ! Il était simple et pourtant si magnifique, tout comme elle. Elle avait tout planifié. Tout était parfait. Elle… était parfaite. J'aurai tellement voulu que tu la connaisses !
Syd : En fait, je l'ai déjà vu.
W : Que veux-tu dire ?
Syd : J'étais là pour ton mariage. J'étais à distance mais j'ai vu comme vous étiez beaux.
W : Mais pourquoi ne t'es-tu pas approchée ?
Syd : Je ne voulais pas risquer ta vie ni celle de Julie.
W : Je comprends.
Syd : Will… Je sais ce que c'est de perdre l'être que l'on aime. D'abord Danny, puis j'ai failli perdre Vaughn… Je ne vais pas te dire que la peine va disparaître. Elle finira par diminuer mais elle ne s'en ira pas. Et puis un beau jour, tu te réveilleras en te disant que tu dois aller de l'avant.
W : Merci Syd… Mais tu sais, je pense qu'il y a une chose que tu ignores.
Syd : Quoi donc ?
W : Je suis papa.
Syd : Oh mon dieu Will ! Comment s'appelle-t-il et quel âge a-t-il ?
W : Il s'appelle Aaron et il a 18 mois. J'ai préféré le laisser chez la mère de Julie. Je ne me sentais pas le courage d'affronter son regard.
Syd : Cela te donne une bonne raison de vivre.
W : J'en ai une autre.
Syd : Laquelle ?
W : Eliminer Sark.
Syd : Will, tu dois penser à Aaron. Tu es père et…
W : Syd, ne me dit pas ça ! Tu es la première à être repartie au travail après la pseudo-mort de Michael alors que tu étais enceinte !
Syd : Je me devais d'essayer. Tu es décidé ?
W : Syd !
Syd : D'accord. Mais tu dois savoir que le meurtrier de Danny et Fran, Sloane, est certainement lié à tout ça.
W : On les aura.
Syd : Le seul souci c'est ton manque de pratique.
W : Que veux-tu dire ?
Syd : Tu n'as été qu'analyste jusqu'ici. Je vais devoir te former à être sur le terrain. De cette façon, on mettra fin aux agissements de Sloane et Sark.


Chapitre 16 : Moment de solitude

Dans un parc, Milwaukee

Vaughn s'est arrêté dans un parc. Il avait besoin de souffler un peu. Il voit alors une petite fille à la balançoire avec son père qui la pousse. Ils ont l'air heureux. Vaughn pense immédiatement à Isabelle qui lui manque terriblement. Il prend donc son téléphone et appelle chez sa mère :
V : Allô maman ?
A : Mon chéri, tu vas bien ?
V : Oui, ça va. Est-ce qu'Isabelle est là ?
A : Tu as de la chance elle vient d'arriver de l'école. Ne bouge pas Michael, je vais la chercher… Isabelle ? C'est ton papa au téléphone, il veut te parler.
I : Merci mamie. Allô papa ?
V : Bonjour mon ange, tu vas bien ?
I : Oui. Vous me manquez avec maman.
V : Toi aussi tu nous manques beaucoup.
I : Tu sais ce que j'ai fait à l'école ce matin ?
V : Non mais tu vas me le dire !
I : Et ben on a fait des crêpes et des gaufres.
V : Ca m'a l'air appétissant !
I : Je t'en ferai quand tu reviendras.
V : J'espère bien ! Bon, je vais devoir te laisser. Papa et maman t'aiment fort.
I : Moi aussi papa. Au revoir.
V : Au revoir mon ange…
Vaughn raccroche avec un petit pincement au cœur. Son téléphone sonne alors :
? : Mr Vaughn ?
V : Qui est à l'appareil ?
Ma : Mark Rutger.
V : Mr Rutger, que me vaut ce plaisir ?
Ma : J'ai entendu dire que vous cherchiez Mr Sark et qu'il y avait même une récompense si on le trouvait.
V : En effet. Je vous écoute.
Ma : Et bien Mr Sark est actuellement en Suisse. Il prépare une ascension dans les Alpes suisses.
V : Pour quand est-ce prévu ?
Ma : Je n'ai pas encore cette information mais ça ne saurait tarder. Je serai vous, je prendrai le premier avion.
V : Merci Mark. Essayez d'obtenir d'autres informations et je paierai en conséquence.
Ma : Je vous fais confiance sur ce point. Vous avez toujours tenu vos promesses. Je vous tiens au courant.
V : Merci encore.
Vaughn raccroche. Enfin une chance de capturer Sark. Il appelle Dixon :
V : Dixon ? J'ai une info importante à propos de Sark.
D : Vaughn, nous savons que Sloane est vivant.
V : Oui, mais je te parle de Sark. Il faut immédiatement envoyer une équipe en Suisse pour l'interpeller. Je prends le premier avion. Je commanderai l'équipe sur place.
D : Nous sommes à deux doigts de localiser Sloane. C'est lui notre priorité.
V : Mais tu ne comprends pas ! On a une chance d'arrêter Sark.
D : Idem pour Sloane. Toutes les équipes sont déjà mobilisées pour sa capture.
V : Mais…
D : Ma décision est prise. Désolé Vaughn.
Il raccroche. Vaughn n'en croit pas ses oreilles. Il fonce rejoindre Sydney chez Will.


Chapitre 17 : Sloane est vivant !

Planque de Sark, Zurich, Suisse

Sark se prépare pour sa future ascension afin de retrouver le " guide ", quand son téléphone sonne :
Sa : Oui.
J : Julian, c'est Jacquelyn.
Sa : Comment te portes-tu ?
J : Bien. Je t'appelle pour te dire que tout se passe comme prévu. Mon père est sur le point de partir. Une affaire à régler en Amérique Centrale puis nous continuons notre plan.
Sa : Très bien.
J : Sois prudent.
Sa : Ne t'inquiète pas. Je vais m'amuser comme un petit fou.

Centre des opérations CIA, L.A.

La nouvelle tombe : Sloane est au Mexique. Dixon coordonne alors l'attaque :
D : Rachel, tu pars sur place.
R : Très bien. J'ai une question.
D : Je t'écoute.
R : Comment est-il possible que Sloane soit en vie ? Dans son dernier rapport il y a cinq ans, Sydney a mentionné qu'elle l'avait tué d'une balle en pleine tête en Mongolie. Aux dernières nouvelles, cette même chambre était bouchée donc hors d'atteinte.
D : Je ne sais pas. Mais ce que je peux te dire, c'est que Sloane va devoir nous l'expliquer quand nous l'aurons capturé.


Chapitre 18 : Les adieux

Maison de Will, Milwaukee

Vaughn arrive chez Will. Il demande à Sydney de venir le voir. Ils vont dans une autre pièce :
Syd : Que se passe-t-il ? Tu as l'air surexcité !
V : J'ai appris par un de mes contacts que Sark est en Suisse. Mais Dixon ne veut envoyer personne. Toutes les équipes sont déjà réquisitionnées pour la capture de Sloane.
Syd : Sloane va être arrêté ?
V : Apparemment. Il semble être la priorité. Mais je ne peux pas laisser Sark s'en tirer encore une fois. J'y vais… seul.
Syd : Je viens avec toi.
V : Non. Je ne sais pas comment ça va se passer. S'il arrive quelque chose, tu devras être là pour Isabelle.
Syd : Vaughn, je ne peux pas te laisser partir seul.
V : Ecoute, je recruterai une équipe sur place.
Syd : Tu me le promets ?
V : Oui. Tiens, c'est le numéro du téléphone satellite que je prends. Tu es rassurée ?
Syd : Pas vraiment. J'aimerai que tu fasses quelque chose pour moi, c'est possible ?
V : Bien sûr - Syd va chercher un écrin dans son sac -
Syd : Voilà, je voulais te l'offrir à notre anniversaire de mariage mais je préfère te la donner maintenant.
V : Qu'est-ce que c'est ?
Syd : Une chevalière. Je veux que tu ne la quittes jamais.
V : Oh, Syd. Elle est magnifique !
Syd : C'est pour te rappeler que tu ne seras jamais seul.
V : Merci beaucoup - Ils s'embrassent et Vaughn la prend dans ses bras - Tu sais, tu vas devoir me lâcher. Mon avion est dans une demi-heure. Je dois y aller. Je préviendrai Dixon une fois sur place.
Syd : Vaughn ?
V : Oui.
Syd : J'ai un mauvais pressentiment.
V : Ne t'inquiète pas, je serai prudent. Et puis je ne peux pas laisser les trois amours de ma vie !
Syd : Je t'aime.
V : Moi aussi.
Syd laisse donc partir Vaughn à contre cœur. La dernière phrase de Vaughn résonne comme un adieu dans le cœur de Sydney.


Chapitre 19 : Pressentiment et diversion

Le Bar du lac, Zurich, Suisse - le lendemain matin

Après avoir atterrit, Vaughn se dirige au point de rendez-vous avec son contact, Mark Rutger :
Ma : M. Vaughn, vous voilà !
V : M. Rutger. Alors, quelles sont les nouvelles ?
Ma : Et bien M. Sark est parti il y a maintenant une heure. Vous n'étiez pas joignable. J'imagine que vous étiez dans l'avion.
V : Oh non ! Autre chose ?
Ma : J'ai réussit à obtenir son itinéraire.
V : Bien. Voici votre récompense comme promis - Il lui tend une enveloppe que Mr Rutger ouvre -
Ma : Merci Mr Vaughn. Vous êtes un homme de parole.
Vaughn part donc acheter le nécessaire afin de pister Sark dans les Alpes. Pas le temps de recruter une équipe ou même d'appeler Dixon. Tout ce qui compte, c'est d'arrêter Sark ! Vaughn part à sa poursuite, seul.

Maison Vaughn, L.A.

Syd se réveille en sursaut. Elle se lève. Will est déjà debout :
W : Salut !
Syd : Salut. Tu es prêt à t'entraîner ?
W : Oui, je suis fin prêt. J'espère que tu ne vas pas frapper trop fort ! … Merci encore de m'accueillir ici, à L.A. Syd ? Syd, tu m'écoutes ? - Sydney semble ailleurs -
Syd : Quoi ? Tu m'as parlé ?
W : Syd, que se passe-t-il ?
Syd : J'ai un très mauvais pressentiment à propos de Vaughn et je me trompe rarement.
W : Ne t'inquiète pas. Il ne prendra pas de risque inconsidéré ne serait-ce que pour Isabelle, Jack et toi.
Syd : Tu as probablement raison.

Centre des opérations CIA, L.A.

Dixon s'apprête à lancer l'attaque dans l'hacienda où Sloane a été localisé :
D : Très bien. Equipe 1 au rapport.
E1 : Ici Equipe 1, nous couvrons l'avant. Il y a 4 gardes devant. Prêts à intervenir. Terminé.
D : Equipe 2, au rapport.
E2 : Nous sommes à l'Est et l'Ouest. Il y a 2 gardes de chaque côté. Terminé.
D : Equipe 3 au rapport.
R : Ici Oracle pour Equipe 3. Nous sommes à l'arrière de l'hacienda. Je vois 2 gardes. Terminé.
M : Tout est prêt monsieur.
D : Très bien. Equipe 1, 2 et 3, allez-y ! - L'assaut est lancé -
E1 : Ici Equipe 1, les gardes sont neutralisés.
E2 : Equipe 2, on a un homme à terre, je répète : un homme à terre !
E1 : Equipe 1, on va en renfort pour l'Equipe 2.
E3 : Equipe 3, gardes neutralisés. On entre. Couvrez-nous !
E1 : Nous sommes avec l'Equipe 2. Tous les gardes sont neutralisés. On rejoint l'Equipe 3.

Après une heure de recherches :
D : Oracle, au rapport !
R : On a ratissé toute la propriété. Sloane n'est pas là. Je pense qu'il n'est même jamais venu.
Dixon ne comprend pas. Cela ressemble à une diversion. Mais de quoi voulait-on éloigner la CIA ?


Chapitre 20 : Rencontre insolite au sommet

Alpes suisses

Vaughn continu de grimper. Une chance pour lui qu'il connaisse bien l'alpinisme. C'était son sport préféré étant enfant, avec le hockey sur glace bien sûr ! Jusqu'ici, Sark avait laissé des traces. Peut-être même un peu trop à son goût. C'est alors que le vent qui était faible jusqu'à présent, s'affole. Une tempête approche à grand pas. Vaughn décide de chercher un abri. Il aperçoit une grotte alors que le vent est de plus en plus violent. Il s'approche tant bien que mal et entre dans la grotte. Il commence à enlever son sac à dos et ses lunettes quand :
? : Mr Vaughn, nous vous attendions !
Vaughn ne connaît que trop bien cette voix. C'est celle de Sloane. Il se retourne donc. Vaughn ne comprend pas. Sloane est là, avec Sark.
Sa : Salut Michael ! Nous avons des comptes à régler je crois.
Sark sort alors une arme tranquillisante et tire sur Vaughn. Il n'a pas le temps de réagir. Il tombe lourdement à terre.


Chapitre 21 : En avoir le cœur net

Maison Vaughn, L.A.

Sydney entraîne Will mais son esprit est de nouveau ailleurs.
W : C'est toujours ton pressentiment ?
Syd : Comment ?
W : Ne t'inquiète pas, je suis sûr que Michael va bien.
Syd : Je ne sais pas.
W : Tu as essayé de le contacter ?
Syd : Oui mais son téléphone ne fonctionne apparemment pas. Je vais appeler Dixon, je veux en avoir le cœur net - Elle l'appelle -
D : Dixon, j'écoute.
Syd : Oui c'est Sydney. As-tu eu des nouvelles de Vaughn aujourd'hui ?
D : Non. Je lui ai parlé pour la dernière fois hier.
Syd : Comment ça, il ne t'a pas contacté pour t'informer ?
D : M'informer de quoi ?
Syd : Qu'il se rendait en Suisse afin de capturer Sark.
D : Non, mais…
Syd : Mais quoi ?
D : Cela expliquerait l'échec de notre opération au Mexique pour la capture de Sloane.
Syd : Vous ne l'avez pas arrêté ?
D : Non, il n'y avait personne sur place mis à part des gardes. Je pense que Sloane voulait isoler Vaughn.
Sydney repense alors aux paroles de Sloane lors de leur entretien.
Syd : Oh mon Dieu ! Pas lui, pas Vaughn !
D : Sydney, calme-toi.
Syd : J'arrive tout de suite.
D : Sydney !
Elle avait déjà raccroché. Elle se rend donc au centre des opérations accompagnée de Will.


Chapitre 22 : Déjà vu

Grotte, Alpes suisses

Vaughn commence à se réveiller. Il a comme une impression de déjà-vu. Il est attaché, les bras suspendus au plafond de la grotte. Ils lui ont retiré son anorak et son pull. Il est torse nu et frigorifié. Sloane et Sark arrivent :
Sa : Voyons, voyons, que nous avez-vous apporté ? - Il regarde dans son sac - Un téléphone satellite. Il ne fallait vraiment pas ! - Il détruit le téléphone -
S : Sark, nous perdons du temps ! Vous connaissez l'urgence de la situation.
Sa : Bien sûr Arvin. Mais la tempête est là pour plusieurs heures. Alors pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable ?
S : Bon, je vous laisse régler le problème - Sloane s'en va -
Sa : Vous tremblez ! Il est vrai qu'il y a un petit vent frais.
Vaughn avait très froid mais il ne voulait rien dire. Rien ne se lisait sur son visage. Il ne voulait pas donner ce plaisir à Sark.
Sa : Vous savez, mon genou est encore douloureux par moment.
V : Désolé…
Sa : Vous vous excusez de m'avoir tiré dessus il y a 5 ans. Vous êtes navrant mon cher Michael.
V : Désolé de vous avoir épargné.
Sa : Bien sûr. J'ai suivi votre conseil, j'ai arrêté les injections et autres accessoires pour la torture.
V : Que me voulez-vous ?
Sa : Quelle impatience ! Bon, puisque vous insistez… Où est la localisation du " projet trou noir " ?
Sark lui donne un coup de coude dans le dos. Vaughn grimace de douleur.
Sa : Nous savons que John Bristow vous a donné l'information. Alors où se localise-t-il ?
V : Je me rappelle d'une situation similaire où vous me demandiez la localisation du passager. Autant que je m'en rappelle, je ne vous avais pas répondu. Alors pourquoi ça changerait ?
Sa : Bien, pimentons un peu la chose !
Sark prend alors un seau d'eau froide et le verse son contenu sur Vaughn. C'est comme si une multitude de couteaux lui transperçaient le corps. Il est vraiment gelé. Sark lui donne de plus en plus de coups dans le dos. Vaughn fini par laisser échapper des cris de douleur.


Chapitre 23 : Où est Vaughn ?

Centre des opérations CIA, L.A.

Sydney et Will sont avec Dixon. Marshall arrive :
M : Je n'arrive pas à le localiser. Je pense que son téléphone satellite est endommagé. De plus, la Suisse subit des tempêtes de neige aujourd'hui, ce qui n'aide pas vraiment.
Syd : Tenez Marshall, c'est un code d'accès pour activer une balise.
M : Elle sera à proximité de Vaughn ?
Syd : Il l'a même sur lui. Elle est incrustée dans sa chevalière.
M : Je vous reconnais bien ici ! C'est un modèle obsolète mais on devrait pouvoir le localiser à 20 mètres près.
Syd : Je pars pour la Suisse…
D : Non, je vais envoyer une de nos équipes.
Syd : Alors je vais avec eux !
D : Je te rappelle que tu es une civile à présent.
Syd : Très bien, alors je réintègre la CIA.
D : J'aurai préféré que ce soit dans d'autres conditions mais j'accepte.
Syd : Will viendra en tant qu'observateur. Et c'est non négociable.
D : Très bien. Rachel, Will et toi partez dans 15 minutes pour la Suisse.


Chapitre 24 : L'abandon

Grotte, Alpes Suisses

Malgré les coups, Vaughn ne donnait toujours pas l'information à Sark. Ce dernier continuait à le frapper mais Vaughn ne sentait plus rien. Il est semi-conscient quand Sloane arrive :
S : Alors, qu'avez-vous obtenu ?
Sa : Rien.
S : Etait-il nécessaire de le mettre dans cet état ?
Sa : Peut-être pas mais ça m'a fait du bien.
S : Sark…
Vaughn, bien que groggy, entend la conversation.
S : … nous allons devoir attaquer à la source. Bon, la tempête est passée, allons-y.
Sa : Que fait-on de lui ?
S : Laissons-lui une chance.
Sa : D'où vient ce soudain humanisme ?
S : Vous savez, rester bloqué cinq ans sous la roche vous change un homme. Ne perdons pas de temps, allons-y.
Sloane et Sark s'en vont laissant Vaughn ligoté, plus mort que vivant.

Une heure plus tard

L'équipe de Sydney arrive non loin de la grotte. Le traqueur signale que Vaughn est proche :
W : Il n'y a plus de trace. La tempête s'est seulement arrêtée il y a une heure.
Syd : Etant donné que Vaughn est expérimenté, il a du chercher un refuge - le signal du traqueur est de plus en plus fort - Regardez, il y a des traces de pas. Suivons-les… Là, il y a une grotte ! J'entre. Rachel, couvre-moi.
R : Ok - Sydney entre avec Rachel juste derrière elle -
Syd : Vaughn ? - Elle l'aperçoit - Oh mon dieu !
Sydney voit alors Vaughn, ligoté les bras en l'air, torse nu et inconscient.
Syd : Aidez-moi à le détacher, vite !
Ils le détachent. Sydney prend tout de suite une couverture. Elle essaie de le réveiller. En le prenant dans ses bras, elle s'aperçoit que son dos est en sang.
Syd : Aidez-moi à le mettre sur le côté, je veux voir son dos.
Ils le mettent sur le côté. Il a le dos noir de coups. La peau a fini par céder sous la force des coups. Sydney met tout de suite des compresses sur ses plaies. Ils le remettent sur le dos.
Syd : Michael ? Tu m'entends ? - il reprend conscience - Will, tient lui la nuque dans l'axe.
V : Un ange ! Je … dois… rêver.
Syd : Michael, mon amour, on s'occupe de toi. Reste avec moi ! - il essaie de bouger pour prendre la main de Sydney -
V : Ah !
Syd : Je sais, mais ça va aller Michael.
V : Ce n'est pas… bon signe si… tu m'appelles par mon prénom.
Syd : Reste calme, les secours arrivent.
Vaughn essaie de dire quelque chose mais la douleur est trop forte.
Syd : Ne dis rien. Mais surtout reste avec moi, je suis là.
V : … Je… t'aime.
Syd : Moi aussi - Vaughn perd conscience - Michael !
R : (au téléphone) Je vous envoie nos coordonnées GPS. Envoyez de toute urgence une équipe médicale. Vaughn est gravement blessé.
D : Très bien, elle sera là dans 30 minutes.


Chapitre 25 : Le compte à rebours a commencé

Maison Sloane, Andalousie

Jacquelyn est entrain d'étudier le texte de Rambaldi quand Sark et Sloane arrivent :
S : Ma chérie, tu te sens bien ?
J : Oui.
Sa : Nous avons le " guide " mais nous n'avons pas obtenu la localisation de la " clé ". Vaughn n'a rien dit.
J : Il est encore en vie ?
S : Oui, nous n'avions pas d'intérêt à le tuer, bien au contraire.
J : Si tu le dis.
S : Quelque chose semble te préoccuper ?
J : J'ai repris le texte de Rambaldi me concernant. Bien que mon vieil italien soit un peu rouillé, j'ai pu traduire que la récupération des éléments de l'antidote est un travail de longue haleine…
S : Montre-moi - Elle lui donne le texte -
Sa : Alors ?
S : Elle a raison.
J : Regarde la date en bas de la page. C'est dans deux mois exactement. Cela ne peut être que la date de ma mort.
S : Voyons, ne dis pas ça, je n'ai pas encore traduit ce passage. Notre priorité est de réunir les éléments de l'antidote. Le " guide " nous le donne.
Sa : Et la " clé " ?
S : Chaque chose en son temps. Faites-moi confiance.


Chapitre 26 : L'état de Vaughn

Hôpital militaire, Zurich, Suisse

Sydney est en salle d'attente. Elle patiente depuis déjà trois heures quand Will arrive avec un café :
Syd : Non merci.
W : Prend-le, c'est pour te réchauffer.
Syd : Will, il ne peut pas partir, pas comme ça ! Isabelle et Jack ont encore tant de chose à faire avec lui…
W : Je lui fais confiance. Il a déjà survécu à une rafale de semi-automatique. J'en connais pas beaucoup qui en sont capable.
Syd : C'est vrai.
W : Et puis Michael est fort. Il se battra pour votre fille et pour toi - Le médecin arrive -
Syd : Comment va-t-il ?
Med : Et bien je n'apporte pas de bonnes nouvelles. Il a une côte fêlée ainsi qu'une hypothermie sérieuse et une pneumonie.
Syd : Mais il va s'en sortir ?
Med : J'en arrive au problème majeur. Les coups qui lui ont été porté dans le dos lui ont sectionné la moelle épinière.
Syd : Oh non, ne me dites pas…
Med : Je suis désolé madame mais votre mari est devenu paraplégique.
Sydney tombe en larmes. Will la prend dans ses bras quelques instants. Puis elle se ressaisit :
Med : Il va tout de même vivre.
Syd : Je dois le voir.
Med : Une infirmière va vous conduire à sa chambre. Il risque d'être très faible ces prochains jours à cause de la pneumonie. Mais vous savez, je connais très peu d'hommes qui auraient survécu à de telles tortures.
Syd : Quand va-t-il se réveiller ?
Med : Nous espérons d'ici quelques heures.
W : Merci docteur.
Sydney est accablée. Comment Vaughn va-t-il prendre la nouvelle ?


Chapitre 27 : Confirmation de diversion

Centre des opérations CIA, L.A.

Dixon est toujours intrigué par l'opération du Mexique. Il se rend dans le bureau de Marshall. Rachel est aussi là :
D : Rachel, une équipe est toujours au Mexique ?
R : Oui monsieur.
D : Envoyez-les chez notre informateur.
20 minutes plus tard. L'équipe est sur place.
D : Eagle, ici Base. Que voyez-vous ?
E : Nous entrons. Rien dans la cuisine, rien dans la chambre, attendez.
D : Que se passe-t-il Eagle ?
E : Nous venons de trouver l'informateur. Il est mort.
D : Commencez les recherches.
E : On commence par l'ordinateur. Apparemment, un mail n'a pas été effacé.
D : Lisez-le.
E : Le mail dit " faire passer le message à la CIA comme prévu ". C'est signé A.S.
D : Ca ne peut être qu'Arvin Sloane.
R : Ca confirme ce que vous disiez monsieur. Sloane voulait bien nous éloigner de Vaughn.
D : Il voulait surtout lui tendre un piège. Mais pourquoi ?


Chapitre 28 : La dure réalité

Hôpital militaire, Zurich, Suisse

Sydney vient de raccrocher avec Dixon. Elle sait maintenant que Sloane est responsable de l'état de Vaughn. Sark devait forcément en faire partie. Elle revient dans la chambre de Vaughn. Il paraît tellement calme et serein malgré les hématomes sur son visage. Elle lui passe tendrement la main dans les cheveux. Puis elle caresse doucement son visage. Elle prend sa main dans les siennes.
Syd : Mon ange gardien…
Sydney s'assied sur la chaise. Elle glisse et s'appuie sur le lit, toujours en tenant la main de Vaughn. Elle finit par s'endormir.
C'est alors que deux heures plus tard, la main de Vaughn serre la sienne. Il se réveille.
V : Syd ?
Syd : Je suis là - Il ouvre les yeux -
V : Oh ! Mon dos. J'ai mal.
Syd : Je sais.
V : Tu vas bien ?
Sydney n'en revient pas. C'est lui qui est dans un sale état et il lui demande à elle, comment elle va.
Syd : (en souriant) C'est toi qui est dans un lit d'hôpital ! Comment te sens-tu ?
V : J'ai l'impression d'être passé sous un semi-remorque - Le médecin entre -
Med : Mr Vaughn ! Vous nous avez fait une sacrée frayeur.
V : J'ai du mal à respirer - Il tousse -
Syd : Vaughn !
Med : C'est à cause de votre pneumonie. On va vous donner votre traitement. Votre côte fêlée ne va pas arranger les choses.
V : J'ai aussi très mal au dos - Le médecin regarde alors Sydney -
Syd : Docteur, vous voulez bien nous laisser s'il vous plait.
Med : Je serai dans le couloir.
Syd : Merci - Le médecin s'en va - Michael, je dois t'expliquer quelque chose.
V : Tu ne me rassures pas quand tu m'appelles par mon prénom !
Sydney se lève et s'assied sur le lit de Vaughn. Elle pose sa main sur la jambe de son mari.
V : Syd, comment se fait-il que je ne sente pas ta main ?
Sud : Tu as de gros hématomes dans le dos. J'imagine que tu as due être roué de coups.
V : En effet. Continue.
Syd : Les coups ont été tellement violents qu'ils t'ont sectionné la moelle épinière - Les larmes coulent sur le visage de Sydney -
V : C'est définitif ?
Syd : Ton état est irréversible.
V : Je suis paralysé.
Sydney s'approche et le prend dans ses bras. Elle met sa tête dans le creux de l'épaule de Vaughn mais il est sous le choc, le regard dans le vide.


Chapitre 29 : Un débriefing mouvementé

Centre des opérations CIA, L.A., 10 jours plus tard

Un débriefing est organisé sur l'enlèvement de Vaughn. Dixon, Vaughn, Sydney, Marshall et Rachel sont présents. Vaughn n'est pas en grande forme et semble ailleurs. Sa côte étant encore très douloureuse, c'est Sydney qui pousse son fauteuil roulant et l'installe :
D : Vaughn… Tout d'abord, sache que nous sommes heureux de te revoir. Je sais que Syd et toi n'êtes revenus de Suisse que ce matin et j'apprécie que tu viennes aussi rapidement. - John Bristow entre -
Jo : Désolé du retard. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis John Bristow. Poursuivez Directeur Dixon.
D : Vaughn, de quoi te souviens-tu ?
V : Quand je suis entré dans la grotte, Sark et Sloane m'attendaient.
D : Nous avons en effet conclu qu'ils t'avaient tendu un piège. Mais pourquoi ?
V : Ils voulaient la localisation des entrepôts du " projet trou noir ".
Jo : Leur avez-vous donné l'information ?
V : Non.
Jo : En êtes-vous sûr ?
V : Evidemment !
Jo : Si je me permets d'insister agent Vaughn, c'est parce que sous la torture, on peut avouer sans même s'en rendre compte. Il n'y a pas de honte…
V : Mais pour qui me prenez-vous ! - Vaughn s'énerve - Je suis handicapé, pas attardé !
Vaughn, sous le coup de la colère, sort de la salle. Sydney se lève et le suit. Il se dirige vers le bureau. Sydney entre quand elle le voit se tordre de douleur :
Syd : Vaughn, qu'est-ce que tu as ?
V : C'est rien - Il inspire un grand coup - C'est ma côte qui me fait mal.
Syd : Tu es sûr qu'il n'y a pas autre chose ? Tu es sûr que ça va ?
V : J'en ai marre de répondre à cette question ! J'ai l'impression d'être une bête de foire.
Sydney ne répond pas mais Vaughn s'est aperçu qu'il l'a blessé.
V : Oh, Syd. Excuse-moi. Je ne voulais pas te parler de cette façon.
Syd : Je sens bien que quelque chose te tracasse.
V : Tu me connais si bien… En fait, c'est la première fois que je vais revoir Isabelle depuis… Je ne sais pas comment elle va réagir face à mon état.
Syd : Isabelle est une grande fille maintenant. Elle comprendra. Ne sois pas si anxieux. Fais-lui confiance.
V : Ouais.
Syd : Allez, je te ramène.


Chapitre 30 : La liste

Maison Sloane, Andalousie

Sark et Jacquelyn entrent dans le bureau de Sloane :
Sa : Vaughn a survécu.
S : (en souriant) Bien. Voilà la liste des éléments à récupérer pour la fabrication de l'antidote.
Sa : Et bien, la liste est longue.
J : Je n'en connais que la moitié.
S : Il y a beaucoup d'éléments complexes à trouver. Nous nous ferons aider. Sark, vous me trouverez ces éléments. Jacquelyn, ceux-ci. Je m'occupe du reste. Plus tôt on s'y met, plus tôt on aura fini.


Chapitre 31 : La réaction d'Isabelle

Voiture Vaughn & Syd, L.A.

Sydney ramène Vaughn chez eux. Il reste quelques kilomètres :
V : Tu as prévenu ma mère ?
Syd : Non, je n'ai pas eu le temps.
V : Ne lui dit rien pour le moment.
Syd : Mais Vaughn…
V : Sydney, s'il te plait.
Syd : Si c'est ce que tu veux.
V : Qui est avec Isabelle et Jack ?
Syd : La nourrice.
Ils arrivent. Sydney se gare devant la maison. Vaughn ouvre la portière pour sortir mais il réalise qu'il ne peut pas. Sydney arrive avec son fauteuil roulant. Elle l'aide à sortir de la voiture. Ils s'approchent de la maison :
V : Je suis tellement nerveux !
Syd : Ne t'inquiète pas, ça va bien se passer.
Ils entrent. La nourrice s'avance vers eux :
N : Oh mon dieu, Mr Vaughn ! Vous allez bien ?
V : Oui, merci. Comment vont Isabelle et Jack?
N : Bien, elle joue sur la plage et il dort paisiblement. Bon, je vous laisse. Isabelle ! Tes parents sont revenus, je m'en vais. (à Sydney) Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas.
Syd : Merci. Au revoir.
N : Au revoir - Elle part et Isabelle entre dans la maison -
I : Maman, Papa ! - Isabelle s'arrête devant son père - Qu'est-ce qui t'es arrivé Papa ?
Vaughn ne peut pas répondre, il est comme pétrifié.
Syd : Papa a eu un accident. Il va falloir prendre soin de lui.
V : Je suis désolé mon ange - Des larmes coulent sur ses joues -
I : Alors on va bien s'occuper de toi mon papa adoré !
Vaughn serre fort sa fille dans ses bras et ne peut retenir ses larmes.


Chapitre 32 : Peur bleue

Maison Vaughn, L.A., 2 semaines plus tard

Tandis que Syd prend une douche, Vaughn est sur la terrasse alors qu'Isabelle joue quelques mètres plus loin sur la plage. Quelqu'un sonne à la porte :
V : Mon ange ! Rentre à la maison. Papa va ouvrir la porte - Vaughn ouvre la porte, c'est le facteur -
F : Bonjour monsieur. Une signature s'il vous plait.
V : Voilà.
F : Merci monsieur, bonne journée !
V : Vous aussi.
Vaughn se dirige alors vers la terrasse. Une fois dehors, Isabelle n'est plus là. Vaughn, ne pouvant aller sur la plage à cause de son fauteuil, appelle Isabelle sans succès. Sydney arrive :
Syd : Que se passe-t-il ?
V : Le temps que j'ouvre au facteur, je suis revenu, elle n'était plus là. Isabelle !
Syd : Elle ne doit pas être bien loin - Sydney commence à descendre sur la plage quand Isabelle sort de la maison -
I : Tu m'as appelé Papa ?
V : Oh mon dieu Isabelle ! - Il s'approche et la prend dans ses bras - Où étais-tu passé ? J'ai eu la peur de ma vie ! - Sydney revient -
I : Tu m'as demandé de rentrer alors je suis allée dans ma chambre. J'ai fait quelque chose de mal ? - Le téléphone sonne, Sydney répond -
Syd : Allô ! … Très bien, j'arrive. - elle raccroche - C'était Dixon, je dois y aller.
V : Syd, tu peux amener Isabelle chez ma mère s'il te plait. J'ai besoin d'être un peu seul.
Syd : Tu en es sûr ?
V : Oui (à Isabelle) A plus tard mon ange, je t'aime fort.
I : Moi aussi Papa.
Syd : Aller ma grande, va préparer tes affaires, tu dors chez Mamie ce soir.
Isabelle rentre alors dans la maison. Sydney regarde dans la direction de Vaughn. Il est face à l'océan, dans ses pensées. Jack remu ses petits bras dans son berceau.


Chapitre 33 : Les larcins de Sark & Sloane

Centre des opérations CIA, L.A.

Sydney arrive. Avant d'entrer en réunion, John l'interpelle :
Jo : Sydney ?
Syd : John, vous allez bien ?
Jo : Voyons, tu peux me tutoyer. Je suis ton oncle après tout !
Syd : (gênée) Mon oncle…
Jo : Oui. D'ailleurs à ce propos… Je sais que le moment est mal choisi mais j'aimerai que l'on se voit pour… parler. Je voudrai aussi m'excuser auprès de l'agent Vaughn.
Syd : Et bien j'y penserai.
Jo : Tu sais que tu y ressembles beaucoup.
D : Sydney, John, allons-y.
La réunion commence. Sydney, John, Rachel, Marshall et Dixon sont présents :
D : Voici plusieurs clichés et vidéos surveillance montrant Sloane et Sark ces deux dernières semaines. Les vols qu'ils organisent sont ciblés.
Syd : Que volent-ils ?
D : Des protéines et assimilés.
R : Mais que vont-ils en faire ?
D : C'est ce qu'on doit déterminer. Il y a une heure, " Echelon " a intercepté une communication de Sloane où il est question de dérober une bactérie. Nos analystes font des recherches en ce moment même. Une réunion sera réorganisée d'ici quelques heures, alors au boulot !
La réunion terminée, chacun retourne à son bureau pour essayer de trouver des informations.
Dans la soirée, Dixon les convoque à nouveau.
D : Nous obtiendrons des infos dans le courant de la nuit. Vous pouvez rentrer chez vous mais restez joignables.
Sydney décide de rentrer voir Vaughn.


Chapitre 34 : L'impuissance de Sloane

Maison Sloane, Andalousie

Jacquelyn est clouée au lit. Sark est auprès d'elle. Sloane entre :
S : Julian, je dois vous parler - Ils s'éloignent -
Sa : Qu'y a-t-il ?
S : Ma fille avait raison. La date inscrite sur le texte est bien celle de sa mort.
Sa : Vous avez traduit le texte ?
S : Oui. Nous devons fabriquer l'antidote avant cette date.
Sa : Où en êtes-vous ?
S : Je vais chercher la bactérie au Cap, en Afrique du Sud.
J : Papa ? - Il va rejoindre Jacquelyn -
S : Je suis là ma chérie. Tu sais, tu ressembles beaucoup à ta mère. Emilie serait tellement heureuse de te savoir en vie. Nous voulions vraiment avoir une famille.
J : Nous en sommes une.
S : Je te promets que l'antidote sera prêt à temps.
J : Je t'aime.
S : Oh moi aussi ma chérie.
Sloane prend sa fille tendrement dans ses bras.


Chapitre 35 : Le souvenir

Maison Vaughn, L.A.

Sydney arrive chez elle. Il est tard. Sydney n'a pas aimé partir en laissant Vaughn seul. Elle entre. Elle voit qu'il est encore sur la terrasse. Elle s'approche quand elle voit une bouteille de whisky vide à côté de lui. Elle se met à genoux, face à lui :
Syd : Pourquoi tu as fait ça ?
V : Il n'y a que ça qui peut me faire oublier, comme quand je t'ai cru morte il y a quelques années.
Syd : Que veux-tu oublier ?
V : Que je ne sers plus à rien.
Syd : Je ne peux pas te laisser dire ça.
V : A quoi veux-tu que je serve si je ne peux même plus protéger nos enfants ?
Syd : Vaughn, en ce qui concerne notre fille, elle est bien assez grande pour se défendre, ne t'inquiète pas. Et puis tu es son papa adoré ! Que demander de plus ? Ta fille t'aime fort et ça c'est important. Et moi aussi je t'aime.
Vaughn met alors tendrement sa main sur la joue de Sydney.
Syd : Mon dieu mais ta main est gelée. Rentrons.
Sydney conduit Vaughn dans leur chambre. Elle l'aide à se coucher :
V : Moi aussi je t'aime et je ne sais pas ce que je ferai si tu n'étais pas là - Ils s'embrassent -
Syd : Repose-toi. Ferme les yeux, je suis à côté de toi.

Deux heures plus tard, Sydney se réveille. Vaughn a un sommeil très agité. Il est en sueur. Sydney ne sait pas quoi faire. C'est alors qu'il se réveille en sursaut :
V : Non ! - Il est essoufflé -
Syd : Michael, c'est Sydney. Ce n'est rien, ce n'était qu'un mauvais rêve - Il la regarde, un peu perdu - Ca va ?
V : Je… je me souviens.
Syd : De quoi ?
V : Je me souviens d'une discussion entre Sark et Sloane quand ils me torturaient. Je l'ai entendu mais je n'arrive pas à me rappeler du contenu de la conversation.
Syd : Essaie de te concentrer.
V : Non, le seul moyen c'est l'hypnose. L'information est peut-être primordiale.
Syd : Non, je ne veux pas. T'hypnotiser t'obligerait à revivre cet instant et je ne pense pas que tu sois prêt.
V : Ne t'inquiète pas pour moi. Je sais ce que je fais.
Vaughn attrape son fauteuil roulant et tente de s'habiller. Devant la détermination de Vaughn, Sydney se résigne et l'aide.


Chapitre 36 : Révélation sous hypnose

Centre des opérations CIA, L.A.

Vaughn est installé sur un siège incliné. Le médecin, Sydney et Dixon sont dans une pièce à côté. Un moniteur est branché sur le thorax de Vaughn pour surveiller son rythme cardiaque :
Med : Très bien Michael. Fermez les yeux et relaxez-vous. Vous n'entendez que le son de ma voix. Focalisez-vous sur ma voix. Vous êtes de plus en plus détendu - Le rythme cardiaque ralenti - Bien. Je vais faire un décompte jusqu'à 5. Quand j'arriverai à 5, je veux que vous vous retrouviez dans la grotte en Suisse, juste avant la discussion entre Sloane et Sark. 1…2…3…4…5. Que ressentez-vous ?
V : J'ai mal - Son rythme cardiaque s'accélère -
Syd : (au médecin) Il faut arrêter…
Med : Ne vous inquiétez pas, c'est normal (à Vaughn) Que voyez-vous Michael ? Que ressentez-vous ?
V : Je ne tiendrai pas le coup. Pourtant, si j'ai tenu jusque là, c'est pour Isabelle et Sydney. Je les aime tellement. Elles sont toute ma vie. Je vois Sark, il arrive - Vaughn commence à s'agiter - Il va continuer à me torturer.
Med : Michael, il ne peut rien vous arriver. Vous êtes là en tant qu'observateur. Que se passe-t-il ?
V : Sloane, je le vois s'approcher de nous. Il parle à Sark mais je ne discerne pas les mots. Je suis tellement fatigué…
Med : Michael, je veux que vous reveniez en arrière et que vous vous concentriez sur cette conversation. Prêtez l'oreille. Que disent Sloane et Sark ?
Vaughn se souvient :
S : Vous savez qu'il est primordial de savoir où se trouve la " clé " pour décoder la formule.
Sa : Arvin, nos avons déjà récupéré le " guide ". Et je tiens autant à Jacquelyn que vous.
V : Ils ont fini leur conversation. Ils s'en vont.
Syd : (à Dixon) Comment est-ce possible ? Comment Jacquelyn peut-elle être en vie alors que Sloane lui-même la croyait morte ?
D : Je ne sais pas.
V : Je suis si fatigué ! Je suis désolé Syd, vraiment désolé. Je vous aime fort avec Isabelle mais mes forces me quittent.
D : Docteur, réveillez-le - Sydney va auprès de Vaughn -
Med : Michael, c'est terminé. Je vais commencer un décompte. Quand j'arriverai à zéro, vous vous réveillerez. 3… 2… 1… 0.
Vaughn se réveille. Sydney est là. Il la prend alors dans ses bras.


Chapitre 37 : Recrutement

Le Cap, Afrique du Sud

Sloane arrive au Cap. Il appelle un contact :
S : Saïd, je suis arrivé. Rendez-vous dans trente minutes au restaurant " La Perle " - Il raccroche -
Trente minutes plus tard, Sloane est en terrasse. Saïd arrive :
Saïd : Ca fait longtemps, mon ami. La dernière fois que j'ai eu des nouvelles de vous, on disait que vous étiez mort.
S : Il ne faut pas croire ce qu'on dit.
Saïd : Que puis-je faire pour vous aider ?
S : J'ai besoin d'une équipe pour voler une bactérie.
Saïd : Pour quand ?
S : Vingt-quatre heures.
Saïd : C'est court. Je vais voir ce que je peux faire.
S : Je compte sur vous. Ne me décevez pas.
Saïd sort de table.
Quelques tables plus loin, en retrait, un homme prend son portable.
? : Je dois parler au directeur Dixon, c'est urgent.


Chapitre 38 : L'erreur de Sloane

Centre des opérations CIA, L.A.

En salle de réunion, Vaughn, Sydney, John, Marshall et Rachel sont présents. Dixon préside la réunion :
D : Je viens de recevoir un appel d'un contact au Cap, en Afrique du Sud. Sloane est sur place pour dérober une bactérie. Nous devrions connaître l'emplacement du laboratoire d'ici peu de temps.
R : Est-ce que je suis la seule à trouver cette piste un peu trop facile ?
Jo : Je serai même tenté de dire que c'est à nouveau un piège.
Syd : Non, je ne pense pas. La seule raison pour laquelle Sloane ferait des erreurs est qu'il est désespéré.
V : C'est sa fille son point faible, tout comme l'était Nadia.
Syd : Je pense que Vaughn a raison.
D : Sydney, Rachel, vous allez sur place. Vaughn, tu coordonnes l'opération d'ici.
V : Dixon, la dernière fois…
D : J'ai réparti les tâches.
Syd : Et concernant le " guide " et la " clé " pour décoder la formule ?
D : Chaque chose en son temps. Je vais mettre quelques agents sur cette piste. Au travail !
La réunion terminée, Dixon rejoint Vaughn.
D : Tu dois reprendre confiance. Et puis cette fois, Sydney est là pour t'aider.
V : Tu as raison. Merci Marcus.
D : C'est normal - Il sort -
Jo : Agent Vaughn !
V : (sur la défensive) Oui.
Jo : Je voulais m'excuser pour mon attitude lors de notre dernière rencontre. Je n'aurai pas due…
V : Ne vous inquiétez pas, vous êtes un Bristow. C'est dans votre nature d'être méfiant.
Jo : Vous avez l'air de bien nous connaître.
V : Plus que vous ne le pensez.


Chapitre 39 : Mise en place mission Hope & Share

Centre des opérations CIA, L.A.

Pendant que Sydney choisit son équipement, elle reçoit un appel :
Syd : Allô ?
W : Salut.
Syd : Will ! Tu vas bien ?
W : Oui. Je crois que tu m'as un peu oublié.
Syd : Je sais, mais je devais m'assurer que Vaughn irai mieux après ce qui lui est arrivé.
W : Et comment va-t-il ?
Syd : Et bien il a eu un peu de mal à accepter son handicap. Mais c'est en de bonne voie.
W : Bien…
Syd : Ecoute, je viens d'avoir une idée : je dois intervenir à l'étranger et à mon retour, Vaughn s'occupera de t'enseigner la théorie et moi la pratique.
W : C'est une super idée ! On fait comme ça. Soit prudente.
Syd : Ok. A plus tard - Elle raccroche, Vaughn entre -
V : Syd, on nous attend dans le bureau de Marshall. Tu viens ?
Syd : Je te suis.
Sydney s'aperçoit que Vaughn est heureux de se sentir utile. La lueur qui s'était éteinte dans ses yeux s'est à nouveau illuminée.
Ils arrivent tous dans le bureau de Marshall.
M : Mesdames, j'ai pour vous la toute dernière génération d'oreillette - il les donne à Rachel et Sydney - Ce sont bien entendu des écouteurs-émetteurs mais j'y ai incorporé un signal GPS.
D : Nous venons d'apprendre que c'est le laboratoire " Hope & Share " qui va être volé et pour accéder à la bactérie, c'est par reconnaissance tactile.
M : C'est pour ceci que vous porterez ce gant - Il montre le gant à Sydney -
V : Ce n'est pas très discret…
M : Mais ce n'est pas un problème, regardez - Il met le gant qui disparaît aussitôt -
Syd : Mais où est-il passé ?
M : Et bien disons que le gant est passé en mode " furtif " !
R : Mais comment est-ce possible ?
M : En fait, c'est un tissu que j'ai trouvé sur internet et…
D : Marshall ! Poursuivez.
M : Oui, monsieur - Il sert la main de Sydney - Ce gant n'est pas seulement invisible, il est aussi intelligent.
V : Comment ça intelligent ?
M : Il enregistre toutes les empreintes qu'on est susceptible de toucher. Regardez - Il donne un PDA à Sydney - Le gant transmet les infos au PDA. Vous choisissez l'empreinte et le gant la reproduit.
D : Le seul ayant accès à la bactérie est le directeur du laboratoire. Très bien, le départ est dans trente minutes. - Ils sortent tous sauf Sydney et Vaughn -
V : Tu me promets que tu seras prudente ?
Syd : Comme toujours !
V : Syd, je suis sérieux.
Syd : Je sais. Ce sera comme au bon vieux temps : c'est ta voix que j'entendrai dans ma tête… Mon ange gardien !
V : Approche.
Vaughn attrape Sydney par la taille. Il l'attire vers lui. Sydney finit dans les bras de Vaughn, assise sur ses genoux.
V : Ca va, tu es bien installée ?
Syd : Il faut dire que c'est confortable.
V : Syd ?
Syd : Oui.
V : Je t'aime. Reviens-moi vite.
Syd : Moi aussi je t'aime Vaughn.
V : Je commençais à prendre l'habitude que tu m'appelles par mon prénom !
Syd : N'y compte pas - Elle essaie de se relever -
V : Non, reste encore un instant.
Syd : Toute la vie s'il le faut !
Vaughn prend Sydney dans ses bras. Ils s'embrassent.


Chapitre 40 : Le retour en mission de Sydney

Laboratoire " Hope & Share ", Le Cap, le lendemain

Sydney et Rachel sont en place. Le directeur vient les accueillir.
Dir : Mesdemoiselles, c'est un plaisir de faire votre connaissance.
Syd : Le plaisir est pour nous cher Directeur. Je suis Maria Velasquez Goya - Elle lui serre chaleureusement la main -
R : Et mon nom est Isabella Garcia de Broca.
Dir : J'ai cru comprendre que vous vouliez investir dans notre laboratoire ?
R : C'est exact. Mais avant je voudrai vous poser une multitude de questions !
Dir : Mais bien sûr, suivez-moi dans mon bureau.
R : Je vous suis monsieur.
Dir : Appelez-moi William ! - Ils se dirigent vers le bureau -
Syd : Oh, Isabella, j'ai oublié des documents dans la voiture ! Je vais les chercher et je vous rejoints.
R : Très bien Maria. Alors où en étions-nous William ? Ah oui…
Pendant que Rachel s'occupe du directeur, Sydney se dirige vers la chambre sécurisée où se trouve la bactérie. Vaughn, Dixon et Marshall sont au centre des opérations.
V : Marshall, où en êtes-vous avec les caméras de surveillance ?
M : Donnez-moi une petite seconde… Voilà, j'ai piraté leur système. J'ai accès à leur vidéosurveillance.
V : Phoenix, ici Base. On a un visuel.
Syd : Reçu Base.
D : C'est la vidéo de la chambre sécurisée ?
M : Oui, mais…
V : Mais quoi ?
M : C'est bizarre, attendez.
V : Marshall !
M : Voilà ! L'image saute. C'est une boucle. Je vais essayer quelque chose.
C'est alors qu'au lieu de l'image qu'ils avaient de la chambre, ils voient Sloane et son équipe qui sont à l'intérieur.
V : Phoenix, Sloane est déjà sur place !
Syd : Ok, j'y vais.
Sydney approche de la chambre. Il y a un sas de chaque côté de la chambre. Grâce au gant, Syd entre sans problème dans le 1er sas alors que Sloane sort de la chambre pour aller dans le 2ème sas. Elle entre à son tour dans le 2ème sas alors que Sloane est déjà sorti. Il bloque la porte. Ils sont face à face. Seule la porte vitrée les sépare :
Syd : Vous ne vous en sortirez pas aussi facilement !
S : Voyons Sydney, il ne peut plus rien m'arriver !
Syd : Vous peut-être, mais Jacquelyn ?
S : Alors là, je suis épaté Sydney. Ah… mais ce doit être notre ami Vaughn qui a du te renseigner. Tu sais que s'il est en vie aujourd'hui, c'est grâce à moi.
Syd : Je vous ferai payer le prix fort pour ce que vous lui avez fait subir !
S : Si tu savais ce que je suis entrain d'accomplir, tu changerais d'avis. Nous aurions même pu travailler main dans la main mais le temps me manque. Mais ne t'inquiète pas. Tu seras la première informée quand ce sera terminé. Je te le promets. Je pense même que tu me remercieras.
Syd : Jamais !
S : Ah, Sydney ! Toujours aussi têtue que ton père l'était. Bon, je vais devoir te laisser. J'ai un timing à respecter. A bientôt.
Sloane commence à partir quand il enclenche l'alarme incendie. Dans le bureau du directeur, ce dernier ne fait qu'un tour et abandonne immédiatement Rachel :
R : Base, ici Oracle. Le directeur est parti suite à l'enclenchement de l'alarme.
V : Ok Oracle. Phoenix a besoin de toi. Go, go !
Syd : Non, j'entends les gardes, part au point de ralliement.
V : Phoenix !
Syd : Fais-moi confiance ! Oracle, on se retrouve tout à l'heure.
R : Bien reçu.
Syd : Bon, Merlin, tu peux me sortir de là ?
M : J'essaie, je me dépêche.
Syd : Les gardes arrivent dans le 1er sas.
V : Marshall, vite !
M : J'y travaille !
Syd : Ils sont dans la chambre. Ils vont entrer dans le 2ème sas. Merlin, t'en est où ?
M : Ca y est !
Marshall arrive à libérer Sydney. Elle s'échappe mais les gardes sont sortis du 2ème sas et font feu. Syd est alors touchée.
Syd : Ah !
V : Phoenix, au rapport ! Que se passe-t-il ? Oracle, elle est avec vous ?
R : Négatif, je vais à sa rencontre.
V : Phoenix ! Phoenix !
R : Ca y est, elle est avec moi. Elle avait perdu son oreillette.
V : Comment va-t-elle ?
Syd : Ca va aller. Nous retournons à la base. Terminé.
V : Elle va finir par m'achever !
M : C'était moins une !
V : Merci Marshall.


Chapitre 41 : Secret révélé

Maison Sloane, Andalousie

Sloane rejoint Sark :
S : Sydney est au courant pour Jacquelyn.
Sa : Comment est-ce possible ?
S : Vaughn. Il a du entendre une de nos conversations en Suisse.
Sa : Voilà où votre humanité nous mène !
S : Julian, calmez-vous. Ce n'est pas de l'humanisme. Vous comprendrez plus tard.
Sa : Bon, ça ne doit pas nous arrêter. On ne peut pas se permettre le moindre retard.
S : Je sais. Alors remettons-nous au travail.


Chapitre 42 : Frayeur

Centre des opérations CIA, L.A., service médical

Vaughn arrive en trombe au service médical :
V : Je veux voir Sydney !
Inf : Pardon ? Qui voulez-vous voir ?
V : Sydney Bristow Vaughn ! Je sais qu'elle vient d'arriver et qu'elle est blessée. Je veux la voir immédiatement !
Inf : Un instant, je recherche…
V : Ne vous donnez pas cette peine, j'y vais - Il se dirige vers les chambres -
Inf : Non monsieur ! Vous n'avez pas le droit… monsieur !
Vaughn commence à parcourir les couloirs quand il tombe sur Sydney :
V : Oh mon dieu ! Tu vas bien ?
Syd : Oui, c'est juste une égratignure au bras.
Inf : Monsieur, vous ne pouvez pas !
Syd : Ne vous inquiétez pas, il m'a trouvé.
V : Merci.
Inf : Ne me faites plus jamais courir comme ça où je vous bannie de ce service. C'est compris ?
V : Désolé - L'infirmière s'en va -
Syd : Tu leur as fait des misères ?
V : Je te cherchais, c'est tout.
Syd : Mais bien sûr !
V : Tu es sûr que ça va ?
Syd : Oui, c'est rien.
V : Tu m'as désobéit !
Syd : Oui mais j'ai pris la bonne décision.
V : Ca c'est à moi d'en juger ! Ne me refait plus jamais ça ! J'ai eu la peur de ma vie ! - Silence - Approche - Elle s'assied sur ses genoux - Qu'est-ce que je ferai sans toi ? J'ai déjà vécu ça une fois et ça me suffit.
Syd : Je sais - Elle l'embrasse - Sloane prépare quelque chose et je ne sais pas quoi. Ca m'inquiète.
V : Pas moi.
Syd : Comment peux-tu dire ça ?
V : On s'en est toujours sorti, n'est-ce pas ?
Syd : Tu as raison.
V : Tout ce que je veux maintenant, c'est retrouver mes deux petites femmes.
Syd : En parlant d'Isabelle, je dois aller la chercher chez ta mère.
V : Je t'accompagne.
Syd : Tu es prêt ?
V : J'ai réussit à l'éviter jusqu'à présent mais ma mère doit connaître mon état. Allons-y.


Chapitre 43 : Le regard d'Amélie

Maison d'Amélie Vaughn, L.A.

Sydney et Vaughn sont sur le pas de la porte. Sydney sonne. Amélie ouvre :
A : Oh mon dieu Michael ! Mais qu'est-ce que… ?
V : Ca va maman. Entrons - Ils entrent dans le salon -
A : Mais ce fauteuil roulant ?
V : Maman, assieds-toi - Elle s'assied - J'ai eu un accident. Ma moelle épinière a été touchée.
A : Oh non !
V : Maman, je suis paraplégique - Amélie pleure - Ca va aller. Si je ne suis pas venu avant c'est parce que je ne me sentais pas le courage d'affronter ton regard.
A : Mais j'ai faillit perdre mon unique fils !
Vaughn s'approche d'elle et la serre dans ses bras. Isabelle s'approche d'eux.
V : Viens mon ange.
Vaughn serre alors sa fille et sa mère dans ses bras. Il regarde Sydney et échangent un regard plein d'amour.


Chapitre 44 : L'anxiété de Sydney

Maison Vaughn, L.A., une semaine plus tard

Vaughn revient d'une promenade avec Isabelle. Quand ils entrent, ils aperçoivent Sydney qui vient elle aussi d'arriver :
I : Maman ! J'ai pleins de trucs à te raconter ! Avec papa on a été faire des courses. Et puis on est allé au parc où on a joué toute l'après-midi.
Syd : C'est bien ma grande - Sydney semble ailleurs -
V : Mon ange, tu ne veux pas aller jouer dans ta chambre ?
I : D'accord papa - Isabelle va dans sa chambre -
V : Syd ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Syd : Rien, ça va - Vaughn s'approche d'elle et la regarde dans les yeux -
V : Ma chérie, je suis paraplégique, pas aveugle !
Syd : Vaughn !
V : Je vois très bien que quelque chose ne va pas. Tous les deux on sait quand l'autre a un problème.
Syd : … Ca fait maintenant une semaine que j'évite John.
V : Pourquoi ?
Syd : Je ne sais pas comment réagir. Je ne le connais même pas !
V : Il serait peut-être temps de faire connaissance, tu ne crois pas ?
Syd : Je ne sais pas.
V : Ecoute, tu n'as qu'à l'inviter à dîner. Comme ça, tu ne seras pas seule avec lui.
Syd : …
V : Bon, je t'assure que si ça se passe mal, je m'occuperai personnellement de le mettre dehors à coup de pied aux fesses ! - Sydney laisse échapper un sourire - Je préfère ça.
I : (de sa chambre) Papa ! C'est l'heure du bain. Tu viens ?
V : Tu n'as qu'à commencer à te déshabiller, j'arrive mon ange !
Syd : Et bien, tu as la côte !
V : Je dois t'avouer que malgré mon handicap, ce qui est arrivé a ses avantages : je suis plus disponible pour vous trois.
Syd : Pourquoi n'appelles-tu jamais Isabelle par son prénom ?
V : Pour la même raison que tu m'appelles Vaughn et non Michael depuis 11 ans qu'on se connaît ! - On sonne à la porte - J'y vais - Il va ouvrir - Syd, ton élève est arrivé !
W : Salut !
Syd : Salut.
V : Sydney va commencer. Je dois m'occuper d'Isabelle puis je viendrai prendre le relais. Ca te va ?
W : C'est super, à tout à l'heure.


Chapitre 45 : Exécution infructueuse

Maison Dixon, environ L.A.

Il est tard et Dixon est chez lui. Il s'assied sur la terrasse tout en buvant un whisky. C'est alors que Sloane s'assied face à lui. Il n'en croit pas ses yeux ; Le meurtrier de sa femme est là, devant lui :
S : Bonsoir Marcus. Si je suis venu ce soir, c'est pour que nous fassions la paix.
D : Je vous demande pardon ?
S : Oui. Arrêtons de jouer au chat et à la souris. Tout ce qui m'importe aujourd'hui, c'est de vivre tranquille avec ma fille. Il n'y a rien de mieux que la famille - Dixon ne dit rien tout en fixant Sloane - En parlant de famille, vos enfants doivent être grands à présent. Ils sont ici ?
D : Non, et ça tombe bien.
S : Pourquoi ça ?
D : Parce que je n'aurai pas voulu qu'ils voient leur père abattre un homme !
Dixon sort alors son arme et tire sur Sloane, en plein cœur. Ce dernier n'a même pas le temps de réagir. Dixon prend son pouls. Rien. Il rentre pour prendre son téléphone. Il commence à composer un numéro tout en se dirigeant vers la terrasse. Mais Sloane n'est plus là. Il se retourne quand ce dernier l'assomme. Dixon est à terre, sonné. Son arme a glissé juste aux pieds de Sloane :
S : J'espère qu'un jour vous me pardonnerez, tout comme je vous ai pardonné pour la mort d'Emilie.
Sloane s'en va tandis que Dixon perd conscience.


Chapitre 46 : Le dîner

Maison Vaughn, L.A., le lendemain soir

John doit venir dîner ce soir. Sydney est anxieuse. Vaughn fini de mettre la table avec Isabelle tout en observant Sydney du coin de l'œil. Il s'approche et la prend par la taille. Naturellement, Sydney s'assied sur les genoux de Vaughn et pose sa tête dans le creux de son épaule :
V : Ca ne sert à rien de t'angoisser de cette façon.
Syd : C'est plus fort que moi.
V : Ecoute, au cas où ça se passe mal, j'ai fait poster des snipers un peu partout.
Sydney fait un petit sourire. On sonne à la porte. Elle se relève illico. Vaughn va ouvrir. John est là, en costume sombre, une bouteille de vin à la main :
Jo : Bonsoir, j'espère ne pas être en retard.
V : Pile à l'heure.
Jo : Tenez, j'ai jugé bon d'apporter une bouteille de vin.
V : Bien ! Je sens qu'on va en avoir besoin. Mais entrez, je vous en prie - Isabelle arrive - John, je vous présente notre fille Isabelle. Mon ange, je te présente John, le frère de ton grand-père Jack.
I : Bonsoir. Tu ressembles beaucoup à grand-père !
Jo : (à Syd) Mais je croyais qu'elle ne l'avait pas connu ?
I : C'est vrai mais maman me montre souvent des photos de grand-père Jack.
Jo : Je comprends mieux !
V : Je vous en prie, prenez place. Je vais chercher des rafraîchissements - Vaughn se dirige vers la cuisine -
I : Maman, je peux retourner jouer dans ma chambre ?
Syd : Oui bien sûr ma chérie. Nous t'appellerons quand le dîner sera prêt - Isabelle s'en va -
Jo : Elle est adorable.
Syd : Oui, c'est vrai - Un ange passe -
Jo : Ta décoration est sympathique.
Syd : C'est le genre de déco que papa détestait.
Jo : En effet, Jack était d'un style plus… classique - Vaughn revient -
V : Tenez.
Jo : Merci.
V : Syd ?
Syd : Merci.
Jo : Monsieur Vaughn, je tiens encore à m'excuser pour mon attitude…
V : Mr Bristow, êtes-vous sûr d'être le frère de Jack ? Car jusqu'ici, je n'ai pas l'impression que vous vous ressembliez point de vue caractère.
Jo : Il est vrai que Jack et moi ne voyions pas les choses de la même façon.
Le repas se passe plutôt bien. Le dessert est servit :
I : John, est-ce que tu peux me parler de grand-père ? Je l'ai pas connu mais je veux en savoir plus sur lui - John regarde Sydney, elle acquiesce -
Jo : Et bien ton grand-père était généreux, honnête, discret, fidèle mais aussi très mauvais perdant. Et pour lui, sa famille comptait plus que tout.
I : Comme papa et maman !
Jo : Exactement. Je pense, non je sais, qu'il a été fier d'être ton grand-père.
Syd : Tu sais, ton premier sourire c'est à ton grand-père que tu l'as fait !
I : C'est vrai ?
Syd : Oui. Il t'aimait beaucoup.
V : Tu as vu l'heure mon ange ! Il est tard. Dis au revoir à John et je vais te coucher.
I : Au revoir John - Elle se lève et l'embrasse -
Jo : A bientôt et bonne nuit.
I : Merci. Papa ?
V : Oui.
I : Tu peux m'emmener avec ton fauteuil ?
V : Allez, grimpe - Il se dirige vers Sydney avec Isabelle sur les genoux -
I : Bonne nuit maman.
Syd : Bonne nuit ma chérie.
V : Tu es bien accrochée ?
I : Oui.
V : Alors allons-y - Vaughn part à toute vitesse, ce qui amuse Isabelle -
Jo : Vaughn à l'air d'être un bon père et je n'ai pas de peine à imaginer que tu es une mère formidable.
Syd : Merci - Silence - Pourquoi n'es-tu jamais venu me voir ? Pourquoi je ne connaissais même pas ton existence ?
Jo : Lorsque Jack a épousé Laura, enfin Irina, j'ai sentit dès le début que quelque chose ne tournait pas rond.
Syd : Papa ne t'a pas cru.
Jo : En effet. J'ai essayé de le dissuader de se marier. Mais Jack ne supportant plus mes suspicions, m'a chassé de sa vie en me disant qu'il n'avait plus de frère. Je me suis donc fait muté en Europe centrale suite à cela.
Syd : Et quand il s'est aperçu que tu avais raison ? Il n'est pas revenu sur sa décision ?
Jo : Tu sais quand ton père avait une idée en tête, il était très difficile de le faire changer d'avis. C'était un Bristow ! Et puis il avait sa fierté. Ensuite Isabelle est née et Jack est décédé. J'ai longuement réfléchit si je devais m'immiscer dans ta vie. J'ai repensé à Jack et je me suis dit que la vie était trop courte. Mais sache que je me suis toujours débrouillé pour garder un œil sur vous. Mais ce n'est pas pour autant que je te connais. C'est pour ça que je suis revenu.
Sydney reste pensive face à ces révélations.


Chapitre 47 : L'enlèvement

San Francisco, la nuit, 3 semaines plus tard

Bradley Moore, virologue réputé, entre chez lui après une dure journée de travail. Il est tard et les rues sont vides. Mais dans un moment d'inattention, Bradley renverse un piéton. Il s'arrête donc et va voir l'accidenté. C'est un homme d'une soixantaine d'année. Il prend son pouls. Rien, il est mort. Bradley, sous le choc, ne sait pas quoi faire. Il retourne vers sa voiture pour prendre son portable et appeler les secours. Mais quand il revient, l'homme n'est plus là. C'est alors qu'il ressent une forte douleur dans le cou. C'est le trou noir.
Bradley se réveille avec un énorme mal au crâne. Il est ligoté, dans une pièce vide. C'est alors que la porte s'ouvre. Deux hommes entrent :
B : Oh mon dieu, vous ! Mais vous êtes mort, je vous ai renversé !
S : Ce n'est pas si facile que ça pour moi de mourir.
Des hommes de main arrivent et emmènent Bradley dans la pièce d'à côté. Sark et Sloane le suivent.
B : Un laboratoire ?
S : Dr Moore, vous allez bientôt accomplir quelque chose de grandiose.
Sa : Voici une liste d'éléments en notre possession afin de fabriquer un antidote.
S : La formule permettant la conception de cet antidote sera très prochainement en notre possession. En attendant, veuillez nous faire une liste du matériel nécessaire. De plus, je voudrai que vous regardiez ce dossier médical - Il le lui donne - Donnez-moi votre avis.
B : (en regardant le dossier) Je suis désolé mais c'est sans espoir.
S : Rien n'est impossible mon ami, et vous allez en fabriquer la preuve.
B : Et pourquoi je vous aiderai ?
S : Julian, je compte sur vous pour motiver le Dr Moore. Pendant ce temps, je m'occupe de la prochaine étape.
Sa : Je m'y mets tout de suite.
Sloane sort de la pièce. On entend alors les hurlements de Bradley.


Chapitre 48 : La décision de Vaughn & la quête de Sloane

Maison Vaughn, L.A., matin

Sydney se réveille. Elle s'aperçoit que Vaughn n'est pas là. Elle se lève, Jack émet quelques bruits, mais il n'y a aucune trace de Vaughn ni d'Isabelle. Elle regarde l'heure : il est 8h30. C'est alors que la porte s'ouvre :
V : Hey ! Bonjour ma chérie.
Syd : Bonjour mon cœur.
V : Je voulais t'apporter le petit déjeuné au lit mais j'ai due emmener Isabelle à l'école.
Syd : On n'a pas une nourrice pour ça ?
V : Je lui ai donné son congé… prolongé.
Syd : Que veux-tu dire ?
V : Je vais laisser tomber la CIA et m'occuper d'Isabelle et Jack..
Syd : Tout seul ?
V : Oui, qu'en penses-tu ?
Syd : Je pense que tu as l'air heureux et c'est ça qui est important.
V : Bien, nous sommes d'accord. Je vais préparer le petit déjeuné - Le portable de Sydney sonne -
Syd : Allô ? Très bien j'arrive - Elle raccroche - Je dois y aller. Quand comptes-tu en parler à Dixon ?
V : J'irai le voir cet après-midi.
Syd : Bien, je vais m'habiller - Elle l'embrasse -

Centre des opérations CIA, L.A.,

En réunion, toute l'équipe est présente :
D : Voici une photo du Dr Bradley Moore. Il a été enlevé cette nuit par Sloane.
Syd : Comment sait-on que c'est Sloane ?
M : Et bien on a retrouvé la voiture du Dr Moore et nous avons identifié une empreinte de Sloane.
Syd : Ca doit avoir un rapport avec Jacquelyn.
D : Bon, je veux que vous repassiez au crible tous les vols perpétrés par Sloane et Sark depuis deux mois. Une nouvelle réunion aura lieu en fin de journée. Je veux des résultats. Au travail !
La réunion est terminée quand le téléphone de Sydney sonne. Elle est à présent seule dans la salle :
Syd : Allô ?
Inst : Mme Vaughn ?
Syd : Oui.
Inst : Je suis l'institutrice d'Isabelle. Je vous appelle car votre mari devait venir la chercher mais il a trente minutes de retard. Est-ce qu'exceptionnellement je mets Isabelle à la cantine ?
Syd : (intriguée) Heu… oui, s'il vous plait - Elle raccroche et appelle le portable de Vaughn - Allez Vaughn, répond ! - Quelqu'un décroche - Allô, Vaughn, où es-tu ?
? : Vaughn n'est pas disponible actuellement.
Syd : Sloane !
S : Il n'arrivera rien à Vaughn si tu me rapportes un artéfact de Rambaldi que le " projet trou noir " détient. C'est le numéro 47. Tu as vingt-quatre heures Sydney.
Syd : (bouleversée) Je veux parler à Vaughn - Silence -
V : Syd ?
Syd : Vaughn, tu vas bien ?
V : Syd, je t'aime et dit aussi à Isabelle que je l'aime.
Syd : Michael !
S : Vingt-quatre heures Sydney.
Sloane raccroche. Elle a tellement peur de ce qui peut arriver à Vaughn. Elle va alors dans son bureau et commence à faire des recherches sur le fameux artéfact. Ca ressemble à une loupe, tout ce qu'il y a de plus banal. Pendant qu'elle réunit des informations, John entre dans son bureau :
Jo : Sydney ?
Syd : Oh, John, tu m'as fait peur. Mais que fais-tu là ?
Jo : A chaque fois que quelqu'un extérieur à mon service se connecte au projet, j'en suis immédiatement averti. Pourquoi t'intéresses-tu aux objets de Rambaldi ?
Syd : C'est personnel - John, s'assied à côté d'elle -
Jo : Sydney, malgré les différences que j'avais avec mon frère, nous avions au moins une chose en commun : le sens de la famille.
Syd : Serais-tu prêt à trahir l'agence pour moi ?
Jo : Oui - Silence -
Syd : Alors voilà, Sloane a enlevé Vaughn et je dois lui apporter l'artéfact numéro 47 avant demain, sinon…
Jo : Très bien. Je peux essayer de récupérer l'artéfact mais ça risque d'être tout de même difficile car bien que j'ai le commandement de ce projet, je n'ai pas accès aux objets. Avec les vols qui ont eu lieu à l'époque de Sloane, la sécurité a été plus que renforcée.
Syd : Dans ce cas, le seul à pouvoir nous aider est Marshall.
Sydney et John se rendent dans le bureau de Marshall auquel ils expliquent le problème :
Syd : Alors Marshall ?
M : Si je peux rendre à Isabelle son père, je n'hésite pas une seconde.
Jo : Bien. Le seul endroit où l'on peut avoir tous les accès est la salle des serveurs informatiques. Le système d'alarme concernant la pièce des artéfacts est divisé en trois : une alarme sur le sol, une sur l'acoustique et enfin une sur les objets eux-mêmes.
M : Je peux avoir accès à la vidéosurveillance mais je ne pourrai désactiver qu'une alarme sur les trois sinon ça éveillera les soupçons de la sécurité.
Syd : Comment procédons-nous pour avoir accès à la pièce des artéfacts ?
M : J'ai besoin de pirater leurs serveurs.
Jo : C'est impossible à distance.
M : Je sais mais grâce à cette clé USB qu'on connecte sur un ordinateur avec accès non restreint, je pourrais avoir accès à leur système de sécurité. Le hic, c'est que son autonomie est de cinq minutes.
Jo : Je peux m'en occuper.
Syd : Mais comment allons-nous garder le contact s'il y a une alarme acoustique ?
M : C'est là que ma dernière petite trouvaille va te servir.
Syd : Une oreillette ?
M : (parlant fort) C'est plus que ça. Regardez, il suffit de l'activer en appuyant là et…
Au moment où Marshall a activé l'oreillette, plus un son ne se fait entendre. Marshall désactive alors l'appareil.
M : (parlant toujours fort) … donc vous voyez…
Syd : Marshall, inutile de crier.
M : Oui, désolé. Donc quand elle est activée, aucun son ne peut circuler dans la pièce.
Syd : Mais comment communiquer si le son ne passe pas ?
M : Et bien nous ne pourrons pas t'entendre mais tu pourras écouter nos instructions.
Jo : Nous sommes donc d'accord. On organise cela pour ce soir.


Chapitre 49 : L'autre facette de Jacquelyn

Laboratoire de Sloane, San Diego

Vaughn est dans une pièce et tourne en rond. La porte s'ouvre. Deux hommes entrent. L'un d'eux pose une chaise. Puis ils se jettent sur Vaughn et le traînent jusqu'à la chaise. Ils lui enlèvent sa chemise puis le ligotent. Les hommes s'en vont et une jeune femme entre :
? : Bien. Savez-vous qui je suis ?
V : J'imagine que vous ne pouvez être que Jacquelyn.
J : Vous êtes plus malin que je le pensais. Mais vous avez fait des erreurs et vous allez devoir les payer.
V : Des erreurs vous concernant ?
J : Vous n'auriez pas du toucher l'homme que j'aime.
V : L'homme que vous… Sark ! Que c'est pathétique.
J : Julian a peut-être obtenu sa vengeance en vous rendant paraplégique mais ce que vous méritez c'est la mort !
V : Mais vous êtes malade ma parole ! En même temps, je n'en attendais pas moins de la fille de Sloane.
Jacquelyn sort alors un petit flacon.
J : C'est de l'acide chlorhydrique. Je veux t'entendre hurler !
Elle renverse une petite quantité sur le torse de Vaughn. Ce dernier hurle de douleur. La porte s'ouvre alors :
S : Oh mon dieu, Jacquelyn, qu'as-tu fais ?
J : Oh papa, j'ai la tête qui tourne, je ne me sens pas bien.
S : Dans ce cas, tu devrais aller te reposer - Jacquelyn sort - Garde !
G : Oui monsieur.
S : Faites en sorte que l'on soigne Mr Vaughn.
G : Bien monsieur - Le garde sort -
Sloane reste là devant un Vaughn sonné par la douleur. Il est bouleversé d'avoir trouvé sa fille entrain de torturer un homme.


Chapitre 50 : Le vol de la clé

Entrepôts " projet trou noir ", Sacramento

Marshall est dans son bureau afin de coordonner le vol de l'artéfact. John, de son côté, entre dans les locaux du " projet trou noir ". Il se dirige vers la salle des serveurs informatiques. Il essai de trafiquer le digicode :
? : Mr Bristow ? - John se retourne illico -
Jo : Oui Margaret.
Ma : Tenez, il me faut votre signature sur ces documents.
Jo : Voilà. Mais que faites-vous encore là à une heure si tardive ?
Ma : A vrai dire, je vous attendais pour ces documents. Et vous ?
Jo : Je ne vais pas tarder. Passez une bonne soirée - Elle part -
M : C'était moins une Monsieur…
Jo : Mon nom de code est BlackBird. C'est compris Merlin ?
M : Oui BlackBird.
Jo : Ca y est, j'ai réussit à entrer.
Quant à Sydney, elle se fait passer pour une femme de ménage dans l'attente que Marshall ait le contrôle de la vidéosurveillance. Elle entre dans un local d'entretien qui se trouve juste à côté de la pièce des artéfacts. Pendant que John branche la clé, Sydney met en marche le brouilleur acoustique. Afin d'accéder à la pièce des artéfacts, Sydney passe par un conduit d'aération. Elle arrive au-dessus de la pièce en question. Elle passe un harnais. Sydney s'apprête à descendre :
M : Très bien. Tout est clair. Vas-y Phoenix, il te reste trois minutes et trente secondes.
Sydney commence à descendre.
M : L'alarme sur les objets est désactivée. Trois minutes !
Sydney s'installe juste au-dessus de l'artéfact. Elle découpe la vitre autour de l'objet. Elle le récupère et s'apprête à remonter quand le harnais reste bloqué.
M : Deux minutes Phoenix !
John reste en stand-by à la salle des serveurs quand un informaticien entre :
Info. : Mais que faites-vous là ? Cet accès est réservé - Il ne semble pas avoir vu la clé USB -
John, afin de cacher la clé, se lève et se met dos à l'ordinateur.
De son côté, Sydney essaie toujours de remonter dans les conduits d'aération pour ne pas apparaître sur la vidéosurveillance. Ceci déclencherait immédiatement l'alarme. Marshall, quant à lui, angoisse :
M : Quatre-vingt dix secondes Phoenix !
Jo : (à l'informaticien) Je suis ici pour effectuer une visite de contrôle. Et je me suis rendu compte que la sécurité est loin d'être au point. Savez-vous qui je suis ?
Info. : Non, mais…
Jo : Je suis John Bristow. Autrement dit, je suis votre responsable hiérarchique.
Info. : Oui monsieur, mais…
Jo : Trouvez-vous normal que je puisse entrer dans cette pièce ?
M : Trente secondes ! - Sydney se débat toujours avec le harnais -
Jo : Je me demande si je vais en référer au conseil de sécurité…
Info. : Ce n'est peut-être pas nécessaire.
M : Dix secondes !
Jo : Bon, disons que pour cette fois ça ira.
M : 3…2…1…0 !
Jo : A présent je vais vous laisser - Il retire discrètement la clé USB -
Info. : Merci monsieur.
L'informaticien jette un coup d'œil. Tout semble normal.
Jo : Et que ça ne se reproduise pas !
John sort du bâtiment. Il y retrouve Sydney :
Syd : J'ai l'artéfact.
Jo : Bien joué.
M : Ne me refait plus jamais ça ! J'ai faillit avoir une crise cardiaque !


Chapitre 51 : Instructions

Maison Vaughn, L.A.

Au petit matin, Sydney fait les cents pas quand son téléphone sonne :
Syd : Allô ?
S : Sydney, ça s'est bien passé ?
Syd : Comment procédons-nous pour l'échange ?
S : Tu vas placer l'artéfact dans une boîte hermétique et antichoc puis tu la déposeras dans une poubelle publique à l'angle de la 5ème avenue et Percing Square.
Syd : Vaughn sera sur place ?
S : Une fois que nous aurons vérifié l'authenticité de l'objet, nous te rendrons Vaughn.
Syd : Non, ça ne marche pas comme ça ! Vous le voulez votre artéfact ?
S : Sydney, je ne voulais pas en arriver là mais puisque tu insistes : comment veux-tu retrouver Vaughn ? Vivant ou mort ?
Syd : Non !
S : Dois-je te rappeler que si ton père est mort, c'est à cause de toi ? Tu as fait le mauvais choix et ça l'a tué Sydney ! Tout est une question de choix. Tu veux qu'Isabelle grandisse sans son père, c'est ça que tu veux ?
Syd : (en sanglots) Non…
S : Bien, alors on procède comme je te l'ai dit. Fais-moi confiance.
Sydney raccroche. Elle est bouleversée. Comment pourrait-elle faire confiance à l'homme qui a tué tous les êtres qu'elle aimait : Danny, Fran, Nadia et Jack. Elle ne voulait pas la même issue pour Vaughn.
Une heure plus tard, Sydney met la boîte dans la poubelle et s'en va. Elle rejoint John dans une planque permettant de voir qui va récupérer la boîte. Au bout d'une demi-heure, toujours personne. C'est alors que John pense à quelque chose. Il sort de la planque et se dirige vers la poubelle. Sydney le suit. John approche de la poubelle et la soulève. Ils constatent que le sol est troué en dessous. La boîte a disparu :
Syd : Oh mon dieu ! Comment allons-nous faire ? - Son portable sonne - Allô !
S : Je vois que tu as tenu parole : l'artéfact est authentique.
Syd : Où est Vaughn ?
S : Je peux te promettre que tu ne le regretteras pas. A bientôt - Il raccroche -
Syd : Sloane, où est Vaughn ? Sloane ? Allô ? Non ! Non !
Sydney tombe en larmes. John la prend dans ses bras.


Chapitre 52 : Le futur incertain de Vaughn

Laboratoire de Sloane, San Diego

Depuis la visite de Jacquelyn, Vaughn est attaché sur un lit. La pièce dans laquelle il est ressemble à une chambre d'hôpital. Il ne les connaît que trop. La porte s'ouvre. Deux hommes poussent un lit qu'ils mettent à côté de Vaughn. Jacquelyn est dessus. Elle a l'air vraiment faible. Sloane entre :
V : Qu'est-ce que je fais ici ? Vous allez me tuer, c'est ça ?
S : Pourquoi dites-vous ça Vaughn ? Ne vous ai-je pas épargné la dernière fois ?
V : Vous vous foutez de moi ! Vous n'auriez peut-être pas due car dès que j'en aurai l'opportunité, je n'hésiterai pas une seconde à vous tuer !
S : Vous pouvez ! Mais le problème, c'est que je ne peux pas mourir !
V : Je ne parierai pas là-dessus, Sloane. Faites-moi confiance.
S : Si vous le dites. Néanmoins, vous aurez les réponses à vos questions d'ici deux heures.


Chapitre 53 : Comment trouver Vaughn ?

Maison Vaughn, L.A., deux heures plus tard

Sydney est chez elle, seule. C'est alors que Will arrive :
W : Syd ? Comment vas-tu ? John m'a expliqué…
Syd : Oh, Will - Elle se jette dans ses bras - Ils ont Vaughn ! On ne sait pas où il est !
W : Vous avez essayé le portable de Vaughn ?
Syd : Oui.
W : Et sa chevalière, celle qui nous a permis de le retrouver la première fois ?
Syd : Marshall a déjà essayé. Ils ont due la neutraliser. Mais attends… Oh Will, tu es un génie !
W : Ah oui ?
Syd : Viens, on doit voir Marshall maintenant !

Centre des opérations CIA, Bureau de Marshall

Syd : Marshall, où a été retrouvée la voiture de Bradley Moore ?
M : Sur Queen Avenue, pourquoi ?
Syd : Il y a des caméras aux feux d'intersection ?
M : En effet.
Syd : Alors on doit pouvoir suivre le véhicule dans lequel a été enlevé Moore.
M : Donnez-moi une petite seconde, je regarde. Alors, ils sont partis par là, ensuite ils ont pris l'autoroute, puis…
Syd : Marshall !
M : Oui, j'y arrive… Ca y est : un entrepôt dans la zone sud de San Francisco.
Syd : (en partant) Merci Marshall ! Prévenez Dixon, on reste en contact.


Chapitre 54 : Le résultat de l'antidote

Planque de Sloane, San Francisco

Sloane apporte des résultats médicaux au Dr Moore :
B : Comment est-ce possible ? Le patient est guérit alors que son état était incurable.
S : Alors l'antidote fonctionne ?
B : Disons qu'il guérit mais le coma et la fièvre sont les effets secondaires.
S : Oui, mais on peut les éliminer ?
B : Après des analyses, probablement. Il me faut plus de temps.
Sydney, Will et John entrent alors dans l'entrepôt.
Syd : Base, nous entrons dans le bâtiment.
M : Phoenix, nous avons constaté qu'il y a six personnes dans le bâtiment, dont quatre en mouvement.
Syd : Reçu, nous continuons.
D : Bien mais soyez prudent. Sloane est peut-être encore là.
M : Phoenix, un hélicoptère arrive sur le toit. Mis à part vous, il ne reste plus que deux personnes. Les autres se sont enfuies. Les deux restantes sont dans la même pièce. Vous y êtes presque.
Ils entrent alors dans la pièce. Sydney est horrifiée : Vaughn est là, sur un lit, tremblotant de fièvre.
Syd : Vaughn !
Jo : Ici BlackBird. Envoyez une équipe médicale d'urgence. L'agent Vaughn est mal au point.
D : BlackBird, les secours arrivent.
Syd : Je n'arrive pas à le réveiller. Vaughn ? Michael ? Mon amour - Elle passe sa main sur son front brûlant puis sur sa joue - Il a une forte fièvre.
W : J'ai un autre homme ici. Il est touché par balle, dans le thorax.
Jo : (en s'approchant de l'homme) Vous êtes Bradley Moore ?
B : … oui…
Jo : Il commence à perdre conscience. Bradley… Restez avec moi ! C'est Sloane qui vous a fait ça ?
B : (difficilement) Oui.
Jo : Qu'a-t-il fait à l'agent Vaughn, l'homme qui est ici. Qu'est-ce que Sloane lui a fait ?
B : L'an… L'ant…
Jo : Quoi ?
B : L'antidote - Il ne respire plus -
W : C'est fini. Bradley Moore est mort. Je répète, Bradley Moore est mort.
D : Reçu.
Sydney, quant à elle, reste le regard bloqué sur Vaughn.
Syd : Ca va aller Vaughn, je suis là.


Chapitre 55 : Les conséquences de l'antidote

Hôpital militaire, L.A.

Cela fait maintenant une heure que Sydney attend des nouvelles de Vaughn quand le médecin arrive :
Syd : Alors, comment va-t-il ?
Med : Et bien, suite à des analyses de sang, nous avons bien constaté qu'une substance inconnue lui a été injectée. Mais nous n'arrivons pas encore à déterminer sa nature ou même sa composition.
Syd : Mais est-ce qu'il est réveillé ?
Med : Il est actuellement dans le coma. De plus, nous essayons de baisser la fièvre. Mais la fièvre l'affaiblit considérablement. Si la fièvre ne tombe pas d'ici quelques jours…
Syd : Je veux le voir.
Med : Suivez-moi.
Le médecin amène Sydney dans la chambre de Vaughn. Il la laisse. Sydney entre. Vaughn est allongé, en sueur, pâle comme la mort. Sydney s'assied sur le lit et fait glisser son pouce sur un sourcil de Vaughn. Elle sait que ce geste le rassure et le calme. Elle le répète donc dans l'espoir de l'apaiser.

Dans la salle d'attente, Will et John attendent des nouvelles de Vaughn quand une infirmière arrive :
Inf : Messieurs Bristow et Tippin ?
Jo : Oui.
Inf : Mme Vaughn m'a demandé de vous prévenir de l'état de son mari.
W : Nous vous écoutons.
Inf : Mr Vaughn est actuellement dans le coma avec une forte fièvre. Les médecins essaient de déterminer la substance qu'on lui a injectée. Mme Vaughn est dans la chambre de son mari.
W : Merci madame - L'infirmière s'en va - Le coma. Ce n'est pas bon signe - Silence - Quelque chose nous échappe.
Jo : Reprenons. Sark et Sloane ont volé des protéines, une bactérie et autres tout au long de ces deux derniers mois.
W : Apparemment, ce qui en résulte est un " antidote " mais pour quoi ?
Jo : Nous pensions que c'était pour la fille de Sloane. Nous avons d'ailleurs retrouvé un dossier médical qu'ils ont oublié dans leur fuite. Il concerne une femme. Alors pourquoi l'avoir inoculé à Vaughn ? Cela n'a fait que le mettre dans le coma et lui donner une forte fièvre… Vaughn devait être un cobaye.
W : Mais il n'était pas malade - Un ange passe - Vous avez dit que Sloane avait volé une bactérie ?
Jo : C'est exact.
W : Quelle est cette bactérie ?
Jo : Elle est à l'origine de la grippe tropicale.
W : Bon dieu, c'est ça ! Docteur ? - Le médecin passe - Docteur ?
Med : Mais qui êtes-vous ?
Jo : (en montrant sa carte) Nous sommes des agents fédéraux. Nous accompagnons l'agent Vaughn.
Med : Qu'y a-t-il ?
W : Docteur, quels sont les symptômes de la grippe tropicale ?
Med : Et bien tout d'abord une forte fièvre puis un sommeil profond.
Jo : Se peut-il que ce sommeil profond se transforme en coma ?
Med : Si c'est une forme particulièrement virulente de la maladie et bien, on peut l'envisager. Pourquoi ?
W : Nous pensons que c'est ce dont souffre l'agent Vaughn.
Med : Nous l'aurions vu lors des analyses de sang.
Jo : Voudriez-vous revérifier ? Il en va de la vie d'un homme.
Med : Si vous insistez. Mais je vous redis que nous nous en serions aperçus.
W : Docteur ?
Med : Oui.
W : On guérit de la grippe tropicale ?
Med : S'il n'est pas traité à temps, le sujet peut mourir.

Une heure plus tard dans la chambre de Vaughn. La fièvre n'est pas tombée, bien au contraire. Vaughn à l'air de plus en plus faible. C'est alors que son rythme cardiaque commence à s'accélérer. Le médecin entre dans la chambre :
Med : Je vais lui injecter le traitement pour la grippe tropicale.
Syd : Vous croyez que ça va marcher ?
Med : Vos amis m'ont convaincu de rechercher cette maladie dans les analyses de sang de votre mari. Lors des premières analyses, elle n'était pas perceptible. Mais maintenant, nous savons que c'est de ça que souffre votre mari. J'espère juste qu'il est encore temps. La nuit risque d'être longue.


Chapitre 56 : Guérison inespérée

Hôpital militaire, L.A.

Au milieu de la nuit, Sydney s'est assoupie sur le coin du lit. Elle tient la main de Vaughn dans la sienne. C'est alors qu'elle sent des caresses sur sa joue. Seule une personne lui provoque de tels frissons au contact de sa peau. Elle ouvre les yeux. Vaughn est réveillé et pose sa main sur sa joue.
Syd : Oh mon dieu, Vaughn ! - Elle s'assied sur le lit - Comment te sens-tu mon amour ?
V : J'ai l'impression d'avoir fait un marathon.
Syd : Que s'est-il passé ?
V : Et bien Sloane m'a injecté un " antidote ", c'est ce qu'il m'a dit. Il m'a aussi dit que je le remercierai plus tard. Ensuite, c'est le trou noir.
Syd : Tu es tombé dans le coma. Tu avais aussi une forte fièvre. Et puis Will et John se sont souvenus que Sloane avait volé la bactérie de la grippe tropicale. Le médecin craignait que le traitement ne te soit injecté trop tard - Elle commence à sentir les larmes couler sur ses joues -
V : Je suis là maintenant. On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement - Machinalement, Sydney caresse affectueusement Vaughn le haut de sa cuisse -
Syd : Je n'ai pas encore prévenu Amélie et Isabelle d'ailleurs…
V : Arrête ça je t'en prie, ça chatouille !
Vaughn vient de réaliser ce qu'il vient de dire. Ils se regardent dans les yeux.
Syd : Mais comment … ? Tu peux bouger tes jambes ?
Vaughn essaie et réussit à bouger ses orteils.
V : Syd !
Syd : Je vais chercher le médecin.
Sydney revient quelques minutes plus tard avec le médecin. Ce dernier ayant consulté le dossier médical de Vaughn, a peine à croire ce que Sydney lui a dit.
Med : Bon, je vais juste vous faire des examens de base - Il sort une petite aiguille - Vous sentez ça ?
V : Oui.
Med : Vraiment ? - Il s'approche de ses pieds - Et là ?
V : Oui.
Med : Bon, nous allons faire des examens plus poussés. Mme Vaughn, je vous prierai d'attendre votre mari ici, nous l'emmenons en radiologie.
Syd : Il est hors de question que je laisse mon mari.
Med : Mais…
V : Je serai vous, je l'écouterai. Faites-moi confiance !
Au petit matin, Sydney est avec Will et John. Elle leur explique que Vaughn va beaucoup mieux et qu'ils attendent ses résultats. Will et John repartent donc. Sydney se dirige dans la chambre de Vaughn quand elle le trouve debout, face à la fenêtre.
Syd : Vaughn ! - Il se retourne -
V : Tu sais que j'ai mis quinze minutes pour me lever !
Syd : C'est normal - Vaughn fait difficilement quelques pas - Ne vas pas trop vite.
Vaughn s'arrête subitement. Sydney, le voyant vaciller, se précipite vers lui et le rattrape à temps.
Syd : Qu'est-ce qu'il y a ?
V : C'est rien. J'ai eu la tête qui tournait.
Syd : Tu dois te reposer.
V : Non, Syd…
Syd : Je te signale qu'il y a une dizaine d'heures, tu avais la grippe tropicale et tu étais paraplégique. Tu ne peux pas tout guérir en une nuit !
V : Tu as raison - Il s'allonge, le médecin entre -
Med : Monsieur Vaughn, j'ai parlé au médecin qui vous avait soigné en Suisse et nous sommes tombés d'accord : vous êtes un miraculé.
Syd : C'est le spécialiste !
V : Que disent mes analyses ?
Med : Et bien votre moelle épinière est entrain de se… régénérer.
Syd : Est-ce que ça veut dire qu'il va remarcher ?
Med : Oui.
Syd : Oh mon dieu - Elle embrasse Vaughn -
V : Ma mobilité va revenir au bout de combien de temps ?
Med : Et bien, vos muscles n'ont pas " fonctionné " pendant deux mois, ils se sont donc légèrement atrophiés. Il va falloir du temps et de la rééducation. Mais vu votre solidité, je dirai que c'est une affaire de quelques semaines.
Syd : Merci docteur.
V : Quand pourrais-je sortir ?
Med : D'ici deux ou trois jours.
V : Je préfèrerai dans la journée.
Med : Monsieur Vaughn, vous rendez-vous compte que vous avez encore frôlé la mort ?
V : Je sais mais ma famille me manque, je veux rentrer chez moi.
Syd : Je veillerai sur lui.
Med : Bon, deux contre un, j'abandonne. Vous sortirez dans l'après-midi. Mais attention. Il vous faut du repos, c'est compris ?
V : Oui.
Med : Bon, je vais préparer vos papiers de sortie. D'ici là, restez calme et dormez un peu.

En milieu d'après-midi, une infirmière vient chercher Vaughn pour sa sortie d'hôpital en fauteuil roulant :
V : Je n'en ai plus besoin, merci. Je vais me débrouiller.
Inf : C'est le règlement monsieur.
Syd : Allez, Vaughn. Ne fais pas l'enfant.
V : Bon d'accord.
Syd : Tu n'as qu'à te dire que c'est la dernière fois.
L'infirmière, suivie de Sydney, emmène Vaughn à la sortie de l'hôpital. Il se met difficilement debout. Sydney vient l'aider. Il passe son bras par-dessus son épaule. L'infirmière lui donne une canne. Sydney repart donc de cet hôpital avec Vaughn, debout à ses côtés.


Chapitre 57 : La joie d'Isabelle

Maison d'Amélie Vaughn, L.A.

Sydney est devant la porte et sonne. Amélie ouvre :
Syd : Bonjour Amélie, vous allez bien ?
A : Moi oui mais Michael ?
Syd : Il va très bien. Il est juste un peu fatigué mais il viendra vous voir d'ici quelques jours. Vous serez agréablement surprise. Isabelle est là ?
A : Bien sûr. Isabelle ! Ta maman est là, elle vient te chercher.
I : Maman ! - Elle se jette dans ses bras - Tu m'as manqué !
Syd : Toi aussi ma puce. Viens, on va voir papa à la maison. Merci et à bientôt Amélie.
A : Embrassez Michael de ma part.
Syd : Je n'y manquerai pas.
I : Au revoir mamie.
Sydney récupère Jack et Isabelle, puis retourne chez elle. En entrant :
I : Où est papa ?
Syd : Il doit être sur la plage. Va voir.
Isabelle se précipite donc sur la terrasse qui surplombe la plage. C'est alors qu'elle voit son père, sur la plage, debout, les pieds dans l'eau face à la mer. Elle court vers lui. Vaughn lâche sa canne et prend Isabelle dans ses bras :
I : T'as plus ton fauteuil ?
V : Non mon ange - Sydney approche -
Syd : Tu n'es pas censé te reposer ?
V : Tu me connais !
Syd : Oh que oui !
I : Mais alors on fera plus la course avec ton fauteuil ?
V : Non, mais je pourrais faire ça !
Vaughn prend alors sa fille à bout de bras vers le ciel. Sydney les rejoint avec Jack dans ses bras.


Chapitre 58 : Le vrai visage de Jacquelyn

Maison Sloane, Andalousie, une semaine plus tard

Sloane est sur la terrasse. Il compose un numéro de téléphone :
S : Il est sain et sauf, n'est-ce pas ?
Syd : Sloane !
S : Ne t'ai-je pas dit que tu me remercierais ?
Syd : Ne comptez pas dessus !
S : Pourquoi es-tu si cruelle ?
Syd : Je vais vous retrouver et on réglera ça ensemble - Vaughn prend le téléphone -
V : Sloane ?
S : Vaughn ! Comment vous portez-vous ?
V : Vous allez regretter d'avoir mêlé ma famille à votre quête de Rambaldi - Vaughn s'isole -
S : Mr Vaughn, vous devriez m'être reconnaissant !
V : Mais bien sûr ! D'ailleurs, pour vous remercier, je vais vous faire une révélation que j'ai découverte et qui devrait vous intéresser.
S : Je vous écoute.
V : Vous n'êtes pas si immortel que ça. Je me suis renseigné, mais j'en ai déjà trop dit - Il raccroche -
Sloane est abasourdi, confus. Mais cette confusion disparaît car il est heureux que Jacquelyn soit guérit. Il se dirige vers son bureau et prend alors une photo d'Emilie dans sa main :
S : Tu serais tant heureuse de voir notre fille vivante et en bonne santé. Je compte bien rattraper le temps perdu - Jacquelyn entre dans le bureau - Ma chérie ! Tu as meilleure mine. Tu es si belle ! Ainsi, nous avons la preuve que " l'antidote " peut s'adapter à toutes les maladies ou handicap puisque Vaughn est lui aussi guérit. J'en ai eu la confirmation depuis.
J : Malheureusement.
S : Pardon ?
J : J'ai pensé à voix haute.
S : Te rends-tu compte que des millions de vies pourraient être sauvées !
J : Mon cher papa ! - Sark entre - Je te remercie pour ce que tu as fait mais je dois me remettre au travail.
S : Mais tu n'as pas besoin de travailler !
J : Arvin. Tu as vraiment cru que j'allais revenir vers toi et couler des jours heureux ?
S : Je ne comprends pas.
J : Alors je vais t'expliquer. A vrai dire, tu dois déjà me connaître ou tout du moins connaître mon travail. Dans le métier, je suis plus connue sous le nom de " la Rose ".
S : Non, ce n'est pas possible. Avant que je sois enterré vivant en Mongolie, " la Rose " était déjà connue pour ses assassinats…
J : Oui, ce nom m'est resté car je laisse toujours une rose sur le lieu des meurtres.
S : Non, ce n'est pas possible, pas ma fille !
Sa : Ce doit être dans les gênes.
J : Bon, nous allons y aller à présent. J'emporte la formule avec moi.
Sa : On y va mon cœur ?
J : A un de ces jours Arvin !
Jacquelyn et Sark s'en vont, laissant Sloane, seul dans son désarroi, sous le choc.


Chapitre 59 : La révélation

Non loin de la maison Vaughn, L.A.

Une voiture est garée à une quinzaine de mètres de la maison Vaughn. John est à la place du conducteur quand quelqu'un monte à l'arrière.
Sydney, Vaughn et Isabelle sortent de la maison pour aller faire une promenade. Sydney et Vaughn poussent le landeau de Jack tout en observant Isabelle qui est juste devant eux. Ils ont l'air heureux, en famille.
Dans la voiture de John :
Jo : Tout à l'air de marcher comme prévu.
? : Sydney te fait-elle confiance ?
Jo : C'est en de bonne voie.
? : Bien. Nous poursuivons donc notre plan.
Jo : C'est vous qui commandez.
John regarde alors dans son rétroviseur la personne qui est à l'arrière de sa voiture : c'est Katya Derevko.


A SUIVRE …